où est l’accès aux protections dans le monde ? – .

où est l’accès aux protections dans le monde ? – .
où est l’accès aux protections dans le monde ? – .

Ce mardi 28 mai marque la onzième édition de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, un événement créé en 2014 à l’initiative de l’ONG allemande Wash United. Une date qui n’a pas été choisie au hasard : le 28ème jour du mois correspond à la durée moyenne d’un cycle menstruel, et le cinquième de l’année fait référence à la durée moyenne des règles, cinq jours.

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A travers cette initiative, Wash United cherche à améliorer l’accès aux produits d’hygiène, à promouvoir l’éducation sur la santé menstruelle et ainsi lutter contre la pauvreté menstruelle. Selon l’ONG Plan International, environ 500 millions de femmes dans le monde se trouvent dans cette situation.

En Europe, la pauvreté menstruelle existe toujours

Les pays membres de l’Union européenne ont considérablement assoupli les conditions d’accès aux protections hygiéniques. En effet, depuis 2018, l’UE autorise ses États membres à appliquer un taux de TVA réduit ou nul sur les produits d’hygiène féminine tels que les tampons et les serviettes.

Certains pays ont pris les devants, comme la France, l’Irlande et l’Espagne, tandis que d’autres continuent de maintenir des taux de TVA élevés sur ces produits essentiels. C’est le cas au Danemark et en Suède, où la TVA sur ces produits hygiéniques est de 25 %, et la Hongrie monte même à 27 %.

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En France, les dépenses mensuelles en produits d’hygiène menstruelle sont estimées entre 120 et 180 € par an. En comparaison, en Hongrie – pays où la TVA est la plus élevée sur ces produits – une femme dépenserait jusqu’à 240 euros par an. En Belgique, l’ONG Bruzelle assure qu’une femme sur quinze n’a pas les moyens d’acheter une protection.

Ailleurs dans le monde, entre tabous et manque d’accès

Dans d’autres pays du monde, la pauvreté menstruelle se traduit par un manque d’informations sur la santé hygiénique des femmes, en raison de tabous sociaux. Au Bangladesh, seulement 32 % des filles savaient ce qu’étaient leurs règles avant leurs premières règles. En Egypte, 66% étaient dans la même situation, selon les données de l’Unicef.

En Afrique subsaharienne, l’insécurité se traduit dans certains pays par un manque d’accès à une protection ou à des infrastructures appropriées. Au Niger par exemple, 6% des femmes utilisent du papier, selon une étude de l’Unicef ​​datant de 2022. Au Burkina Faso, 12% des filles et des femmes utilisaient leurs sous-vêtements comme protection. Dans ces deux pays, les protections sanitaires doivent être importées à des coûts élevés, du fait de l’absence de production locale.

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Au Ghana, pays où les produits menstruels sont parmi les moins abordables d’Afrique, les femmes dépensent près de 15 % de leurs revenus en serviettes hygiéniques, selon une étude de la BBC. Bien plus que dans des pays européens comme la France, où le budget de protection périodique ne dépasse pas 1% du revenu d’une femme qui gagne le salaire médian.

 
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