Finales joutes oratoires au procès de Donald Trump, le jury chargé du verdict ce mercredi

Finales joutes oratoires au procès de Donald Trump, le jury chargé du verdict ce mercredi
Finales joutes oratoires au procès de Donald Trump, le jury chargé du verdict ce mercredi

Après six semaines de débats, dominés par des histoires de sexe, d’argent et de politique, le jury entamera mercredi ses délibérations à huis clos.

Avec une question : l’ancien président des États-Unis, qui aspire à revenir à la Maison Blanche, était-il coupable de 34 falsifications de documents comptables, destiné à cacher un paiement de 130 000 dollars à l’actrice de cinéma X Stormy Daniels pour éviter un scandale sexuel à la toute fin de sa campagne présidentielle de 2016 ?

Une réponse positive provoquerait un séisme politique.

Le candidat républicain de 77 ans pourrait faire appel et, en tout cas, se présenter aux élections du 5 novembre face à Joe Biden, 81 ans. Mais sous le poids considérable de la première condamnation pénale d’un ancien président.

L’acteur Robert De Niro s’exprime devant les caméras à New York, le 28 mai 2024 AFP / CHARLY TRIBALLEAU.

Au cours d’un réquisitoire de six heures, le procureur Joshua Steinglass a tenté une dernière fois de convaincre les jurés que derrière les falsifications comptables, « Le cœur de cette affaire est une conspiration et une dissimulation » pour remporter les élections contre Hillary Clinton en 2016.

L’intention de tricher de Donald Trump “Ça ne pourrait pas être plus évident”a tonné le magistrat juste avant que l’ancien président ne quitte la salle d’audience vers 20h00.

“Quel ennui!”pouvait-on lire dans l’après-midi sur son compte sur son réseau Truth Social.

“Référendum”

L’argent a servi à acheter le silence de l’actrice sur une relation sexuelle qu’elle affirme avoir eue en 2006 avec le milliardaire républicain, un épisode démenti par Donald Trump et dont elle a longuement parlé lors du procès, parlant d’un acte « consenti » mais où le « rapport de force » était déséquilibré.

L’histoire de Stormy Daniels « C’est tortueux, ça met les gens mal à l’aise. C’est ce déballage devant le peuple américain que l’accusé a voulu éviter. »a assuré M. Steinglass.

« Stormy Daniels est le motif »il a insisté.

Mais pour l’avocat de Donald Trump, Todd Blanche, « il n’y avait aucune intention de frauder ni aucun complot visant à influencer » vote. Et le paiement à Stormy Daniels n’était que le résultat de “extorsion” contre le candidat républicain.

Après trois heures de débat, l’avocat a mis en garde les jurés contre toute tentation de faire de leur verdict un “référendum” pour ou contre Donald Trump, dont certains Américains craignent le retour au pouvoir.

“Si tu restes” à la preuve, “C’est un verdict de non-culpabilité, vite fait, bravo”a conclu l’avocat.

« Journée dangereuse »

Arrivé mardi au tribunal de Manhattan, Donald Trump a évoqué un « jour dangereux pour l’Amérique »se présentant une fois de plus comme une victime de poursuites politiques.

Trois de ses enfants sont venus le soutenir.

Au pied du palais de justice, le célèbre acteur Robert De Niro, un anti-Trump notoire, est venu mettre en garde contre un “clown” qui pourrait devenir un “tyran”.

Lors de sa plaidoirie, la défense a ciblé le témoin clé de l’accusation, l’ancien confident devenu ennemi juré de Donald Trump, Michael Cohen.

C’est lui qui a payé Stormy Daniels en toute fin de campagne 2016. Une fois Donald Trump à la Maison Blanche, en 2017, Michael Cohen s’est fait rembourser, à l’aide, selon l’accusation, de fausses factures et d’inscriptions déguisées en “frais juridiques” dans les comptes de la Trump Organization, d’où les poursuites pour falsification comptable.

Michael Cohen, “c’est le plus grand menteur de tous les temps (…) un champion du mensonge”a assuré Todd Blanche, rappelant que le témoin a été reconnu coupable de parjure devant le Congrès américain et qu’il commercialise désormais son combat contre Donald Trump avec son podcast.

“Subversion”

Pour l’avocat Donald Trump, alors « leader du monde libre »Quand il était à la Maison Blanche, il avait de plus grandes préoccupations que de superviser chaque dépense.

Faux, a répondu le procureur : Donald Trump « est économe, il fouille dans les détails et il insiste pour signer lui-même ses chèques. »

Le procureur Steinglass est également revenu sur ce plan, décidé en amont de la campagne lors d’une rencontre à la Trump Tower de New York, entre Michael Cohen, Donald Trump et un ancien patron de tabloïd, ami du milliardaire, d’éliminer toute révélation embarrassante, quitte à sortir le chéquier.

« Cet accord constitue une subversion de la démocratie, qui repose sur le principe fondamental selon lequel les électeurs ont accès à des informations précises sur les candidats »il expliqua.

Mais il n’y a là rien de répréhensible, a assuré l’avocat de Donald Trump : « Une campagne vise à amplifier les aspects positifs d’un candidat. C’est une campagne, pas un crime.

Il suffit à la défense de convaincre un juré de ne pas condamner Donald Trump, car le jury doit prendre sa décision à l’unanimité.

 
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