la vie de ce pompier est bouleversée après son diagnostic d’un cancer dévastateur

Après avoir sauvé des vies pendant près de 17 ans, un pompier montréalais doit maintenant se battre pour les siennes. Le père de deux jeunes filles est atteint d’un cancer du cerveau de stade 4, un glioblastome. Collègues lancés une campagne de financement pour soutenir leur collègue, pour qui le pronostic est à peine un an et demi.

• Lire aussi : Cancer du cerveau : qu’est-ce que le glioblastome ?

« Je veux voir mes enfants grandir comme tout le monde. Je n’ai que 39 ans, je suis trop jeune pour partir», affirme Gabriel Thibert.

PHOTO FOURNIE PAR GABRIEL THIBERT

Le père a reçu un diagnostic dévastateur plus tôt cette année. C’est en janvier dernier que tout a changé.

«J’ai eu une crise à la maison. C’était un mois après avoir reçu mon diagnostic. C’est à partir de là que ma vie a changé”, ajoute-t-il.

Il a depuis subi une opération et plusieurs traitements de chimiothérapie et de radiothérapie. Les prochains mois seront décisifs pour Gabriel.

AMANDA MOISAN / AGENCE QMI

« Je n’ai pas l’air malade et je ne me sens pas malade, mais les traitements vont augmenter. Le pronostic de cette maladie est sombre. C’est entre 12 et 18 mois, donc j’ai une urgence de vivre. J’y vais au jour le jour», raconte le lieutenant de la caserne 41.

En rapport avec son travail

En 2023, le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé a reconnu que l’exposition des pompiers aux incendies était considérée comme cancérigène.

«Depuis le 22 janvier, je suis victime d’un accident du travail», raconte le Montréalais, qui fait un lien entre sa maladie et son travail de pompier.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) reconnaît certains cancers chez les pompiers comme étant liés à leur emploi, mais le glioblastome ne fait pas partie des neuf types reconnus au Québec.

Cette liste comprend les cancers du rein, du larynx, de la vessie, du poumon, de la peau, de la prostate, ainsi que le lymphome non hodgkinien, le mésothéliome et le myélome.

D’autres provinces, notamment la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan, reconnaissent cependant que le cancer du cerveau est potentiellement lié à la profession de pompier.

Plus de 25 000 $ récoltés

Les collègues de Gabriel au poste 41 du Service d’incendie de Montréal ne pouvaient rester les bras croisés face à la situation.

Ils ont lancé une campagne de financement pour soutenir la recherche sur le glioblastome par l’intermédiaire de la Fondation du Centre universitaire de santé McGill. Ils participeront également au Marathon de Montréal en septembre.


AMANDA MOISAN / AGENCE QMI

« Cela fait deux ans que Gabriel me parle de faire un marathon et il était inscrit cette année. Je vais courir pour lui avec d’autres pompiers de Montréal et par la même occasion récolter des fonds pour la cause», affirme Alexandre Kheir, l’instigateur de la campagne.

Gabriel participera au semi-marathon.

Près de 25 000 $ ont été récoltés à ce jour, sur un objectif de 50 000 $. L’objectif a été revu à la hausse.

« Il s’agit d’un type de cancer du cerveau très difficile à traiter, la recherche est donc importante. Cet argent permettra de soutenir les prochains traitements et les prochaines découvertes qui nous aideront à traiter des cancers comme le glioblastome», explique la présidente-directrice générale de la Fondation du Centre universitaire de santé McGill, Marie-Hélène Laramée.

– Avec Andrea Lübeck

 
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