Dans cette salle des Yvelines, on apprend le MMA pour lutter contre le décrochage scolaire

Dans cette salle des Yvelines, on apprend le MMA pour lutter contre le décrochage scolaire
Descriptive text here

Par

Alexandre Marque

Publié le 13 mai 2024 à 6h16

Ils viennent de Trappes, de Montigny-le-Bretonneux ou encore de Versailles. Chaque lundi matin, pendant une heure, une dizaine de collégiens des Yvelines découvrent les bases de la boxe et le MMA, ce sport de combat très apprécié des jeunes, dans la salle du Centre SDCL à Maurepas.

« C’est très drôle de frapper avec des gants de boxe », raconte Soukaïna, 13 ans. ” J’aime le sport. C’est sympa de faire des choses comme ça, ajoute Saber, 14 ans. Et puis, c’est mieux que les cours… »

Une classe pour les décrocheurs

ces adolescents ont un point commun. En classe de 4eils sont en voie de décrochage scolaire et ont intégré depuis plusieurs semaines l’atelier relais de Saint-Quentin-en-Yvelines, un dispositif de l’Éducation nationale qui a pour objectif de réinscrire les élèves en décrochage scolaire.

Des enseignantes du collège Agiot, à Élancourt, Anouck Bertin, professeur de français, et Isabelle André, sa collègue de mathématiques, ont créé cette classe pas comme les autres.

« Nous collectons des étudiants de toute la région de Saint-Quentin-en-Yvelines. Cela va de l’élève perturbateur à celui qui ne veut plus aller en cours en passant par celui qui a du mal à suivre. Nous les recevons quatre jours par semaine sur des périodes de huit à dix semaines. »

Anouck Bertin, professeur de français, et Isabelle André, professeur de mathématiques, au collège Agiot, à Élancourt

“Nous ne leur donnons ni notes ni devoirs”

Tout au long de ces deux mois, les enseignants tentent progressivement de remotiver ces élèves et les incitent à redonner le goût de l’école en leur proposant des projets pédagogiques, une réflexion sur leur orientation, des sorties culturelles ou encore des initiations au sport. « Nous ne leur donnons ni notes ni devoirs. Nous évaluons leurs compétences académiques et relationnelles. »

A travers ces séances hebdomadaires de MMA, le but est de « leur apprendre que ce n’est pas du combat de rue, que c’est du combat ». un vrai sport avec toutes les règles qui existent », précisent les enseignants.

“Si un ou deux parviennent à raccrocher, on aura gagné”

LE le projet est né en novembre 2023 grâce à l’aide de Yann Lamothe. Le responsable du Centre SDCL a accepté de mettre gratuitement sa chambre à disposition de l’atelier relais.

Vidéos : actuellement sur -

Le manager est allé encore plus loin en intervenant dans la classe pour parler de son expérience : “Si nous pouvons aider les enfants et leur permettre d’éviter le décrochage scolaire, si un ou deux parviennent à raccrocher, nous aurons gagné”, souligne-t-il.

Les résultats semblent porter leurs fruits. « Ils sont impressionnés même s’ils ne le montrent pas », assurent Anouck Bertin et Isabelle André. Certains veulent rejoindre le gymnase. Canal leur énergie, leur violence, c’est une bonne chose. »

“Les professeurs nous expliquent mieux”

Soukaïna était jusqu’alors scolarisée au collège Alberto-Giacometti de Montigny-le-Bretonneux. « Cela n’a pas été bien accueilli par les professeurs. Je ne voulais plus aller à l’école, je me desséchais souvent. J’ai eu 53 heures d’absences en un trimestre. »

« A l’atelier relais, comme nous sommes moins nombreux, les professeurs nous l’expliquent mieux, nous sommes plus à l’aise. »

Soukaïna, 13 ans

A la fin de ce cycle, l’objectif est de les réinsérer dans le système scolaire ou de préparer leur orientation future. « Ils sont moins absents et ont des projets d’orientation qui se développent », concluent les deux enseignants. Nous en avons qui intègrent 3e préparation de carrière. »

Suivez toute l’actualité de vos villes et médias préférés en vous abonnant à Mon -.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV vers une généralisation de Navigo Liberté + sur toute l’Île-de-France en 2025 ? – .
NEXT Pourquoi les buffles d’eau (et les bousiers) sont-ils réintroduits dans la réserve de l’étang de Cousseau ? – .