Comment la NASA a (sur)vendu la conquête de l’espace au monde – .

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Comédie de Greg Berlanti. Avec Scarlett Johansson, Channing Tatum et Woody Harrelson. Durée : 2 h 12

Vers la Lune (2024) ©Sony Pictures

Parfois, il suffit d’une simple erreur de casting pour tout gâcher. Avec quelqu’un d’autre que Colin Farrell, le Alexandre Le film d’Olivier Stone, par exemple, serait-il devenu le grand film que l’on sentait sommeiller derrière le visage effaré de l’acteur irlandais ? Peut-être. De la même manière, on ne peut que regretter de voir Channing Tatum prendre autant de place dans Vers la Lune.

Il faut dire que l’ambition du long métrage réalisé par Greg Berlanti (Avec amour, Simonet c’est à peu près tout), ne manquait pas de piquant : il s’agissait de raconter les coulisses de la conquête spatiale et comment la grande Amérique a su la vendre au grand public. Avec, en maîtresse de cérémonie, un personnage haut en couleur, charismatique et effronté : Kelly Jones, une experte en marketing… et un improbable croisement féminin entre le Don Draper de la série Des hommes fous et Frank Abagnale deArrêtez moi si tu peux.

Une mission à côté de la mission, en somme. Et une tâche qui n’était pas loin d’être insurmontable dans un pays alors empêtré dans la très médiatisée guerre du Vietnam. Mais un défi que la jeune femme – un rôle sur mesure interprété avec brio par Scarlett Johansson qui est aussi la productrice du film, on n’est jamais mieux servi que par soi-même – va relever avec brio pour transformer Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins, les trois astronautes d’Apollo 11, en véritables stars.

Vers la Lune (2024) ©Sony Pictures

Un plan de communication parfaitement huilé, à un détail près : Cole Davis, le directeur de mission, n’aime pas trop ces activités annexes, pourtant nécessaires pour gagner les budgets nécessaires. Obsédé par sa mission – et un peu par l’effondrement de son ennemi juré –, il va faire machine arrière. Puis céder, bien sûr : l’espace est, après tout, un business comme un autre. Et nous sommes aux Etats-Unis.

Ce personnage et la romance parfaitement dispensable qui en découle constituent l’énorme point faible d’une comédie qui n’en manque pas. Car avec son visage lisse, ses oreilles décollées, son physique trop parfait et ses trois expressions faciales, Channing Tatum ne parvient jamais à rendre crédible ce trublion autour duquel l’intrigue va pourtant tourner comme un satellite autour de notre bonne vieille Terre.

Vers la Lune (2024) ©Sony Pictures

On regrettera d’autant plus que Woody Harrelson traîne aussi dans le coin, et se révèle délicieusement ringard dans le rôle d’un agent secret au service de la Maison Blanche, alors que le scénario ose même – un peu maladroitement – ​​jouer avec la version « alternative » de la mission Apollo 11, celle qui voudrait qu’aucun homme n’ait jamais marché sur la Lune. Allo Houston ? On t’a perdu.

 
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