mais que fait le gouvernement pendant ce temps ? – .

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l’essentiel
Dans tous les ministères, il y a des dossiers à boucler et des réformes à mettre en œuvre. Le travail du gouvernement continue, il pourrait même y avoir un conseil des ministres lundi.

Le petit monde des conseillers ministériels s’est, cette semaine, divisé en deux camps : les joueurs et les prudents. Ces derniers ont limité leur horizon à dimanche. « Serons-nous encore là après et pour combien de temps ? Je n’oserais pas le dire. Il ne faut pas me le demander », a déclaré l’un d’eux. « Honnêtement, une semaine, un mois, c’est impossible à dire », a assuré un autre. Dans l’autre camp, l’espoir est un peu plus présent : « Le RN n’aura pas la majorité, les autres ont eu du mal à s’entendre sur des projets de loi simples donc former un gouvernement ensemble prendra du temps. Il faudra d’abord s’entendre sur une majorité puis répartir les portefeuilles. Je pense que nous pourrons encore être là après l’été », a rassuré jeudi un conseiller en communication.

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Il y a une date qui fait l’unanimité : le lundi 8 juillet, puisque, selon nos confrères de l’Opinion, l’idée d’un conseil des ministres a été évoquée lors de la réunion du gouvernement à l’Élysée. « Ce n’est pas farfelu, leur a confirmé une source au ministère de l’Intérieur, le président se donne un peu de temps », même s’il doit être aux États-Unis mardi pour un sommet de l’Otan. Cela permettrait de concrétiser en tout ou partie les nominations qui n’ont pas été signées mercredi 3 juillet.

Darmanin au travail

En attendant de faire leurs cartons, les ministres gèrent des dossiers courants, qu’il ne faut pas confondre avec l’actualité. Chaque conseiller interrogé tient à préciser d’emblée : « ce ne sont pas des affaires courantes car le gouvernement n’a pas démissionné ».

Gérard Darmanin, par exemple, « est au travail », assure-t-on place Beauvau. Le ministre de l’Intérieur fait sans cesse des allers-retours entre le Nord et Paris. Il fait quelques séquences de campagne et quelques séquences de ministère. « Il anime des réunions quotidiennes à Beauvau. Hier, c’était un comité ministériel sur les Jeux olympiques. On a aussi beaucoup de questions sur la sécurité et le terrorisme », nous explique l’un de ses conseillers.

Fausser le vote

Mais chaque ministre est appelé à la plus grande prudence car il ne peut pas utiliser sa position au gouvernement comme un avantage, c’est ce qu’on appelle la réserve électorale. « On ne peut pas faire d’annonces pour France 2030 par exemple et débloquer des millions d’euros, cela pourrait être considéré comme une manière de biaiser l’issue du vote », nous explique un conseiller. « Mais on travaille quand même car, en ce qui nous concerne, il faut préparer la rentrée universitaire, on poursuit la régulation des formations privées pour les BTS, on travaille aussi sur la réforme de la formation initiale des enseignants et sur les modalités d’entrée en deuxième année de médecine », énumère-t-on chez Sylvie Retailleau.

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« On ne peut pas faire d’annonce mais on peut revenir sur des choses déjà dites comme le rachat par la France d’ASN à Nokia par exemple (fabricant et installateur de câbles sous-marins NDLR) », ajoute Bruno Le Maire. Ses équipes avancent aussi sur la partie technique du budget. « Un budget, ce sont des milliers de décisions, ce n’est pas parce qu’on décide par exemple de rétablir l’ISF que ça change. Un nouveau gouvernement ne va pas changer 100 % des recettes et 100 % des dépenses », ajoute l’un de ses conseillers, se plaçant dans la perspective d’un gouvernement dominé par la gauche. Il ajoute, toujours dans la même perspective : « tous les retraités vont devoir toucher leur pension donc on prépare les textes, après on verra s’ils seront revalorisés ou pas ».

Alors oui, il y a moins de courriels et de visiteurs. Les conseillers avouent ne plus travailler tard jusqu’à 22 heures, mais « j’ai fait d’autres remaniements et il y avait beaucoup plus de syndrome du crayon-up », assure l’un d’eux, ajoutant : « l’incertitude du lendemain fait que certaines décisions sont accélérées. On ne peut pas se permettre de laisser des postes vacants, par exemple, on veut que la situation soit propre quand on part. » Que ce soit dans trois semaines ou dans trois mois.

 
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