La jolie Yende en majesté sur France 5

La jolie Yende en majesté sur France 5
La jolie Yende en majesté sur France 5

La soprano sud-africaine est l’invitée spéciale d’Anne Sinclair, aux côtés du violoniste Maxim Vengerov et du violoncelliste Sol Gabetta. Un nouveau numéro de « Fauteuils d’école » à voir ce vendredi 14 juin à 21h05 sur France 5.

Oubliée, l’explosive robe tulipe d’un jaune pétillant qu’elle portait au couronnement du roi Charles III à Westminster. La sculpture en organza conçue par Stéphane Rolland en moins de dix jours a laissé place à un simple bustier noir sur une jupe aux reflets dorés, mais la chanteuse n’a rien perdu de son éclat. Dès les premières envolées du célèbre « air de joaillerie », tiré du Faust de Gounod, avec lequel elle fait son entrée sur la scène de l’Opéra Comique, la soprano sud-africaine séduit par sa facilité. Sa fraîcheur intacte. Ce timbre velouté, qui a gagné en épaisseur depuis ses débuts à Paris avec Rossini… Sans rien perdre de son agilité ni de son hédonisme communicatif.

Elle est comme ça, Jolie Yende, elle reste toujours aussi simple. Même si, à 38 ans, la chanteuse est la première de son pays à s’être produite lors du couronnement d’un souverain britannique. C’est aussi elle qui a été nommée, il y a quelques mois, égérie de la maison Dior et a eu ses portfolios dans Vanity Fair et Paris Match. Elle n’a pas changé, toujours aussi touchante qu’à ses débuts. Et cette affection pour la France est séduisante. Notre pays a failli voir ses débuts à l’échelle internationale, en 2016, dans un Barbier de Séville qui révélait sur la scène de l’Opéra Bastille une Rosine plus espiègle et féline que jamais.

Effort, son meilleur ami

C’est en tout cas ce que révèle ce nouveau numéro des « Fauteuils d’ordonnée », tourné au printemps dernier sous l’égide de l’Opéra Comique de Paris. La jolie Yende revient, au micro d’Anne Sinclair, sur son parcours de chanteuse, née dans l’ambiance gospel des chorales d’églises des townships sud-africains, et convertie à l’opéra sur le tard, après avoir vu un spot télévisé au moment de l’adolescence. . Un destin extraordinaire. Mais aussi, comme l’explique la chanteuse, le fruit d’un travail de longue haleine, pour celle qui a su faire, selon ses propres mots – et selon la recommandation de son professeur de chant -, l’effort de sa meilleure amie.

Maxim Vengerov a également dû faire des efforts pour revenir au plus haut niveau, il y a dix ans, après une blessure à la coiffe des rotateurs de l’épaule qui l’a obligé à laisser son Stradivarius de côté pendant plus de trois ans, et à tout réapprendre après un presque opération miraculeuse. Des efforts, et un moral d’acier forgé par les années de disette et de dur labeur de son enfance à Novossibirsk. Avec un père hautboïste et une mère pianiste, la musique était comme une religion, se souvient-il sur le plateau. Mais c’était surtout et avant tout une merveilleuse façon de s’exprimer. Si le virtuose russe a sans doute fait de l’expressivité l’un de ses atouts majeurs (comme le démontrera lors de la soirée son interprétation du formidable troisième mouvement du concerto de Mendelssohn), c’est une qualité qu’il partage avec le violoncelliste Sol Gabetta.

Virtuosité solaire

L’interprète argentine, également bien connue du public français, que ce soit à travers ses interprétations de notre répertoire ou ses duos avec le pianiste Bertrand Chamayou, livrera, dans un geste de virtuosité solaire, un irrésistible Allegro du rare Concerto n°2 de Saint- Saëns. Un jeu plein de cet imaginaire qu’elle dit devoir à son premier professeur en Argentine, et à son jardin aux mille couleurs. Car son violoncelle ne manque pas de couleurs. Pour s’en convaincre, il suffit de le voir interagir avec l’Orchestre de Chambre de Paris. Mené par l’ancienne assistante de Klaus Mäkelä à la Philharmonie, Sora Elisabeth Lee, cette dernière a fait preuve tout au long de l’émission de sa grande flexibilité, accompagnant solistes et chanteurs dans un répertoire allant de Mendelssohn à Donizetti, en passant par la jeune Marine Chagnon, membre de la toute nouvelle troupe de l’Opéra de Paris, livre un extrait de Lucrezia Borgia.

 
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