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le gouvernement israélien a approuvé l’accord avec le Hamas, la trêve entrera en vigueur dimanche à 7h30

Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 94 sont toujours otages à Gaza, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.

En attendant la trêve, les frappes israéliennes se sont poursuivies sur la bande de Gaza, tuant plus de 120 personnes depuis mercredi, selon les services d’urgence.

Samedi, cinq membres d’une même famille de Palestiniens déplacés sont morts dans un bombardement qui a touché leur tente à Khan Younes (sud), selon la Défense civile. Des images de l’AFP montraient des proches se lamentant sur les corps, dont celui d’un enfant.

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“Le début de la fin”

Le gouvernement israélien a approuvé l’accord samedi, après le feu vert du Hamas, considéré comme une organisation terroriste par Israël, les États-Unis et l’Union européenne.

Les otages seront libérés dimanche, a annoncé le gouvernement israélien, sans préciser leur nombre ni à quelle heure.

Trois points d’accueil ont été installés à la frontière sud d’Israël avec Gaza, aux points de passage de Kerem Shalom et d’Eretz et à celui près du kibboutz Reim, a indiqué un responsable militaire. Là, les captifs seront pris en charge par des médecins puis transportés vers les hôpitaux.

Selon des sources proches du Hamas, le premier groupe d’otages libérés sera composé de trois femmes israéliennes.

Israël a désigné dimanche 95 détenus palestiniens à libérer, en majorité des femmes et des mineurs, arrêtés pour la plupart après le 7 octobre. Leur libération interviendra après 14h00 GMT, selon les autorités.

Parmi les prisonniers qui devraient être libérés figure Zakaria al-Zoubeidi, responsable des attaques anti-israéliennes et ancien chef local de la branche armée du Fatah, arrêté et incarcéré en 2019.

Deux Franco-Israéliens, Ofer Kalderon, 54 ans, et Ohad Yahalomi, 50 ans, font partie des 33 otages qui pourraient être libérés, selon Paris. Ils ont été kidnappés au kibboutz Nir Oz avec plusieurs de leurs enfants, libérés lors d’une première trêve d’une semaine en novembre 2023.

« J’espère qu’un maximum d’otages reviendront, c’est le plus important en ce moment. C’est peut-être le début de la fin des souffrances pour les deux parties, j’espère », a déclaré Be ‘eri Yemini, un étudiant à Jérusalem.

“Sur les décombres”

Dans la bande de Gaza ravagée par l’offensive israélienne menée en représailles à l’attaque du 7 octobre, de nombreux déplacés s’apprêtent à rentrer chez eux.

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« Je veux rentrer chez moi et installer ma tente sur les décombres de ma maison » dans la ville de Gaza, a déclaré Oum Khalil Bakr, une réfugiée à Nousseirat.

Selon l’ONU, la guerre a provoqué un niveau de destruction « sans précédent dans l’histoire récente » dans le territoire palestinien assiégé par Israël depuis octobre 2023.

L’attaque du 7 octobre a fait 1.210 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.

Au moins 46.899 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées dans l’offensive israélienne à Gaza, déjà minée par un blocus israélien imposé depuis 2007, la pauvreté et le chômage, selon les données du ministère de la Santé du Hamas jugées fiables par l’ONU.

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« 13 mois perdus »

Selon le président américain Joe Biden, la première phase de l’accord comprend également “un cessez-le-feu complet”, un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza et une augmentation de l’aide humanitaire dans un territoire menacé de famine selon l’ONU.

Les autorités égyptiennes ont annoncé que l’accord prévoyait « l’entrée de 600 camions humanitaires par jour à Gaza, dont 50 camions-citernes ».

Lors de la première phase, seront négociées les modalités de la seconde, qui doivent permettre la libération des derniers otages, avant la troisième et dernière étape consacrée à la reconstruction de Gaza et à la restitution des corps des otages morts en captivité.

Vendredi, le Premier ministre qatari a déclaré à Sky News que le cadre de l’accord actuel était “le même que celui convenu en décembre 2023”, déplorant que “13 mois de négociations (ont) été gaspillés” qui ont entraîné des pertes humaines.

Considérablement affaibli, le Hamas, qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007, est cependant encore loin d’être anéanti, contrairement à l’objectif fixé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon les experts.

Malgré l’annonce d’une trêve à Gaza, les rebelles Houthis du Yémen, partisans des Palestiniens, ont revendiqué samedi matin une attaque de missile contre Israël, interceptée par l’armée. Un deuxième missile tiré depuis le Yémen a été intercepté dans l’après-midi, selon l’armée israélienne.

 
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