L’Université McGill démantèle un campement pro-palestinien

L’Université McGill démantèle un campement pro-palestinien
L’Université McGill démantèle un campement pro-palestinien

L’Université McGill a remis deux avis d’expulsion tôt mercredi matin à des manifestants pro-palestiniens qui occupent ses locaux depuis le 27 avril. Peu après, des agents d’une firme de sécurité privée ont commencé à expulser les manifestants et à démanteler le campement.

À 7 heures du matin, une vingtaine de manifestants avaient déjà quitté la zone sans opposer de résistance et les tentes commençaient à être démontées sur place.

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Un manifestant a été arrêté lors de l’opération de démantèlement, qui s’est déroulée sans incident majeur.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

La police a ensuite arrêté un manifestant après une altercation avec un agent de sécurité. Pendant ce temps, des ouvriers s’affairaient à démonter les clôtures de fortune entourant le camp et une pelleteuse commençait à ramasser un fouillis de débris, de tentes, de mobilier de camping et de bâches.

Bien que l’opération ait été confiée à la firme privée Sirco, un important contingent de policiers antiémeutes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et de la Sûreté du Québec, ainsi que la cavalerie de la SPVM, a été déployé pour surveiller les opérations afin d’éviter tout débordement.

Des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sont présents, mais seulement à titre de soutien, a assuré le porte-parole Jean-Pierre Brabant.

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Un peloton de policiers de la Section spécialisée de soutien et d’intervention (SIS) du SPVM était sur place, prêt à intervenir si nécessaire.

Photo : Radio-Canada / Simon-Marc Charron

La rue Sherbrooke est fermée entre la rue Mansfield et le boulevard Robert-Bourassa jusqu’à nouvel ordre et le campus de l’Université est fermé pour la journée.

Dans un communiqué publié tôt ce matin, la direction de l’Université McGill a justifié l’opération en expliquant que Les pompiers, la police de Montréal et le personnel universitaire se voient depuis longtemps refuser l’accès au campLe recteur Deep Saini a déclaré que l’université avait dû engager une entreprise privée pour enquêter sur les activités se déroulant dans le camp.

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Groupes externes

Ce sondage a révélé que la plupart des campeurs ne sont pas des étudiants de l’Université McGill, mais des militants de groupes externes. L’un des organisateurs est arrivé à Montréal en provenance de l’étranger peu avant l’installation des tentes, le 27 avril.M. Saini l’explique dans le communiqué de presse.

La majorité de ceux qui passent encore la nuit dans le camp sont sans abri, a-t-on dit.

Ce campement n’avait rien de pacifique. C’était une forteresse d’intimidation et de violence, construite en grande partie par des personnes extérieures à notre communauté universitaire.

Une citation de Deep Saini, président et vice-chancelier de l’Université McGill

Drogues, sans-abrisme et infestation de rats

La sécurité et la salubrité des locaux posent également d’importants problèmes, a souligné la direction.

Depuis le 6 juillet, deux overdoses ont été signalées dans le camp. Des seringues sont visibles sur les lieux et des stupéfiants ont été vendus illégalement dans le camp. De plus, le camp est infesté de rats.ajoute le recteur Saini dans le communiqué de presse.

Finalement, le camp était devenu, selon l’Université, un pôle d’attraction pour partisans de la violence, comme en témoignent les multiples actes de vandalisme commis le 5 juillet.

Interviewé sur le campus, Zeyad Abisaab, coordinateur du mouvement Société pour les droits de l’homme des Palestiniens de l’Université Concordia, a vu cette expulsion comme une simple décision motivée par des intérêts privés.

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Zeyad Abisaad estime que cette décision prive les étudiants de l’Université McGill de l’utilisation gratuite de leur campus.

Photo : Radio-Canada

Je trouve tout à fait ridicule que McGill doive engager une entreprise privée pour expulser ses propres étudiants de son campus. Les étudiants sont payés pour étudier à McGill, c’est leur campus.

Une citation de Zeyad Abisaab, coordonnateur de la Société pour le mouvement palestinien des droits de l’homme, Université Concordia

La décision n’a pas été prise par la ville, la police et le juge. En fait, c’est la décision d’une entreprise privée et des intérêts privés de McGill.M. Abisaab a commenté.

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Un manifestant est évacué du campement par des agents de sécurité sous la supervision d’agents de la Sûreté du Québec.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Dernier campement pro-palestinien à Montréal

Depuis avril, plusieurs camps ont été installés dans la métropole pour protester contre la guerre dans la bande de Gaza et exiger la fin des investissements dans des entreprises que les manifestants considèrent comme illégales. complices de l’occupation israélienne.

La semaine dernière, le ministre de la Sécurité publique du Québec, François Bonnardel, a accusé la Ville de Montréal d’être « passive » face à ces campements.

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Une pelle mécanique a été utilisée pour nettoyer le site du camp.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Deux jours plus tard, le SPVM Des manifestants pro-palestiniens ont été démantelés depuis deux semaines sur la place Victoria, au centre-ville. Plus tard dans la journée, un homme a été arrêté lors d’une manifestation à McGill.

Le campement de l’Université du Québec à Montréal a pour sa part été démantelé début juin. Les manifestants avaient alors jugé que la direction avait répondu à leurs revendications.

Le démantèlement du campement de l’Université McGill fut plus problématique en raison d’un conflit entre la direction de l’établissement et la Ville de Montréal, qui refusait d’impliquer l’Université McGill. SPVM sur le campus parce que ce dernier est une propriété privée et non un espace public, et en raison de la judiciarisation de l’affaire par l’Université McGill.

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Une quarantaine de manifestants pro-palestiniens se sont rassemblés sur la rue Sherbrooke mercredi matin.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Une demande d’injonction rejetée en mai

Début mai, l’Université a tenté d’expulser les manifestants de son terrain, mais sa demande d’injonction provisoire a été rejetée par les tribunaux parce qu’elle n’a pas réussi à démontrer l’urgence d’agir, selon le juge de la Cour supérieure.

Les avocats des parties impliquées avaient accepté de revenir devant le tribunal le 25 juillet pour fixer une date de procès sur la nouvelle demande d’injonction de l’université.

La direction de l’établissement aurait finalement décidé de démanteler le camp en faisant appel aux services d’une firme privée avant ce nouveau round de procédures judiciaires.

Levée du campement pro-palestinien à l’Université d’Ottawa

Pendant ce temps, les manifestants pro-palestiniens sur le campus de l’Université d’Ottawa ont décidé de plier bagage après plus de deux mois de camping devant le pavillon Tabaret.

Les manifestants ont laissé la zone jonchée de débris, de déchets, de contreplaqué et de graffitis.

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Des campeurs pro-palestiniens ont quitté le campus de l’Université d’Ottawa mercredi matin, laissant le site jonché de débris et de graffitis.

Photo: Radio-Canada / Gabriel Le Marquand Perreault

Dans un communiqué de presse envoyé peu après minuit, les organisateurs ont déclaré qu’ils avaient choisi de quitter volontairement le campement qu’ils avaient installé il y a 10 semaines, le 30 avril.

Ils justifient ce départ volontaire en invoquant, entre autres, le démantèlement et les actions en justice contre d’autres camps pro-palestiniens à travers le pays.

Avec les informations de Karine Bastien

 
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