changements à partir de juillet

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changements à partir de juillet

Le prix des médicaments sur ordonnance change à partir du 1er juillet. Ceux qui coûtent moins de 30 francs seront plus chers, et ceux qui coûtent plus de 30 francs moins chers. Les médicaments en libre accès ne sont que marginalement concernés.

Les prix des médicaments vont évoluer à partir de juillet (archives).

ATS

Ce changement concerne la partie relative à la distribution des médicaments. Cela finance les prestations logistiques des pharmacies, des hôpitaux, de certains EMS ou encore des médecins qui distribuent des médicaments. Il permet de couvrir une partie des salaires, des infrastructures et des frais de transport.

Jusqu’à présent, cette part rendait les médicaments coûteux plus rentables. Ce qui n’incitait pas à donner des génériques. Le Conseil fédéral a décidé de mettre sur un pied d’égalité les médicaments originaux et les génériques.

Concrètement, le prix des médicaments originaux va diminuer, et celui des génériques va augmenter. Celles-ci resteront toutefois moins coûteuses que les préparations originales. Au total, cette mesure devrait permettre d’économiser 60 millions de francs par an.

Priorité aux génériques

Pour Curafutura, la Fédération des Médecins Suisses (FMH), l’organisation faîtière des hôpitaux H+ et l’association des pharmaciens PharmaSuisse, «cette adaptation corrige la mauvaise incitation actuelle selon laquelle les pharmaciens, les médecins et les services hospitaliers ambulatoires gagnent plus sur le médicament original. La priorité est donc finalement donnée au médicament générique équivalent, mais moins cher.

Pour les quatre organisations faîtières, le nouveau système ouvre la voie à une utilisation accrue des médicaments génériques au niveau collectif. A plus long terme, des économies supplémentaires de plusieurs centaines de millions de francs sont possibles. Cela bénéficiera « aux patients et aux payeurs de primes ». Même si ceux qui utilisent déjà des génériques verront leur facture augmenter, déplore la Fédération suisse des patients, par la voix du président de la section romande, le sénateur Baptiste Hurni (PS/NE).

Opportunité manquée

De son côté, la deuxième fédération d’assureurs, Santésuisse, regrette que le Conseil fédéral ait raté une occasion de «réduire enfin sensiblement les marges de distribution dans le commerce des médicaments et ainsi soulager considérablement l’assurance de base».

À l’avenir, les médicaments bon marché, souvent payés directement par les consommateurs, coûteront nettement plus cher. Dafalgan devrait voir son prix public bondir de 70%.

Santésuisse souligne également que les prix des médicaments génériques sont bien trop élevés par rapport à l’étranger. Pour sa directrice Verena Nold, des économies de 370 millions de francs sont possibles immédiatement et sans perte de qualité en abaissant les prix au niveau moyen des pays de référence (55%).

PharmaSuisse souligne de son côté que ces médicaments sont délivrés sans ordonnance et ne sont pas concernés par la réforme.

bl, ats

 
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