Une journée pour les réfugiés à la Cada de Saint-Martory – .

Une journée pour les réfugiés à la Cada de Saint-Martory – .
Une journée pour les réfugiés à la Cada de Saint-Martory – .

« C’est dans un esprit de partage, de rencontres, de découvertes », explique Marie Decloux, directrice adjointe de l’hébergement d’Adoma, « que nous avons organisé cette journée ».

Le centre d’hébergement de Saint-Martory a une capacité d’accueil de 50 places. Les demandeurs d’asile viennent du monde entier (Afghanistan, Bangladesh, Congo, Côte d’Ivoire, Soudan, Nigéria, Somalie, Éthiopie, Birmanie, Sénégal, Venezuela, Cameroun, Guinée, Tibet, Russie, Turquie, Géorgie, Libye, Égypte). Les raisons de leur exil sont multiples et certaines inhérentes au statut de leur pays : opinions politiques divergentes par rapport au pouvoir en place, racisme, guerres, croyances religieuses différentes, restriction des libertés, violences des milices militaires, mariages précoces et forcés, mutilations chez les femmes, homosexualité réprimée, pauvreté, conditions climatiques (montée des eaux), etc. Marie Decloux répond à nos questions.

Lors de l’examen de leur demande de statut de réfugié, à quoi ont-ils droit ?

Ils peuvent bénéficier d’un logement, d’un accompagnement administratif pour faciliter la procédure de demande d’asile, d’un accompagnement social qui comprend l’accès aux droits sociaux, d’une aide financière pour les besoins alimentaires.

Une fois arrivés au Centre, que font-ils ?

Déjà les démarches administratives prennent du temps. Ensuite ils suivent des cours de français ; nous avons un excellent partenariat avec l’association locale Entra’Mi (Entraide Migrants) qui leur propose des ateliers de langue, manuels comme le potager et la discussion aussi. Ensuite ils sont libres de leurs déplacements. Avec la proximité de la gare, ils peuvent se rendre à Toulouse ou à Saint-Gaudens et rencontrer d’autres communautés.

Est-il compliqué de se rendre à Saint-Martory ?

Ils ont déjà connu les difficultés de l’exil ; se retrouver dans un petit village plutôt que dans une grande métropole n’est pas facile. Mais il y a aussi plus de convivialité. Les habitants, les commerçants sont habitués et il n’y a pas de difficultés avec les gens du village.

En 2023, 93 personnes ont été accueillies ; 25 d’entre elles ont eu une décision positive dans leur demande de statut de réfugié. Qu’advient-il des autres personnes ?

Ils quittent la Cada. Certains retournent dans leur pays d’origine, d’autres tentent leur chance ailleurs, tentent une autre voie pour obtenir des papiers, en passant par les réglementations d’immigration, par les études, le travail, la vie privée, la santé…

Avez-vous eu des retours de réfugiés installés dans la région ?

Oui, en route pour le déjeuner, nous avons rencontré un de nos invités qui gérait son restaurant et pour qui tout se passait bien. C’est encourageant.

 
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