Nécrologie : Décès de Philippe Henry : adieu champion ! – .

Nécrologie : Décès de Philippe Henry : adieu champion ! – .
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La grande famille des courses est en deuil. Les professionnels ainsi que les fans du sport roi se sont réveillés hier avec une bien triste nouvelle. L’ancien entraîneur des champions, Philippe Henry, vient de rendre son dernier soupir.

Agé de 74 ans, l’illustre sélectionneur a tiré sa révérence après une longue maladie. Avec un palmarès à faire pâlir d’envie, Philippe Henry peut se targuer d’être l’un des meilleurs entraîneurs que le plateau mauricien ait jamais connu. Ses victoires sur le Champ-de-Mars ne se comptent plus. Lui qui a débuté en fanfare comme entraîneur de l’écurie Rousset en 1986, remportant le Maiden avec Lucinius, termine sa carrière avec 687 succès pour 12 titres de champion de l’écurie. Philippe Henry a remporté 19 courses classiques au cours de sa carrière. Il a été associé à de très bons chevaux comme Wild Amber, Checkers, Lucinius, Lines Of Power, Sea Warrior, Rhythmically, Perfect Warrior et Etro.

Personnalité très respectée, Philippe Henry a toujours fait preuve d’une rigueur exceptionnelle au cours de sa carrière. Assoiffé de réussite, il a toujours placé la barre plus haut à l’aube de chaque saison. Ce ne sont pas ses jockeys qui nous diront le contraire. Le jockey Jeffrey Lloyd, qui a connu une très forte dose de succès sous la houlette de Philippe Henry à Maurice, avec plusieurs titres de champion jockey, tient l’homme en telle estime qu’il lui a consacré un chapitre de son livre Le Guv surmonte les obstacles avec l’intention de son voyage à Maurice sous la houlette de ce coach. On peut ainsi lire dans cet ouvrage une petite anecdote démontrant le sérieux de Philippe Henry dans son métier. «Le premier vendredi soir. J’ai suivi mon premier verre par un deuxième. Philippe regardait et, avec son fort accent français, a demandé : « Deux verres, Jeffrey ? » De plus, Jeffrey Lloyd décrit l’entraîneur comme « un brillant entraîneur. Lors de ma deuxième saison, mon partenariat avec Philippe Henry, qui avait toujours été si fort, est devenu de plus en plus dominant rendant la difficulté gagnante pour les autres chantiers.». Cela ne pourrait pas être plus clair.

Glen Hatt, l’autre jockey sud-africain, garde également un très bon souvenir de Philippe Henry, même s’il n’a pas roulé aussi longtemps que Jeffrey Lloyd sous ses couleurs. « Je suis très attristé d’apprendre le décès de Philippe Henry. J’ai eu l’occasion de rouler de longues saisons de course pour lui et le moins que je puisse vous dire, c’est que je n’ai pas rencontré beaucoup d’entraîneurs dans ma carrière qui soient aussi professionnels que lui. J’ai passé du temps avec sa famille. C’était une personne formidable et même après la fin de mon contrat, nous sommes restés en contact. J’ai même proposé quelques chevaux à Maurice. Jeffrey Lloyd était le numéro jockey de Philippe Henry, mais pendant que je roulais pour lui, il m’a apporté tout son soutien. C’était un parfait gentleman. Outre ces deux grands noms de la course sud-africaine, Philippe Henry a travaillé avec des jockeys de renom comme l’Australien Graham Horselman, Peter Barnett et Mark Sestich, sans oublier Karl et Basil Marcus.

De nombreuses personnes ont commenté le décès de Philippe Henry sur les réseaux sociaux, décrivant notamment un véritable professionnel qui a contribué à la beauté des courses à Maurice. À toute la famille Henry, Gazon Express tiens à lui exprimer ses plus sincères condoléances. Adieu champion !

 
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