Le candidat républicain Donald Trump est à Washington pour une opération de séduction, deux semaines après sa condamnation

Le candidat républicain Donald Trump est à Washington pour une opération de séduction, deux semaines après sa condamnation
Le candidat républicain Donald Trump est à Washington pour une opération de séduction, deux semaines après sa condamnation

Deux semaines après sa condamnation pénale, Donald Trump se rend jeudi à Washington pour une grande offensive de charme auprès des parlementaires républicains et des chefs d’entreprise.

L’ancien président se rend très rarement dans la capitale fédérale américaine, ville qu’il abhorre et où l’attend un nouveau procès.

Le républicain, candidat à l’élection présidentielle de novembre face au démocrate sortant Joe Biden, est arrivé tôt dans la matinée, le poing levé, à une réunion avec des parlementaires de son parti.

Un petit-déjeuner organisé à deux pas du Capitole, siège du Congrès américain, pris d’assaut par ses partisans en janvier 2021, et où Donald Trump ne s’est pas rendu depuis.

Entouré de parlementaires républicains, le tempétueux septuagénaire a longuement évoqué ses démêlés judiciaires, selon un dirigeant républicain, mais a également évoqué l’avortement, un sujet hautement sensible en pleine campagne électorale.

Donald Trump a, de son côté, parlé de « super meeting ».

Chaos du Capitole

Dans l’après-midi, Donald Trump, qui a quitté Washington en trombe en 2021, doit rencontrer des sénateurs républicains, et notamment le ténor conservateur Mitch McConnell.

Les relations entre les deux hommes sont glaciales depuis l’assaut du Capitole.

En cette froide journée de janvier, des milliers de partisans de Donald Trump ont attaqué le siège du Congrès américain pour tenter de s’opposer à la certification de l’élection de Joe Biden, provoquant un chaos inimaginable.

Mitch McConnell, chef des Républicains, avait alors eu des propos très durs à l’égard de Donald Trump, l’accusant d’être « responsable » de l’agression.

Cela n’a cependant pas empêché le sénateur octogénaire de se rallier derrière la candidature du Républicain à l’élection présidentielle.

« J’ai dit il y a trois ans, juste après l’attaque du Capitole, que je soutiendrais notre candidat. [républicain]qui qu’il soit, y compris lui [Donald Trump] », a-t-il justifié lors d’une conférence de presse cette semaine.

« Pas capable de gérer un stand équitable »

Au milieu de tous ces échanges avec les parlementaires, Donald Trump rencontrera également les dirigeants des plus grandes entreprises américaines, membres de l’organisation Business Roundtable.

Le groupe de pression, qui représente les patrons d’Amazon, Apple et McDonald’s, prend régulièrement position sur des sujets concernant directement ses membres, comme la fiscalité ou les accords commerciaux internationaux, mais aussi sur des sujets de société plus larges, comme la violence. contre les minorités.

Joe Biden a également été invité à un échange avec ces patrons, mais le président démocrate se rend actuellement en Italie pour assister à un sommet du G7.

Devant ces dirigeants du grand patronat, Donald Trump détaillera comment son programme « offrira des réductions d’impôts, une déréglementation record, un commerce équitable, une énergie abondante et une inflation faible », affirment son entourage.

“Donald Trump ne serait même pas capable de tenir une position équitable, encore moins notre pays”, a rétorqué un porte-parole de l’équipe de campagne de Joe Biden, James Singer.

« C’est un escroc, un escroc, un homme d’affaires en faillite et un président qui a laissé l’Amérique en ruines. »

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