Le collectif étudiant pro-palestinien autorisé à rester une nuit de plus à l’UNIGE – rts.ch – .

Le collectif étudiant pro-palestinien autorisé à rester une nuit de plus à l’UNIGE – rts.ch – .
Le collectif étudiant pro-palestinien autorisé à rester une nuit de plus à l’UNIGE – rts.ch – .

A Genève, les représentants des étudiants pro-palestiniens qui occupent depuis mardi la salle UniMail ont rencontré mercredi des membres du rectorat de l’Université de Genève (UNIGE). Les manifestants ont obtenu le droit d’y dormir une nuit de plus.

L’entretien avec le rectorat a été qualifié de constructif par un étudiant du mouvement. Trois membres de la Coordination étudiante pour la Palestine-UNIGE (CEP-UNIGE) ont été invités à participer, jeudi, à un conseil scientifique qui doit discuter du rôle de l’université dans les débats publics en général.

Les revendications des étudiants pro-palestiniens seront abordées lors de cette réunion, ont indiqué des membres du CEP-UNIGE aux médias. Les occupants d’UniMail réclament notamment la suspension des accords de collaboration entre l’UNIGE et les universités et instituts de recherche israéliens.

L’UNIGE a des accords avec deux universités israéliennes, l’Université hébraïque de Jérusalem et l’Université de Tel-Aviv, a indiqué plus tôt dans la journée le porte-parole de l’institution, Marco Cattaneo. Il a ajouté qu’en raison du conflit armé en cours, le niveau d’activité de ces collaborations « a considérablement baissé ».

>> Écoutez les explications en direct de l’UNIGE :

L’occupation de la salle Uni Mail par des étudiants pro-palestiniens se poursuit à l’Université de Genève / 12h30 / 2 min. / aujourd’hui à 12h36

En cas de participation à ce conseil scientifique, la CEP-UNIGE s’engagerait à ne plus occuper la salle UniMail la nuit. Elle continuerait à le faire uniquement pendant les heures de construction. Les étudiants pro-palestiniens seraient donc tenus de quitter le bâtiment jeudi à 18 heures.

Le professeur Frédéric Esposito, du Global Studies Institute, propulsé comme médiateur entre le rectorat et les étudiants contestataires dans cette affaire, a relevé que la rencontre de mercredi entre les deux parties a permis à chacune de présenter ses positions.

Bannière en question

Selon Frédéric Esposito, un point de la discussion a porté sur une banderole noire accrochée sur UniMail par des étudiants pro-palestiniens sur laquelle apparaît la phrase « du fleuve à la mer, la Palestine sera libre ». Aux yeux de certains, ce message peut être interprété comme un refus de permettre à l’État d’Israël d’exister.

L’expression est controversée car utilisée par des groupes antisémites, a relevé Frédéric Esposito. Le rectorat aurait souhaité que la banderole soit retirée. Mais le CEP-UNIGE a promis des éclaircissements sur le thème, a ajouté le professeur. La contextualisation et les explications seront fournies à travers un QR code et un flyer.

Le rectorat se satisfait pour le moment de cette explication. La bannière restera donc en place jusqu’à nouvel ordre.

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Le mouvement continue à l’UNIL

Sur les campus lausannois, seule l’occupation à l’Université de Lausanne (UNIL), où le mouvement a débuté jeudi dernier, est encore en cours. Des discussions entre étudiants et direction étaient en cours mercredi, avec une possible annonce en milieu d’après-midi ou en fin de journée sur l’état de la situation.

Du côté de l’EPFL, l’occupation des manifestants a été levée mardi vers 17h30. Des discussions sur leurs revendications étaient prévues en fin de journée avec la direction, avec une éventuelle annonce en début de soirée.

ats/asch

 
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