procès d’une mère accusée du meurtre de ses filles handicapées, introuvable depuis 2016

procès d’une mère accusée du meurtre de ses filles handicapées, introuvable depuis 2016
procès d’une mère accusée du meurtre de ses filles handicapées, introuvable depuis 2016

Ses filles n’ont pas été retrouvées depuis 2016. Naïma Bel Allam est jugée devant la cour d’assises du Lot-et-Garonne, à Agen, lundi 17 juin 2024, dans le cadre de la disparition des deux jeunes filles âgées de 12 et 13 ans. la mère comparaît pour homicide volontaire aggravé.

Une tache « brûlée » retrouvée dans la maison familiale

Les deux adolescents, nés avec des malformations, sont portés disparus depuis le 7 décembre 2016. de l’Institut spécialisé d’éducation aux polyhandicaps (Isep) de Tonneins, où ils ont été accueillis pour la journée, rapporte l’AFP, relayée par Le Parisien.

Au bout de cinq mois, la Direction de l’Enfance et de la Famille du conseil départemental a signalé leur disparition. Naïma Bel Allam avait alors été poursuivie pour « abandon de mineurs » et écrouée en septembre 2017.

L’enquête prend une autre tournure lorsqu’une tache « brunâtre » est découverte au domicile de la mère à Nérac. Sa mise en examen s’est donc transformée en « homicide volontaire aggravé » en janvier 2018. Son avocate, Maître Sophie Grolleau, affirme cependant que plusieurs ADN ont été retrouvés, notamment celui de l’ancien locataire, rendant ces analyses peu concluantes.

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La mère clame son innocence

Ancienne comptable, Naïma Bel Allam a été abandonnée par son mari. Depuis la disparition de ses deux filles, qu’elle a élevées seule, elle dispose de plusieurs versions qui compliquent l’enquête. Elle a été libérée en novembre 2021.

Elle a expliqué avoir confié les deux adolescentes à un couple sur une aire d’autoroute en Espagne, avant que les enquêteurs ne démentent cette histoire.

En février 2022, militaires, gendarmes et plongeurs ont fouillé pendant une semaine une zone boisée située non loin du domicile familial. En vain.

Depuis, Naïma Bel Allam clame son innocence. « Elle a déclaré dès le début qu’elle n’avait pas tué ses filles et qu’elles étaient en sécurité. Elle brouille délibérément les traces, elle veut les protéger des institutions françaises dans lesquelles elle a complètement perdu confiance », explique son avocat. Le verdict est attendu le 20 juin 2024.

Le père des deux filles s’est porté partie civile. Il n’avait pas vu ses enfants depuis plusieurs années au moment de leur disparition.

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