Les représentants de l’État polynésien réclament les mêmes droits qu’en métropole.

Les représentants de l’État polynésien réclament les mêmes droits qu’en métropole.
Les représentants de l’État polynésien réclament les mêmes droits qu’en métropole.

L’ITR, l’allocation temporaire de retraite, des fonctionnaires de l’Etat sera définitivement supprimée en 2028. Depuis 2008, l’Etat a décidé d’y mettre fin progressivement. En échange, il propose depuis avril 2023 un mécanisme compensatoire : la CVR – la cotisation volontaire de retraite. Pour les fonctionnaires de l’Etat, le compte n’existe pas.

Delphine Poudroux


Publié le 2 juillet 2024 à 18h07,
mis à jour le 2 juillet 2024 à 18h08

Il y a moins d’une semaine, le jeudi 27 juin, ils se mobilisaient encore devant le Haut-Commissariat. Depuis 2023, les fonctionnaires de Polynésie française contestent fermement le nouveau système de retraite choisi par l’État. Hors de question pour eux, disent-ils, d’accepter des pensions de retraite indécentes. Et surtout, de voir leurs homologues de métropole toucher 75 % de leur salaire à leur départ en retraite quand eux, les Polynésiens, devront se contenter de 40 %.

Tiarama Lehartel est contrôleur aérien au centre de contrôle de Tahiti Faa’a. Elle intervient en tant que déléguée syndicale de l’aviation civile pour le syndicat Usac – CGT.Quand je serai à la retraite, je garderai moins de la moitié de mon salaire. Ce n’est pas acceptable, car en plus, le système de retraite des fonctionnaires prévoit que nous touchons une pension en rapport avec la dignité de notre poste. Où est la dignité à continuer de toucher 40 % ? Quand on sait aussi qu’ici, la vie est beaucoup plus chère.” dit-elle amèrement.

Il y a plus de 10 000 agents de l’État en Polynésie française (douaniers, policiers, enseignants, etc.). La source de leur mécontentement : Fin annoncée de l’ITR (allocation temporaire de retraite) prévue dans quatre ans par l’Etat. Mais surtout remplacement de cette ITR, cette indexation sur leur retraite, par la CVR, la cotisation retraite volontaire. Des décisions prises à Paris, sans réelle concertation, comme l’a précisé le ministre. Johan Tehihipo, secrétaire territorial de l’Alliance nationale de la police CFE CGC : «Ce que nous déplorons, c’est justement la façon dont cela a été décidé, le 49-3. Donc, pour dire les choses simplement, cela nous a tout simplement été imposé. Et c’est ce que nous déplorons aujourd’hui. Donc, malgré la protestation d’une majorité de centrales syndicales, cela a quand même été validé. Donc, aujourd’hui, nous le percevons comme un manque de considération pour notre statut, pour notre peuple aussi.«

Après avoir rédigé une pétition, organisé des manifestations, fait grève et écrit aux ministères, les responsables de l’Etat n’excluent pas de nouvelles actions pour se faire entendre. Ils espèrent surtout trouver des porte-parole parmi les nouveaux députés qui siégeront bientôt à l’Assemblée nationale.

 
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