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Coronavirus : malgré de nombreux fans, l’utilisation de l’ivermectine n’est pas appropriée pour soulager les symptômes, selon l’Agence du médicament et Sciensano

L’utilisation de l’ivermectine n’est pas appropriée pour soulager les symptômes liés au coronavirus. Aucune preuve clinique ne démontre à ce jour l’efficacité de cet agent antiparasitaire dans la lutte contre le Covid-19.

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Par - avec Belga

Publié le 28/03/2024 à 13h38

Depuis le début de la crise du coronavirus, il est cependant largement utilisé, parfois sous forme de comprimés falsifiés présentant de sérieux problèmes de qualité, ont prévenu jeudi l’Agence du médicament (AFMPS) et Sciensano.

Comprimés falsifiés

Des quantités considérables de comprimés d’ivermectine falsifiés ont été interceptées au cours des trois dernières années en Belgique. En 2021, 12 529 comprimés au total ont été saisis dans des colis postaux. Les quantités ont été moindres ces deux dernières années (près de 11 000 comprimés en 2022 et 2023), mais les pouvoirs publics tirent toujours la sonnette d’alarme. En 2021, l’Agence européenne des médicaments déconseillait déjà son utilisation.

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Les produits falsifiés ont été analysés par l’institut de santé publique Sciensano. La majorité des comprimés (65 %) étaient systématiquement sous-dosés, c’est-à-dire qu’ils contenaient trop peu de principe actif pharmaceutique. Près de la moitié des comprimés (46 %) étaient gravement contaminés par des bactéries et quelques échantillons étaient même contaminés par des bactéries susceptibles de provoquer des maladies gastro-intestinales s’ils étaient pris par voie orale.

Vendu principalement en ligne

L’AFMPS et Sciensano recommandent de ne plus utiliser de comprimés d’ivermectine illicites car il n’y a aucune garantie en termes de sécurité, de qualité et d’efficacité. Ces médicaments illicites sont principalement vendus via des boutiques en ligne étrangères ou des plateformes de vente en ligne.

Selon l’AFMPS et Sciensano, une mauvaise utilisation de l’ivermectine, présentée comme un médicament bon marché sur les réseaux sociaux, peut avoir des conséquences néfastes sur la santé publique car elle entraînerait une résistance des parasites contre lesquels elle est généralement recommandée.

L’ivermectine en crème ou en comprimés reste pertinente lorsqu’elle est utilisée contre la gale notamment, une maladie de peau en hausse dans les milieux étudiants.

 
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