La folie de Dubaï, pour le meilleur et pour le pire

La folie de Dubaï, pour le meilleur et pour le pire
La folie de Dubaï, pour le meilleur et pour le pire
Inondations à Dubaï après de fortes pluies, le 18 avril 202 aux Émirats arabes unis

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Les récentes inondations ont laissé leur marque sur les habitants de Dubaï. ©AFP
Combien de temps encore cette ville folle cessera-t-elle de croître ? “Il n’y a pas de limites, répond Adnan Kazim, le directeur commercial d’Emirates, la compagnie aérienne locale. Là aussi, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dubaï vient de décider de construire le plus grand aéroport du monde, au sud de la ville, avec une capacité de 260 millions de passagers par an. Soit dix fois plus que l’aéroport de Bruxelles. D’un coût de 35 milliards d’euros, la plateforme comptera 400 portes d’embarquement. La ville se sent déjà à l’étroit dans son aéroport actuel, qui était le deuxième de la planète en 2023, et le premier en termes de voyageurs internationaux.
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Il y a de la place pour tout le monde (…) La région va continuer à se développer très fortement. »

Mais l’émirat sent dans son dos le souffle de ses rivaux. L’Arabie Saoudite, le Qatar, ou plus au nord, la Turquie, ont aussi cette ambition de devenir « le » hub aérien mondial. “Il y a de la place pour tout le mondeinsiste Adna Kazim. La région va continuer à se développer très fortement. « Pauvre en pétrole, du moins par rapport à son voisin Abou Dabi, Dubaï a très vite compris qu’elle avait besoin de diversifier son économie. Ses moteurs ? Tourisme, immobilier et fiscalité. Il y a aussi parfois des échecs dans le modèle émirati, comme ses gigantesques îles artificielles censées représenter tous les pays du monde et qui n’ont jamais trouvé preneur. D’un coût de près de 17 milliards d’euros, ces îles du monde ont récemment été surnommées les «le mégaprojet le plus inutile au monde” par plusieurs médias spécialisés.

Fortes inondations à Dubaï : les fortes pluies ont-elles été générées artificiellement ?

Pas grave. Dubaï avance avec d’autres projets tout aussi extravagants. Le but ? Montrez la planète entière. La ville a les moyens de ses ambitions. Et tant pis si l’argent n’est pas toujours le plus propre. LE Documents de Dubaï, une fuite de milliers de documents fiscaux, a révélé que l’émirat était devenu un lieu de blanchiment d’argent de choix pour de nombreux trafiquants de drogue mexicains et belges, ainsi que celui de riches fortunes mondiales. Le paradis fiscal qu’est Dubaï (voir ci-contre) commence aussi à inquiéter de plus en plus de pays occidentaux.

Voitures omniprésentes, climatisation à outrance, gigantesques pistes de ski artificielles, etc. : la ville désertique exaspère finalement beaucoup de monde avec son modèle jugé peu écologique. En 2022, l’empreinte carbone moyenne des Émiratis était l’une des plus élevées au monde, près de trois fois supérieure à la moyenne belge.

La contrebande d’or en Afrique explose. Dubaï pointé du doigt

Selon de nombreux expatriés rencontrés, il existe pourtant une réelle prise de conscience de cet enjeu environnemental à Dubaï. « Les récentes inondations et les étés de plus en plus chauds dans la ville ont laissé des traces, ils nous expliquent. Dubaï n’est pas préservée du changement climatique. Dans les rues, on voit apparaître les scooters électriques et même les zones piétonnes, où la voiture a toujours été reine. Un quartier 100 % durable a également été inauguré et les sacs plastiques à usage unique sont interdits depuis le 1er juin.

Le nouvel aéroport de Dubaï pourra accueillir 260 millions de passagers par an. Avec ses 400 portes d'embarquement, il sera le plus grand du monde.
Le nouvel aéroport de Dubaï pourra accueillir 260 millions de passagers par an. Avec ses 400 portes d’embarquement, il sera le plus grand du monde.

Mais la transition écologique de Dubaï, ville d’abondance, ne passera sans doute pas par la sobriété. La ville du Moyen-Orient aime les superlatifs. Y compris dans les projets environnementaux. Le désert qui entoure l’émirat compte parmi les plus grands parcs solaires au monde et les projets de production d’énergie verte à grande échelle sont légions. Dubaï surprendra-t-il tout le monde avec sa décarbonation ? Comme on nous le répète sans cesse, « tout va très vite » dans la ville de la démesure. Pour le meilleur et pour le pire.

 
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