un défi pour les autorités

un défi pour les autorités
un défi pour les autorités

Depuis plusieurs mois, les consommateurs marocains constatent une hausse vertigineuse des prix des viandes rouges, incontournables de la cuisine marocaine. Cette inflation alimentaire ne passe pas inaperçue et soulève de nombreuses questions sur les causes et les mesures envisagées pour endiguer ce phénomène.

Les prix des viandes rouges ont augmenté d’environ 20%, en raison, selon les éleveurs, de l’augmentation des coûts de production liée à la dégradation des pâturages, de la rareté du fourrage et de la hausse du prix de l’alimentation du bétail. Depuis la fin du Ramadan, les prix du veau sont de 100 à 110 dirhams, et ceux du mouton de 120 à 130 dirhams.

Les causes de la hausse des prix

La principale explication de cette augmentation réside dans les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. La sécheresse, exacerbée par le changement climatique, a gravement affecté les cultures fourragères, essentielles à l’alimentation du bétail. En conséquence, les coûts de production des éleveurs ont considérablement augmenté, impactant inévitablement les prix de vente des viandes rouges.

De plus, les prix des aliments pour animaux ont également grimpé en flèche sur le marché international. Les importations de céréales et de soja, principaux composants de ces aliments, sont devenues plus chères, contribuant ainsi à la hausse des coûts de production.

Mesures envisagées par les autorités

Face à cette situation préoccupante, les autorités marocaines ont élaboré une série de mesures pour atténuer l’impact sur les consommateurs et stabiliser le marché et soutenir les éleveurs. Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, a récemment détaillé ces initiatives en réponse aux questions des députés du Parlement.

Des subventions et aides financières sont prévues pour soutenir les éleveurs en difficulté, leur permettant de faire face à la hausse des coûts de production sans répercuter intégralement ces hausses sur les consommateurs. La principale proposition de l’État est sans aucun doute celle qui prévoit le maintien des subventions pour l’achat d’aliments pour le bétail, dont 6 millions de quintaux d’orge et 3,2 millions de tonnes de fourrages composés. Le gouvernement encourage le développement des cultures fourragères locales pour réduire la dépendance aux importations et stabiliser les coûts de l’alimentation animale.

Accompagnement des éleveurs

Et justement, concernant les importations, notons la suppression des droits de douane pour faciliter l’achat de bétail destiné à l’abattage ainsi que la prospection et l’ouverture de nouveaux marchés internationaux, notamment en Amérique latine. D’autres initiatives sont en place pour promouvoir un élevage intensif, plus performant en termes de production, afin d’augmenter l’offre de viandes rouges sur le marché national.

Par ailleurs, des mesures de contrôle et de régulation des prix sont mises en œuvre pour éviter la spéculation et garantir un certain niveau d’accessibilité des viandes rouges pour les consommateurs. Par ailleurs, le contrat programme vise à porter la production annuelle de viande à 850 000 tonnes d’ici 2030. Par ailleurs, la mise à niveau et la modernisation de 120 abattoirs à travers le Royaume sont prévues, avec une évaluation des moyens de poids à l’abattage fixés à 270 kg pour les bœufs et 20 kg pour les bœufs. pour les moutons.

Un défi complexe à relever

La situation reste néanmoins complexe et les solutions envisagées demandent du temps pour porter leurs fruits. En effet, la flambée des prix de la viande rouge au Maroc pose un défi majeur aux autorités, qui doivent combiner mesures à court terme pour soulager les consommateurs et stratégies à long terme pour renforcer la résilience du secteur agricole face aux aléas climatiques et environnementaux. économique. Les consommateurs marocains espèrent que ces mesures contribueront à stabiliser les prix et à assurer une disponibilité suffisante de viande rouge sur le marché.

Le succès de cette entreprise dépendra de la capacité des autorités à agir rapidement et efficacement pour soutenir les éleveurs et réguler le marché. Par conséquent, ces actions menées représenteront les efforts du gouvernement pour atténuer l’impact de la hausse des prix et assurer la stabilité du marché de la viande rouge au Maroc. Pendant ce temps, les prix de la viande rouge montent en flèche, notamment dans les souks et les marchés en cette période, à l’approche de l’Aïd el-Adha.

 
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