Palme d’Or à Capri | Série limitée – .

Est-il encore possible de tomber sous le charme de Capri ? On pourrait se poser la question quand on voit les flots de touristes qui affluent chaque jour à Marina Grande. Quelque chose dont il faut avoir peur. Mais la solution existe : l’hôtel La Palma, refuge extrêmement raffiné ouvert l’été dernier. Récupéré dès la descente du bateau, vous êtes immédiatement transporté dans la carte postale dont vous rêviez, « un fantasme de Capri » pour reprendre les mots du décorateur Francis Sultana, qui a su allier le style de l’architecture locale, un parfum de dolce vita et de modernité très sobre. Idéalement situé dans le village, à deux minutes à pied de la célèbre piazzetta, l’hôtel pose son élégante façade blanche au milieu de bâtiments historiques, et semble avoir toujours été là. Ce qui n’est pas faux… car La Palma existait bien avant que les frères Reuben ne la rachètent et n’en confient la gestion au groupe hôtelier Oetker.

L’établissement est né en 1922, après la transformation de la Locanda Pagano, le premier hôtel de l’île créé par Giuseppe Pagano un siècle plus tôt. Profondément modifiée au début des années 1960, La Palma avait perdu son âme et, d’une certaine manière, la douce folie Capriote imaginée par Francis Sultana renoue avec ses origines. Dès la porte d’entrée, la magie opère. Le vaste lobby avec ses piliers, ses murs blancs et ses plafonds voûtés rappelle les vieilles maisons de l’île. Une impression renforcée par le terrazzo du sol et ses mosaïques en forme de palmiers. Pas de peinture au mur, mais les profils antiques de Roberto Ruspoli, qui rappellent les fresques de Jean Cocteau de la Villa Santo Sospir. Un choix décoratif pour les connaisseurs, tout comme les consoles et amphores en céramique vernissée réalisées par Giuseppe Ducrot. Généralement jaunes ou blanc laiteux, ils sont ici d’un bleu cendré et interagissent harmonieusement avec les sièges dessinés par Francis Sultana et recouverts d’un tissu bleu pétrole.

Démonstration d’équilibre

Cette première démonstration d’équilibre, d’un savant mélange entre charme du passé et création contemporaine, se poursuit dans la salle du restaurant Gennaro’s, où les lustres et appliques en verre de Murano, spécialement conçus autour du thème du palmier, évoquent le glamour des années 1950, à l’image des miroirs églomisés, encadrés d’un motif de corde en plâtre. Les tables jaune citron électrisent d’un clin d’oeil nostalgique, tandis que les assiettes au fin liseré vert anis signées Ginori 1735 témoignent des grandes heures de la vaisselle italienne. Dans le bar attenant, la modernité se glisse aussi discrètement grâce à deux œuvres d’Allegra Hicks, des tapisseries représentant le golfe de Naples… Plus insolites, mais sans excès, des tableaux sont accrochés dans le couloir qui mène aux ascenseurs. Ils proviennent de la galerie d’art contemporain de Laura Trisorio, située juste en face de l’hôtel. La Palma accueille sans doute quelques collectionneurs en vacances… Larry Gagosian n’organise-t-il pas un événement réunissant ses meilleurs clients chaque année en juillet à la Villa Malaparte ?

©DR

Mais à l’étage, revenons aux œuvres calmes et sereines de Roberto Ruspoli et Allegra Hicks. Douceur et harmonie sont les maîtres mots à La Palma. A peine une touche de vert avec ce tapis losange qui mène aux chambres et là encore, murs blancs, plafonds nervurés, tête de lit vert amande et bibliothèque turquoise, dans laquelle des livres racontent la légende de Capri. Un grand balcon s’ouvre sur la piscine et les façades des maisons du village. Et la mer ? certains s’inquiéteront. Pour le voir, il faut monter sur le toit-terrasse, où le restaurant Bianca propose un merveilleux moment pour un apéritif, à la lumière du soleil couchant, puis un dîner exquis sous les étoiles. Mais surtout, une navette vous emmène au beach club de l’hôtel, Da Gioia, à Marina Piccola, d’où la vue sur les faraglioni est parfaite. Accueillis par le très animé Antonio, nous y déjeunons dans un décor de cabane sophistiqué, toit de bambou, fauteuils en rotin Bonacina et céramiques siciliennes aux murs. Inutile de dire que le service à la Oetker est impeccable. Vêtus de vestes en seersucker rayées bleu ciel et blanches, le personnel est particulièrement souriant et attentionné. Côté cuisine, les chefs Gennaro Esposito et Pasquale Cuomo proposent des plats italiens d’une délicieuse simplicité et, enfin et surtout, La Palma est située au-dessus d’Anema e Core, la célèbre discothèque aux allures de taverne. Idéal pour faire la fête jusqu’à l’aube, au son des tambourins, sachant que votre lit est à quelques mètres.

Da Gioia Beach Club©DR

©DR

oetkercollection.com

 
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