Crainte d’un nouveau glissement de terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée, 7 900 personnes évacuées

Crainte d’un nouveau glissement de terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée, 7 900 personnes évacuées
Crainte d’un nouveau glissement de terrain en Papouasie-Nouvelle-Guinée, 7 900 personnes évacuées

Crainte d’un nouveau glissement de terrain : 7.900 personnes évacuées

Publié aujourd’hui à 3h15

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Les autorités de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont commencé l’évacuation d’environ 7 900 personnes menacées par un éventuel nouveau glissement de terrain dans les hauts plateaux du centre du pays, a annoncé mardi un haut responsable régional. “Nous essayons d’évacuer”, a déclaré à l’AFP Sandis Tsaka, administrateur de la province d’Enga. « Toutes les heures, nous entendons le rocher se briser. C’est comme une bombe ou un coup de feu et les rochers continuent de tomber », a-t-il ajouté.

Ces évacuations interviennent après le gigantesque glissement de terrain qui a presque anéanti vendredi un village de la province d’Enga. Les services de secours affirment que plus de 2 000 personnes pourraient avoir été enterrées vivantes, mais jusqu’à présent, les sauveteurs n’ont retrouvé que cinq corps, ainsi que la jambe d’un sixième.

Un bilan difficile à établir

Le nombre d’habitants présents dans le village lorsqu’un pan du mont Mugalo s’est effondré dessus en pleine nuit est difficile à estimer, les listes électorales étant obsolètes et ne recensant que les personnes de plus de 18 ans.

Sandis Tsaka, qui s’est rendu sur place à deux reprises, a déclaré que les habitants creusent le sol avec leurs mains pour tenter de retrouver les disparus dans cette zone « complètement dévastée ». « C’était une zone très peuplée, avec des habitations, des commerces, des églises et des écoles, et elle a été complètement rasée. C’est la surface de la lune. Ce ne sont que des pierres », a-t-il déclaré.

Les survivants sont « traumatisés », a poursuivi ce responsable. « Des familles entières ont été ensevelies sous les décombres. (…) Chaque habitant de la province d’Enga a un ami ou un membre de sa famille qui a été tué, porté disparu ou touché par cette tragédie», a-t-il déclaré.

Les zones les plus dangereuses bouclées ce mardi

Sandis Tsaka s’est exprimé mardi matin lors d’une visioconférence qui a réuni des responsables de plusieurs pays pour apporter une aide internationale d’urgence. La Chine, les États-Unis, la France et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont déjà proposé leur aide.

«Je ne suis pas équipé pour faire face à cette tragédie», s’est plaint le responsable provincial. La police et l’armée doivent arriver sur place mardi pour boucler les zones les plus dangereuses.

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AFP

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