Ritalin et orthophonie davantage prescrits aux autochtones en fin d’année

Ritalin et orthophonie davantage prescrits aux autochtones en fin d’année
Ritalin et orthophonie davantage prescrits aux autochtones en fin d’année

Une différence d’âge de quelques mois a “un impact considérable sur la fréquence de mise en route du méthylphénidate mais aussi de l’orthophonie”, suggère une étude réalisée par le groupe Epi-Phare, qui regroupe l’Agence du médicament (ANSM) et l’Assurance maladie. .

Selon les conclusions de ces travaux, qui ont suivi une cohorte de plus de 4 millions d’enfants âgés de 5 à 10 ans nés de 2010 à 2016, les traitements à base de méthylphénidate (Ritalin et génériques) qui traitent les troubles de carence, le trouble d’hyperactivité de l’attention (TDAH) et de la parole. les séances de thérapie sont davantage prescrites aux enfants nés en fin d’année.

Dans le détail, parmi les enfants d’un même niveau scolaire, ceux nés en décembre ont 55% de risque supplémentaire de commencer un traitement par méthylphénidate et 64% de risque supplémentaire de bénéficier de séances d’orthophonie que ceux nés en janvier de la même année.

Ce risque augmente régulièrement avec la différence d’âge : au sein d’un même niveau d’études, par rapport aux enfants nés en janvier, ceux nés en février ont 7 % de risque supplémentaire de se voir prescrire du méthylphénidate, ceux nés en avril 9 %, ceux de juillet 29 %. , ceux d’octobre 46%.

Les mêmes tendances ont été observées concernant les séances d’orthophonie dont le recours a augmenté de 3% chez les enfants nés en février, de 12% chez ceux nés en avril, de 30% chez ceux nés en juillet, de 49% chez ceux nés en octobre.

Des exigences trop élevées pour leur âge ?

Pour expliquer ces différences, les auteurs avancent plusieurs hypothèses. Les plus jeunes enfants d’une classe peuvent être confrontés à des exigences trop élevées pour leur âge, en particulier dans les premières années d’école.

Les enfants plus jeunes seraient alors plus susceptibles de recevoir un diagnostic erroné de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ou de troubles d’apprentissage, même si leurs difficultés ne sont pas anormales. A l’inverse, « peut-être sous-diagnostiquons-nous les troubles des élèves plus âgés qui parviennent à les « compenser » par une plus grande maturité », estime Alain Weill, médecin de santé publique, directeur adjoint du groupe EPI-PHARE.

Ces résultats devraient cependant, selon lui, conduire à certaines recommandations : « Ne pas forcément préciser qu’un enfant CP est censé savoir lire à Noël », ou « préciser le mois de naissance en cas de prescription de Ritalin ou l’orthophonie», ajoute le médecin. Il précise que ces travaux seront examinés par la Haute Autorité de Santé qui apportera prochainement de nouvelles recommandations dans la prise en charge du TDAH.

 
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