Oui au Pavillon des Lords, non au complexe aquatique – .

Oui au Pavillon des Lords, non au complexe aquatique – .
Oui au Pavillon des Lords, non au complexe aquatique – .

Trois-Rivières peut toutefois se consoler : elle ne repart pas les mains vides. Elle a obtenu sept millions de dollars pour la reconstruction du pavillon des Seigneurs, dans le secteur de la Pointe-du-Lac. Il s’agit de la plus grosse somme accordée en Mauricie.

Simon Allaire, député de Maskinongé. (Stéphane Lessard/Archives, Le Nouvelliste)

Promesse électorale

Le député Simon Allaire avait d’ailleurs fait cette promesse lors de sa campagne électorale de 2022.

« Je suis très fier qu’un des projets annoncés aujourd’hui fasse partie de mes promesses électorales de 2022. Un objectif que je m’étais fixé pour mon mandat actuel et pour les citoyens de la communauté trifluvienne du secteur Pointe-du-Lac », explique le député caquiste.

Un incendie a ravagé le Pavillon des Lords en janvier 2022. (François Gervais/Archives, Le Nouvelliste)

Rappelons qu’en janvier 2022, un incendie ravageait l’édifice de la Pointe-du-Lac, qui abritait à l’époque plusieurs groupes communautaires en plus de deux grandes salles pouvant accueillir 350 personnes. Le pavillon était au cœur de la vie communautaire de ce secteur de Trois-Rivières.

Le projet actuellement sur la table pour remplacer le bâtiment est estimé à près de 12 millions de dollars. Cela signifie que Québec paierait plus de la moitié de l’enveloppe avec cette subvention, qui servirait également aux élèves du bâtiment Beau-Soleil de l’école adjacente Pointe-du-Lac. En effet, le bâtiment comprendrait un gymnase double et des espaces communautaires.

Un conseiller municipal rassuré

Le conseiller municipal du district, François Bélisle, s’est dit très heureux de la nouvelle et n’a eu que de bons mots pour le travail effectué par Simon Allaire dans ce dossier. « C’est un peu la preuve que parfois, on n’a pas besoin d’être ministre pour avoir de l’influence au sein du gouvernement et des autorités. Si on veut travailler avec les gens, on peut obtenir des résultats », a-t-il dit.

« La population a été très patiente dans ce dossier, mais ça commence définitivement à devenir dur », souligne-t-il, près de deux ans et demi après l’incendie. Plusieurs groupes qui avaient auparavant leurs locaux à cet endroit ont dû trouver refuge ailleurs à Trois-Rivières, souvent à plusieurs kilomètres de Pointe-du-Lac.

François Bélisle, councillor for the Pointe-du-Lac district. (Sylvain Mayer/Le Nouvelliste Archives)

Le conseiller municipal donne l’exemple des assemblées citoyennes organisées notamment par ses collègues Dany Carpentier et Geneviève Auclair dans leur quartier respectif. « Moi aussi, j’avais hâte de faire ça depuis longtemps, dit-il. Mais je n’avais plus de local. »

M. Bélisle ne verrait pas d’inconvénient à ce que des services municipaux puissent y être offerts de façon régulière, à la manière d’une « sorte d’ambassade de la ville », avec la présence hebdomadaire de fonctionnaires. « On a beaucoup centralisé nos services administratifs, mais les éclater un peu serait bien », suggère-t-il.

« Je ne voudrais pas simplement reconstruire l’ancien centre communautaire. Je veux que nous nous amusions et que nous ayons vraiment une salle polyvalente où nous pouvons organiser des salons, des activités à grande échelle, des campagnes de charité, mais aussi jouer au badminton, etc. »

— François Bélisle, councilor for the Pointe-du-Lac district

« C’est effectivement une très bonne nouvelle. Pour moi, ça a fait ma semaine et ça fera mon été », se réjouit l’élu. Selon lui, l’emplacement de l’ancien pavillon des Seigneurs est le meilleur endroit pour abriter ce type d’infrastructure, à proximité de l’école primaire, de la bibliothèque et du centre Michel-Veillette.

Trois-Rivières devra-t-elle tirer un trait sur son projet de complexe aquatique? On voit ici le centre de Brossard. (Facebook)

Mais le complexe aquatique ?

Le complexe aquatique et le pavillon des Seigneurs sont les deux projets que la Ville de Trois-Rivières avait choisi de soumettre au PAFIRSPA.

Sans attendre la réponse du gouvernement, la Ville a décidé d’entreprendre les démarches préliminaires menant à la construction du complexe aquatique.

Mardi soir dernier, le conseil municipal a attribué un contrat d’une valeur de 205 841 $ à une firme d’architectes pour la mise en œuvre d’un Programme fonctionnel et technique.

Il a également approuvé le règlement du prêt de 30 millions de dollars qui faisait l’objet d’un avis de motion il y a deux semaines.

Mayor Jean Lamarche (Stéphane Lessard/Archives, Le Nouvelliste)

La Ville a toujours dit que la réalisation du projet était conditionnelle à l’octroi de la subvention. Un citoyen a demandé, mardi soir, lors de la séance publique du conseil municipal ce qu’il adviendrait du projet advenant un refus du gouvernement. « Si on n’a pas les subventions, on va s’asseoir et voir ce qu’on va faire », a répondu le maire Jean Lamarche.

Il a également rappelé qu’une consultation a révélé que la majorité de la population est favorable à ce projet. La construction d’une piscine intérieure était une promesse phare du maire Lamarche lors des dernières élections municipales.

De la déception

Le PAFIRSPA offre une aide financière pouvant atteindre 66 % des coûts admissibles, jusqu’à un maximum de 20 millions de dollars. Les municipalités, mais aussi les organismes à but non lucratif, les coopératives de solidarité, les écoles et les établissements d’enseignement supérieur ainsi que les autorités des Premières Nations ou des Inuits peuvent soumettre des projets.

Le programme a également été très populaire. Le ministère de l’Éducation a reçu un total de 967 projets pour les deux volets, soit 796 pour le volet 1 (infrastructures sportives et récréatives) et 171 pour le volet 2 (infrastructures extérieures). Ils représentaient une aide financière de 2,7 milliards de dollars, alors que l’enveloppe disponible totalisait 300 millions de dollars.

Au final, 322 projets ont été retenus au niveau provincial. Cela veut dire qu’il y a beaucoup de déçus. Parmi eux, la Ville de Saguenay a exprimé sa déception dans les médias lorsque les quatre projets qu’elle avait soumis ont été rejetés.

Du côté des villes espérant se doter d’un complexe aquatique, Magog a remporté le gros lot avec un montant de 19 millions de dollars.

La région

Treize projets ont été retenus en Mauricie et 14 au Centre-du-Québec. Au Centre-du-Québec, parmi les projets approuvés, on note celui de la Ville de Nicolet qui recevra 1,9 million pour le réaménagement de ses terrains sportifs et des bâtiments du parc multisports.

Bien sûr, il y a eu plusieurs refus dans la région aussi. Juste à Trois-Rivières, en plus du complexe aquatique, l’Académie de tennis l’Échange voulait construire un centre de pickleball-tennis, le pavillon Saint-Arnaud voulait rénover ses vestiaires et Énergie CMB projetait d’agrandir son pavillon d’accueil. Ils ont tous mordu la poussière.

Au Centre-du-Québec, Bécancour avait demandé une subvention pour rénover son aréna, mais sans succès.

Voici les montants obtenus par région ainsi que le nombre de projets acceptés.

  • Bas-Saint-Laurent : 27,4 millions (25 projets)
  • Saguenay-Lac-Saint-Jean: 7.7 million (21 projects)
  • Capitale nationale : 21 millions (21 projets)
  • Mauricie: 13.1 million (13 projects)
  • Estrie: 15.7 million (31 projects)
  • Montréal : 54,7 millions (10 projets)
  • Outaouais: 4.6 million (15 projects)
  • Abitibi-Témiscamingue: 5.7 million (15 projects)
  • Côte-Nord : 23,6 millions (10 projets)
  • Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine: 3.8 million (9 projects)
  • Chaudière-Appalaches: 27 million (39 projects)
  • Laval : 13,7 millions (2 projets)
  • Lanaudière: 12.1 million (24 projects)
  • Laurentides : 20,6 millions (36 projets)
  • Montérégie: 37.8 million (34 projects)
  • Centre-du-Québec: 6.5 million (14 projects)
  • Nord du Québec : 4,5 millions (3 projets)
 
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