« Ici, on joue au basket différemment de ce que j’ai connu »

« Ici, on joue au basket différemment de ce que j’ai connu »
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Arrivé à Caen BC début avril, pour pallier la blessure de Marc-Eddy Norelia, Rolandas Jakštas n’a gagné qu’une seule fois en quatre matches. Il n’en est bien sûr pas le principal responsable mais il peine à remplacer l’Américano-Haïtien, qui avait donné un autre visage à l’équipe. Le Lituanien de 31 ans admet avoir besoin de temps mais est conscient qu’il n’en a plus. Giflé au Havre (81-57), CBC doit absolument remporter son huitième de finale retour, ce vendredi 3 mai (20 heures), pour s’offrir un bon départ et éviter ce qui serait un échec cuisant.

Rolandas, comment vivez-vous cette semaine particulière, qui pourrait être la dernière de la saison ?

J’espère que ce ne sera pas la dernière semaine de la saison. Je me sens bien en ce moment. Nous travaillons comme toujours, nous nous battons et nous aurons bientôt la réponse. J’espère qu’on fera un gros match et qu’on continuera l’aventure.

Avez-vous compris d’où venait cette déroute au Havre (81-57) ?

Nous avons essayé de le comprendre. Nous sommes entrés en séries éliminatoires, dans ce qui a été le moment le plus difficile de la saison. Vous pensez toujours que vous êtes prêt, mais quand les séries éliminatoires arrivent, tout peut arriver. Nous devons nous concentrer là-dessus et résoudre nos problèmes.

« Depuis Quimper, on a perdu confiance »

Selon vous, l’équipe n’était pas en mode playoffs vendredi dernier ?

Je ne sais pas et c’est difficile à dire. C’est toujours compliqué, quand on arrive en fin de saison, d’entrer dans ce genre de moments. A l’entraînement, nous nous sommes très bien entraînés mais nous n’avons pas su le traduire quand il le fallait. Il faut maintenant y parvenir. Il faut même arriver à donner encore plus en compétition que ce qu’on fait en semaine.

Après son premier match à Caen BC, le 6 avril, le club était à deux victoires de la promotion directe. Aujourd’hui, il est à une défaite d’un échec cuisant. Comment le vivez-vous ?

Avant mon arrivée, j’étais sûr qu’on parviendrait à réaliser cette promotion directe en Pro B. Mais le basket reste le basket. Il n’y avait qu’un seul endroit et nous ne pouvions pas l’obtenir. Nous n’avons pas eu de chance à Quimper avec les blessures de Yann (Siegwarth) et Perfect (Njiba). Depuis, nous avons perdu confiance. Mais il nous reste encore une correspondance pour la retrouver.

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Est-ce difficile de s’intégrer dans un groupe quand on arrive si tard dans une saison et pour une durée limitée ?

Humainement et socialement, ce n’est pas difficile pour moi car je suis une personne sympathique et conviviale. En revanche, en matière de basket, c’est plus compliqué. Ici, on joue un basket différent de ce que j’ai connu ces dix dernières années. Il est donc difficile de s’adapter en si peu de temps. Je veux être en forme, aider l’équipe. Je sais que j’ai besoin de plus de temps pour jouer, mais le problème est que je n’ai pas ce temps.

« Il faut leur rendre la pareille »

Comment analysez-vous vos quatre premières prestations (il tourne à 1,7 point, 4,3 rebonds et 0 passe en moyenne en 15 minutes par match, soit 0,7 de note) ?

J’ai travaillé dur pour me mettre en forme, comme toujours. Et pour aider l’équipe.

Que faudra-t-il pour renverser Le Havre ?

Nous avons perdu le match aller parce que nous avons manqué d’intensité en défense par rapport à nos adversaires. Ils nous ont poussés à devenir fous, ce qui nous a fait perdre des ballons. Nous devons leur rendre la pareille. Lorsqu’ils nous pressent, nous devons leur donner le double d’intensité. C’est notre seule chance car pour l’instant, ils sont meilleurs que nous dans ce domaine. Pour le reste, comme le disent de nombreux entraîneurs et joueurs, une bonne défense permet de gagner. Mais nous n’avons pas une mauvaise défense. Notre problème est offensant. Nous n’avons marqué que 57 points à l’aller. Si nous voulons gagner en séries éliminatoires, nous devons marquer plus de points.

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4 200 supporters caennais seront derrière vous ce vendredi 3 mai (20 heures). Cette ambiance que vous découvrez doit vous pousser ?

Les supporters ici sont incroyables, que ce soit à domicile ou à l’extérieur puisqu’ils étaient avec nous au Havre. J’en suis très heureux. Maintenant, nous devons gagner pour eux. De toute façon, nous jouons toujours pour eux.

L’oeil de Stéphane Eberlin, l’entraîneur de Caen BC

«Rolandas (Jakštas) est confronté au problème auquel sont confrontés de nombreux étrangers. Le jeu en France n’est pas le jeu qu’il a joué en Lituanie ou en Espagne. Ici, cela repose beaucoup sur les qualités athlétiques. C’est moins propre que ce qu’il connaissait. Les joueurs d’Europe de l’Est ont souvent ce problème d’adaptation. Il reste un très bon joueur mais effectivement, il a du mal à s’adapter à ça. On ne perd pas espoir, j’espère qu’il répondra vendredi contre Le Havre. »

 
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