Chapeaux, Pimm’s et Charles III… Une folle journée à Royal Ascot

Chapeaux, Pimm’s et Charles III… Une folle journée à Royal Ascot
Chapeaux, Pimm’s et Charles III… Une folle journée à Royal Ascot

Il n’est jamais trop tôt pour un verre de Pimm’s. Ici, on boit ce cocktail typiquement anglais – à base de gin et d’herbes – comme du whey… Ou comme une tasse de thé. Alors, en attendant l’ouverture des portes de l’hippodrome à 10h30 précises, on pique-nique sur les parkings aux alentours. Voudriez-vous encore un sandwich au concombre ?

La journée a débuté par un ballet de berlines noires, marquées de l’emblème de l’événement et polies toutes les dix minutes. Et par un autre, encore plus impressionnant, des hélicoptères privés, qui atterrissent sur une piste improvisée en rase campagne, à Sunninghill Park. Où le prince Andrew et Sarah Ferguson ont fait construire la maison de leurs rêves après leur mariage.

Le terrain de jeu de Windsor

Le reste après cette annonce

Ascot n’est qu’à une dizaine de kilomètres du château de Windsor. Autant dire que la famille royale s’y sent chez elle. D’ailleurs, si cette semaine des courses hippiques est qualifiée de « royale », c’est parce qu’au moins un ou plusieurs membres de la Firme doivent être présents chaque jour de compétition. Pour leur plus grand plaisir. En son temps, Elizabeth II attendait avec impatience ce rendez-vous de la mi-juin. Comme sa fille Anne, cavalière expérimentée au point d’avoir participé aux Jeux olympiques de Montréal en 1976. La princesse royale n’est jamais plus heureuse qu’à Ascot, tâtant les croupes des chevaux et discutant avec les jockeys.

Héritage familial oblige, Charles III ne recule pas devant son plaisir de parier. Dans la loge royale, il tape du pied et jubile lorsque son favori arrive en premier. Deux catégories de personnes se rencontrent à Ascot : ceux qui viennent véritablement pour les courses, le « Racing Post » en main ; et ceux qui viennent pour le reste, c’est-à-dire pour voir et être vu.

Théâtre mondain ou foire aux vanités ?

Ces courses hippiques sont également le théâtre d’un grand défilé. Pour les messieurs, pas de place à l’originalité : veste noire, pantalon rayé gris et haut-de-forme sont de rigueur. La seule farce autorisée : la cravate, souvent à pois ou à motifs.

Pour les dames, au contraire, toutes les extravagances sont permises… Et même exigées. Surtout lorsqu’il s’agit de chapeaux, dont l’excentricité a bâti la réputation de l’événement au fil des décennies. Bisous, chapeaux, tambourins, voiles… Pas de règles, si ce n’est de laisser libre cours à votre imagination. Certains portent sur leur tête un nid et ses oiseaux, un potager et ses légumes, une pastèque, de gros bonbons, un bouquet chatoyant, un jardin luxuriant… On en ressort presque avec le vertige.

Au cas où vous l’oublieriez, la boutique Royal Ascot propose des hauts de forme et des cravates, ainsi que des parapluies. Heureusement, ce mardi 18 juin, jour où nous sommes sur place, le soleil est au rendez-vous. La rumeur dit que les organisateurs ont fait appel à un chaman – célèbre dans le monde de la mode – pour assurer le beau temps.

Un badge convoité

Ce qui n’empêche pas l’herbe d’être brillante et même encore un peu humide, au point que les talons aiguilles des dames s’y coincent. Pour éviter la catastrophe, une dame décide de troquer ses talons aiguilles contre une paire de tongs le temps de quelques minutes. Pas très chic !

Les quatre premiers jours de Royal Ascot – du mardi au vendredi – sont l’apanage de la société polie. Celui qui peut se permettre de ne pas travailler et de payer cher son entrée. Le samedi s’adresse à un public plus large. « Alors, ce jour-là, les aristocrates préfèrent ne pas venir », explique un habitué. Au total, environ 300 000 personnes se rassemblent à Ascot en seulement une semaine.

Même ici, tout reste une question de hiérarchie. Ascot est divisée en plusieurs parties : l’enceinte du village, l’enceinte de la Reine Anne et l’enceinte royale. Ce dernier est le saint des saints, puisqu’il était à l’origine réservé aux riches propriétaires d’écuries, aux plus grandes familles du royaume et aux gentlemen’s clubs londoniens. Aujourd’hui encore, on ne peut le revendiquer qu’avec l’accord des représentants de Sa Majesté à Ascot. Aussi, pour y accéder, vous devez vous assurer de conserver un badge nominatif arborant la couronne visible sur votre poitrine. L’objet de tous les désirs. Même les Windsor doivent en porter un.

Dans « l’enceinte royale », l’herbe semble plus verte qu’ailleurs. Compositions florales, sculptures, kiosque avec musicien… Tout est raffiné, à commencer par le déjeuner.

Le retour de Lady Gabriella

Un peu avant 14 heures, sur les écrans, la composition des quatre « carrosses royaux » s’affiche. La foule se rassemble ensuite le long du parcours pour apercevoir le cortège, au son de « God save the King ». Dans le premier landau, Charles III et Camilla sont accompagnés du duc et de la duchesse de Wellington, leurs amis de toujours. Au passage, les hommes enlèvent leurs hauts-de-forme et scandent des « hourras ».

Suit un deuxième landau avec à son bord la princesse Anne, son fils aîné Peter Phillips, John Warren, directeur des courses du roi après avoir été la reine pendant 21 ans, ainsi que Lady Gabriella Kingston, cousine de Charles III, qui a fait sa première apparition publique. depuis le suicide de son mari en février. Dans les troisième et quatrième, on retrouve le summum de l’aristocratie : le comte d’Halifax et son épouse, Sir Ben Elliot et son épouse, M. Ralph Beckett et son épouse, ainsi que Sir Johnny Weatherby et son épouse.

Le cortège se termine au Parade Ring – qui nécessite un badge supplémentaire pour entrer – où des trophées sont remis à la fin de chaque course. Puis le roi et sa famille regagnent la loge royale, où ils peuvent profiter du spectacle en toute tranquillité.

Les courses s’enchaînent toutes les trente minutes, presque aussi vite que les verres de Pimm’s. Sans aucun doute, le Royal Ascot est un condensé de l’art de vivre anglais.

Deux adresses pour vivre Royal Ascot comme un vrai seigneur

Flexjet

Fini les contrôles de sécurité chaotiques et les enregistrements interminables ! Lorsque vous allez parier à Royal Ascot, vous n’avez pas une minute à perdre. Alors, Flexjet – leader mondial de l’aviation privée en copropriété et partenaire de l’événement – ​​est sans doute le meilleur moyen de voyager à la fois rapidement et sereinement. Des vols sont disponibles vers la capitale anglaise depuis de nombreuses villes européennes.

Comptez à peine cinquante minutes pour un trajet Paris-Londres, dans un environnement des plus luxueux. L’intérieur du Praetor 600 – qui peut transporter neuf passagers – est épuré. Fauteuils pivotants en cuir, tables plaquées noyer… Une hôtesse est à votre disposition pour répondre à toutes les demandes et vous servir thé, petits fours et repas élaborés. L’appareil est conçu pour réduire les turbulences, afin que le voyage soit fluide et silencieux.

Une fois à Londres, Flexjet propose également des trajets vers Ascot, cette fois en hélicoptère. Là encore, dans le plus grand confort. Dès l’atterrissage, vous êtes reçu avec une coupe de champagne dans un salon aménagé pour l’occasion. Royal!

L’Emory

Situé en bordure de Hyde Park, dans le quartier huppé de Knightsbridge, The Emory a ouvert ses portes il y a seulement quelques semaines. Contemporain et design, c’est le premier hôtel de Londres à proposer uniquement des suites. Soixante au total. Tous sont uniques, conçus par différents architectes d’intérieur de renom. Les chambres sont luxueuses mais jamais tape-à-l’œil. Ici, on cultive le bon goût de la discrétion.

Quatre étages sont consacrés au bien-être, dont un avec une superbe piscine de 22 mètres surmontée d’un plafond doré. Le spa porte la marque Surrenne, un club normalement privé mais ouvert aux clients de The Emory. Dans une ambiance très apaisante, nous vous chouchoutons avec des soins personnalisés, qui débutent par un questionnaire précis et un échange avec votre masseur.

Sur le toit pour une vue imprenable sur la ville ou plus cosy au rez-de-chaussée, The Emory propose quatre bars et restaurants. Dont un, sous la houlette du chef français Jean-George Vongerichten, qui, après New York, a ouvert un ABC Kitchen à Londres. Le concept est le même : une cuisine locale, consciente et inspirée de l’Amérique latine.

L’Emory est assurément un hôtel pas comme les autres, une sorte d’oasis minimaliste au milieu de l’agitation de la ville. Le nouveau pied-à-terre pour le beau monde.

 
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