L’inquiétude était déjà là, elle s’est renforcée depuis jeudi. Le 8 novembre au soir, à Amsterdam, les supporters israéliens du club de football Maccabi Tel Aviv ont été cible de violences. Dans des vidéos mises en ligne, on voit des partisans israéliens littéralement tabassés. Des images chocs, à moins d’une semaine de la rencontre entre la France et Israël dans la Société des Nations.
« Nous ne pouvons pas ne pas tenir ce match. Sinon, ça veut dire qu’on commence à abandonner. Cela signifie que tout ce qui est israélien devient suspect, que tout ce qui est juif deviendra donc proto-israélien, et donc une cible potentielle. Alors pour nous protéger, on va nous interdire de circuler, de nous réunir, de faire un événement. Toute concession à ce sujet est par définition inacceptable dans une société qui est gouvernée par nos principes», estime l’avocat Patrick Klugman, invité sur RTL.
« Le match doit avoir lieu, il n’y a pas aucune raison pour que cela n’arrive pas», ajoute le politologue Pascal Boniface. « Il faut prendre toutes les précautions pour que tous les spectateurs soient protégés, chacun doit faire preuve de responsabilité, mais si on annulait le match, ce serait un échec. Il n’est pas question d’annuler ce match, qui en plus cela causerait d’autres problèmes. Je pense qu’il y aura une force policière importante, mais ce match doit avoir lieu”, assure-t-il.
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