les principaux points de son offre

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Layani, Kretinsky ou les banques ? Trois scénarios restent officiellement sur la table pour le rachat d’Atos.

David Layani, 45 ans, est président fondateur d’ESN Onepoint. Elle est entrée au capital d’Atos en début d’année. Elle en est aujourd’hui le principal actionnaire, avec environ 11% des actions.

Pour soumettre sa proposition de rachat d’Atos, Onepoint a créé un consortium, en association avec Butler Industries. Ce fonds d’investissement né en 1991 est basé à Paris. Il affirme avoir investi dans une quarantaine d’entreprises, « à tous les stades » de leur développement. Dans les années 1990, il participe notamment à la relance du groupe publicitaire français BDDP et de la société d’infogérance Osiatis (ancienne filiale de Thomson-CSF). Plus récemment, il a participé à la privatisation de la SNCM (Société nationale de transport maritime Corse-Méditionranée), a pris le contrôle du groupe Pierre Hermé et est devenu le deuxième actionnaire de Cheops Technology.

Onepoint pousse sa stratégie « One Atos »

David Layani reste sur sa stratégie « One Atos » : nous conservons le périmètre d’activité et nous renonçons à la scission Eviden/Tech Foundations.

Pour l’intéressé, réunir Atos coûtera moins cher que de réaliser cette séparation. Ce qui consommerait, selon Onepoint, plus d’un milliard d’euros (coûts cumulés depuis 2022). Pour l’instant, l’opération n’est véritablement finalisée qu’au niveau des personnels, explique le consortium. Ce n’est pas légalement (la plupart des entités Tech Foundations sont rattachées aux entités Eviden et vice versa). Cela n’a pas non plus d’importance contractuelle (l’accord du client est nécessaire pour transférer les contrats). De nombreux éléments sont également encore partagés (informatique, bureaux, processus en back-office…).

Une scission d’Atos ne serait pas génératrice de valeur, poursuit le consortium Onepoint. Au contraire, en raison notamment du manque de capacité à vente croisée, l’atomisation des partenariats et l’augmentation de la concurrence commerciale interne. Un Atos unifié permettrait également d’intégrer les offres cyber dans toutes les activités, en plus de mutualiser les ressources telles que la R&D, les fonctions support et les centres de services.

Synergies et « compétences obsolètes »

En l’état, estime le consortium, Atos a une approche trop « technologique » ; trop loin, en tout cas, des enjeux business. Pour preuve, il cite la part du conseil dans l’activité globale : 4 %, contre 8 % chez Capgemini et Sopra Steria.

Autre indicateur, autre comparaison avec ces concurrents : l’âge moyen de l’effectif. C’est plus de 43 ans chez Atos, contre 39 ans chez Sopra Steria et 34 ans chez Capgemini. Onepoint y voit une conséquence du manque d’attractivité de la marque employeur. Une tendance qui se ressent particulièrement au niveau des sociétés acquises. Et qui correspond, Dixit le consortium, de « compétences obsolètes » pour une grande partie des équipes…

Le « projet Symphony », comme le nomme Onepoint & Cie, passera par une évolution des activités de conseil afin d’avoir « plus d’influence en amont des grands programmes de transformation auprès des managers ». Cela passe également par la création de « filières spécialisées par secteur » au sein des forces de vente. Et l’optimisation du recours à la sous-traitance, donc le cœur de métier en dépend actuellement beaucoup. Il s’agira également d’exploiter les synergies avec Onepoint. Le pipeline d’opportunités communes représente actuellement un montant de 480 millions d’euros.

Le consortium s’engage à maintenir le siège social en France et à ne pas réduire les effectifs. Elle vise une croissance organique annuelle de 6 à 8% par an, pour une marge opérationnelle de plus de 800 millions d’euros d’ici 2027.

Onepoint détiendrait 35% d’Atos

Le projet fixe, entre autres grands principes financiers, la limitation du ratio dette/EBITDA à 3 et un minimum d’un milliard d’euros de liquidités disponibles sur la période 2024-2028. Ce qui permettrait à Atos de revenir en Bourse à moyen terme.

La stratégie de refinancement comprend une augmentation de capital de 500 millions d’euros. Une partie (250 millions d’euros) sera réservée au consortium Onepoint. Il investira également au moins 100 millions d’euros (dont 50 millions d’euros pour Butler Industries et 20 millions d’euros pour David Layani) dans le cadre d’une augmentation de capital proposée aux actionnaires d’Atos (250 millions d’euros).

Les créanciers auront la possibilité de souscrire à des obligations senior (dette remboursée en priorité) d’une maturité de 5 ans, pour un montant de 650 millions d’euros. Ceux qui détiennent une licence bancaire européenne pourront accorder un crédit renouvelable (maturité : 4 ans et demi), toujours pour 650 millions d’euros. Il sera accompagné de 300 millions d’euros de nouvelles garanties.

Les créanciers qui ne participent pas à ces transactions pourront recevoir un paiement en espèces de 30 cents par titre de créance. Ou convertissez-les en titres subordonnés à durée indéterminée.

Ces mesures – présentées ici dans leurs grandes lignes – devraient permettre de réduire la dette nette de 3,2 milliards d’euros, conformément aux objectifs d’Atos. A leur conclusion, prévue fin 2024, le consortium Onepoint détiendrait 35% du capital et des droits de vote (il demande, à ce titre, une dispense d’offre publique d’achat). David Layani prendrait la direction d’Atos. Jusqu’à cinq directeurs généraux adjoints le soutiendraient.

Photo d’illustration (siège d’Atos à Bezons) © Romi/REA

 
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