« Je suis convaincu que notre ville va s’élever »

Plus de 300 personnes se sont rassemblées à Témiscaming mardi soir pour réclamer le maintien des activités de l’usine de cellulose de leur municipalité. Réunie à l’invitation des maires de Témiscaming, Pierre Gingras, et de Kipawa, Norman Young, la population était bien consciente de l’urgence de la situation.

La société américaine Rayonier Advanced Materials (RYAM) a annoncé il y a un mois la fermeture complète de sa ligne de production de cellulose de haute pureté (CHP) pour une durée indéterminée.

La fermeture annoncée pour le 2 juillet entraînera le licenciement de 275 personnes.

Deux autres lignes de production restent ouvertes à l’usine, soit la production de carton et la production de pâte à haut rendement.

Photo : Radio-Canada / Jessica Gélinas

Juillet, on ne verra pas l’avenir de cette usine. Il y aura tellement de gens qui partiront et iront travailler ailleurs qu’il n’y aura plus aucune possibilité de redistribuer ces équipements. Il faut des opérateurs expérimentés pour pouvoir redémarrer l’usine, mais ils seront tous partis », « texte » : « Si elle ferme le 2 juillet, nous ne verrons pas l’avenir de cette usine. Il y aura tellement de gens qui partiront et iront travailler ailleurs qu’il n’y aura plus aucune possibilité de redistribuer ces équipements. Il faut des opérateurs expérimentés pour pouvoir redémarrer l’usine, mais ils auront tous disparu”}}”>Si elle ferme le 2 juillet, on ne verra pas l’avenir de cette usine. Il y aura tellement de gens qui partiront et iront travailler ailleurs qu’il n’y aura plus aucune possibilité de redistribuer ces équipements. Il faut des opérateurs expérimentés pour pouvoir redémarrer l’usine, mais ils disparaîtront tousmentionne Roger Gauthier, qui a été président du syndicat à l’usine de Témiscaming de 2011 à 2018.

semaine oudeux, il faut que les choses bougent », « texte » : « Il nous reste une semaine ou deux, il faut que les choses bougent »}} »>Il nous reste une semaine ou deux, il faut que ça bougeajoute-t-il, inquiet de ce qui pourrait arriver si la décision était confirmée.

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Roger Gauthier estime que l’usine de cellulose est toujours rentable.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Les gens quitteront leur maison, la rendront à la banque et partiront. Notre ville entière tombera à terre.

Une citation de Roger Gauthier, ancien président du syndicat des usines de Témiscaming

Roger Gauthier interpelle directement le gouvernement du Québec. C’est justement pour exiger l’intervention du gouvernement provincial que les maires des deux municipalités ont réuni les citoyens.

Dès le début, nous ne savions pas ce qui se passait, c’est là le problème. Nous espérons qu’ils n’écouteront pas simplement ce que dit RYAM, que ce n’est pas rentable, que le matériel est trop cher et qu’ils écouteront un autre message avant de prendre une décision., précise le maire de Témiscaming, Pierre Gingras. Il souhaite notamment que le gouvernement du Québec force l’entreprise à s’asseoir avec eux pour tenter de trouver des solutions.

Pierre Gingras souhaiterait particulièrement que le fondateur de Tembec, Frank Dottori, soit entendu par l’entreprise et par le Québec. L’homme d’affaires à la retraite assure que l’usine peut encore être rentable. Tembec était propriétaire de l’usine avant que l’entreprise québécoise ne soit rachetée par RYAM en 2017.

Il s’agit d’une usine dont les opérations sont viables. Il n’y a aucune raison pour qu’il ferme. C’est le message que nous voulons envoyer au gouvernement du Québec» déclare le maire de Kipawa, Norman Young.

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Le maire de Kipawa, Norman Young, et le maire de Témiscaming, Pierre Gingras, ont uni leurs forces pour exiger le maintien de l’usine de cellulose.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Les deux élus ont passé une partie de la soirée à tenter de rassurer les citoyens présents à la réunion de mardi soir, mais l’inquiétude restait bien présente.

À l’époque, on disait que pour chaque emploi perdu dans la papeterie, il y avait quatre à cinq emplois connexes. Voir ces gens perdre leur emploi, c’est énorme, nous raconte Pierre Leboeuf. Aujourd’hui à la retraite, il a travaillé à l’usine pendant 31 ans. Il a passé pratiquement toute sa vie à Témiscaming.

Ce qui est triste aussi, c’est que les gens ici, ce sont ceux qui ont construit l’usine, qui l’ont dans leur cœur, ils ne veulent pas la voir fermer. Qu’arriverait-il à notre joli petit village que tout le monde aime si tous les gens disparaissaient ou partaient ?s’inquiète Suzanne Aubin, qui a également travaillé à l’usine pendant plusieurs années.

>>Quelques personnes discutent autour de Suzanne Aubin dans une salle de Témiscaming.>>

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Suzanne Aubin a tenu à assister à cette rencontre pour témoigner de sa solidarité envers tous ceux qui pourraient perdre leur emploi à l’usine de Témiscaming.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Nous continuerons à nous battre, c’est sûr.

Une citation de Stéphane Lefebvre, président du Syndicat des travailleurs d’usine de Témiscaming

Le président du Syndicat des employés d’usine, Stéphane Lefebvre, précise vouloir organiser une rencontre entre la présidente de la FTQ, Magali Picard, le premier ministre François Legault et le député de la circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Daniel Bernard.

C’est un manque de respect en ce moment, ils sont absents du dossier et il faut que ça arrêteil dit.

: « Non, nous refusons de le vendre. Vous n’avez pas le droit d’acheter notre usine. Là, nous aurions beaucoup plus de pouvoir », « texte » : « Pourquoi Québec laisse une entreprise américaine acheter une entreprise québécoise ? Pourquoi ont-ils laissé tomber ? Ils auraient dû dire : « Non, nous refusons de le vendre. Vous n’avez pas le droit d’acheter notre usine. Là, nous aurions beaucoup plus de pouvoir”}}”>Pourquoi le Québec laisse-t-il une entreprise américaine acheter une entreprise québécoise? Pourquoi ont-ils laissé tomber ? Ils auraient dû dire : « Non, nous refusons de le vendre. Vous n’avez pas le droit d’acheter notre usine. Là, nous aurions beaucoup plus de pouvoirestime pour sa part Roger Gauthier, qui estime que la vente aux Américains sonne le glas de l’usine de cellulose de haute pureté.

>>Plus de 300 personnes écoutent les élus sur scène.>>

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Les discours des maires de Kipawa et de Témiscaming ainsi que celui du président du syndicat ont été applaudis à de nombreuses reprises par les personnes présentes.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Une vaste mobilisation à venir

Le maire de Témiscaming, Pierre Gingras, a profité de la soirée pour inviter la population à un grand rassemblement prévu dans les prochains jours et dont la date n’a pas encore été confirmée.

Nous allons avoir besoin de vous si nous voulons que cette usine parte.

Une citation de Pierre Gingras, maire de Témiscaming

On vous demandera de sortir dans la rue avec vos enfants, vos parents, vos cousins, votre tante, votre oncle, n’importe qui. Il va falloir que nous ayons des salles pleines et des rues pleines avec toute la population pour démontrer au gouvernement que nous sommes vraiment sérieux.a alors lancé Pierre Gingras.

Je suis convaincu que notre ville va s’élever. Nous avons toujours été des personnes résilientes avec une force de caractère unique dans notre région et nous avons toujours dû nous battre et travailler dur pour atteindre notre objectif., a ajouté le retraité Pierre Leboeuf. Il assure qu’il répondra positivement à l’appel lancé par le maire.

 
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