« Il n’y a pas de quoi se vanter », un maire exaspéré après les travaux universitaires

« Il n’y a pas de quoi se vanter », un maire exaspéré après les travaux universitaires
« Il n’y a pas de quoi se vanter », un maire exaspéré après les travaux universitaires

Hors de vue, hors de l’esprit. Le proverbe prend tout son sens pour Hugues Brun, le maire de Savigné-sur-Lathan. Fervent défenseur du nord-ouest, il est triste de revoir son territoire « rester le parent pauvre » du département. Un sentiment latent « être toujours le dernier servi » réveillé par notre article du 5 mai 2024 sur la réhabilitation des collèges.

Dans sa commune, le collège Bernard-de-Fontenelle, particulièrement vétuste et construit dans les années 1960, a été l’un des premiers à faire l’objet d’un vaste projet, jugé achevé par le Département. « C’est loin d’être le cas, il n’y a pas de quoi se vanter »s’agace Hugues Brun qui a milité pour la reconstruction de cet établissement qu’il a lui-même fréquenté.

« Un collège du 20e siècle de toutes les voitures, un océan de bitume »

Un mécontentement qu’il exprime au milieu des séparateurs de voies, des marquages ​​au sol et des bandes de chantier qui jonchent les abords du collège. En fait, tous les aménagements futurs dans ce secteur restent sous la responsabilité du village, dont bénéficient les collégiens de huit municipalités du secteur.

« Nous sommes face à une route départementale. Il est cependant de ma responsabilité, moi, petit maire de Savigné-sur-Lathan, d’aménager une voie sécurisée de 13 mètres, avec un quai aux normes, pour accueillir six bus scolaires. Il faut également créer un rond-point pour qu’ils puissent faire demi-tour. »

Le corridor de bus temporaire entre le collège Bernard-de-Fontenelle et la route départementale.
© (Photo NR, Rachel Herman)

L’investissement, estimé à 480 000 €, devrait être complété par 200 000 € par la Région et 150 000 € par des subventions du Département, étalées sur 2024 et 2025. Une somme initialement prévue pour la réfection des trottoirs ou la création d’une cour pour l’école primaire. école.

Outre ces surcoûts plus élevés que prévu, son coup de gueule concerne la réhabilitation elle-même. “C’est sûr que l’ajout d’un nouveau bâtiment fait un bel effet, les classes sont ultramodernes… Ils ont créé un collège du XXe siècle complètement délabré, un océan d’asphalte”regrette-t-il, citant la cour très minérale et la transformation en parking de l’ancienne arène sportive qui n’a pas été remplacée à ce jour.

Un défaut de chauffage

Elle soulève un autre écueil négligé par le Ministère, la fermeture temporaire de la chaufferie bois récemment installée. A deux reprises, en mars et avril, l’établissement a été évacué en raison de “fumée blanche et noire très importante […] Aucun danger n’était présent pour les étudiants et le personnel mais cela provoque beaucoup d’anxiété.

Événements relatés dans les procès-verbaux du conseil d’administration que nous avons pu consulter. Dans l’attente d’une solution, la chaufferie bois est à l’arrêt. L’ancien, le fioul, prendra le relais. De quoi inspirer de nombreux commentaires à Hugues Brun. « C’est drôle quand on sait qu’il y a quelques temps, nous étions le tout dernier collège d’Indre-et-Loire à se chauffer encore au fioul. »

 
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