Un autre jour crucial pour le président Biden – .

(Washington) Un meeting, une interview à haut risque, un programme de campagne agressif… Joe Biden continuait vendredi à se battre pour sa survie politique.


Publié à 08:46

Mise à jour à 14h25



Aurélia FIN

Agence France-Presse

Interrogé à distance par des journalistes pour savoir s’il était encore capable de battre Donald Trump en novembre, le démocrate de 81 ans a simplement répondu « oui », avant de s’envoler pour le Wisconsin (nord), un Etat qui sera déterminant pour l’élection.

Le président américain sait que désormais chaque geste, chaque intonation compte pour rassurer ses partisans, dont l’inquiétude ne s’est pas apaisée depuis son débat totalement raté du 27 juin face à son prédécesseur républicain.

« Nous allons tourner la page, nous allons avancer », a promis la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

PHOTOGRAPHIE JIM WATSON, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

Karine Jean-Pierre, porte-parole de la Maison Blanche

Depuis ce duel télévisé, les Américains n’ont plus vu Joe Biden parler librement sans prompteur et sur une période prolongée.

Il en aura l’occasion vendredi, lors d’une interview avec un journaliste vedette et présentateur d’ABC, George Stephanopoulos, qui sera enregistrée dans le Wisconsin.

Wisconsin

Joe Biden devra également démontrer son énergie lors du meeting prévu à Madison, dans le Wisconsin, dans cet État qu’il avait remporté par seulement 20.682 voix d’avance face à Donald Trump en 2020.

« Je n’ai pas l’intention de partir », a-t-il assuré jeudi lors de la fête de l’Indépendance.

Son équipe de campagne redouble d’efforts. Vendredi, elle a dévoilé un plan de bataille intense pour le mois de juillet, qui comprend une campagne de spots télévisés et des déplacements dans tous les États clés, y compris le Sud-Ouest pendant la convention républicaine (du 15 au 18 juillet).

Joe Biden doit également accueillir la semaine prochaine un sommet des dirigeants de l’OTAN, où il tiendra une conférence de presse, un autre exercice très attendu.

Donald Trump a choisi jeudi de décocher ses flèches en direction de la vice-présidente Kamala Harris, jusqu’ici colistière à la loyauté sans faille, mais qui serait évidemment une candidate potentielle en cas de désistement du président américain.

PHOTO GERALD HERBERT, ASSOCIATED PRESS

L’ancien président Donald Trump, candidat républicain à la présidentielle, s’exprime lors du débat présidentiel de CNN avec le président Joe Biden le 27 juin 2024, à Atlanta.

« Avec sa soif insatiable de pouvoir, Kamala a fait tout son possible pour cacher la santé de « Joe l’escroc » au peuple américain », a écrit un porte-parole de la campagne du milliardaire républicain de 78 ans.

Pour prouver que l’interview de vendredi est cruciale, la chaîne de télévision a modifié son horaire de diffusion.

ABC avait initialement prévu de diffuser des extraits le vendredi, puis le samedi, et la diffusion complète le dimanche.

Diffusion spéciale

Mais c’est finalement vendredi soir, à 20 heures, heure locale, que les téléspectateurs pourront revoir l’interview dans son intégralité, dans le cadre d’une émission spéciale.

Joe Biden affrontera le journaliste George Stephanopoulos, qui connaît les rouages ​​de la communication politique comme personne, pour avoir travaillé en étroite collaboration avec l’ancien président démocrate Bill Clinton, à la fois pendant la campagne et à la Maison Blanche.

Plus tôt cette semaine, l’une des voix démocrates les plus influentes, l’ancienne présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, a jugé « essentiel » que Joe Biden accorde une ou même deux interviews de grande envergure.

Même s’il sort honorablement de cet exercice, le président américain ne sera pas sauvé, mais s’il se montre aussi hésitant et confus qu’il l’a été face à son rival républicain la semaine dernière, sa candidature à un second mandat ne tiendra qu’à un fil.

Les révélations inquiétantes se succèdent désormais dans la presse américaine.

Le site Axios a rapporté vendredi que Joe Biden avait parfois du mal à se souvenir des noms des personnes qu’il connaît depuis longtemps.

Les équipes de Joe Biden ont balayé d’un revers de main cette information, jusqu’ici toujours glissée de manière anonyme, tout en attaquant les médias et notamment leur bête noire du moment, le New York Times.

« Imaginez une seconde que le New York Times « attaque le fascisme de Trump aussi vigoureusement que l’âge de Biden », a écrit un partisan du président américain sur X, dans un message relayé plus tard par un membre haut placé de son équipe de campagne.

La rédaction du prestigieux quotidien a appelé Joe Biden à se retirer de la course à la Maison Blanche.

 
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