France – Monde – Dernière ligne droite du procès Trump, l’heure du jugement approche

France – Monde – Dernière ligne droite du procès Trump, l’heure du jugement approche
France – Monde – Dernière ligne droite du procès Trump, l’heure du jugement approche

Après six semaines d’intenses débats, la défense et l’accusation auront une dernière occasion de convaincre le jury, sept hommes et cinq femmes appelés à trancher sur cette affaire aux enjeux politiques colossaux pour le candidat républicain à la présidentielle du 5 novembre.

L’accusation soulignera que le 45e président des États-Unis (2017-2021) était en effet coupable d’avoir falsifié les documents comptables de son groupe de sociétés, la Trump Organization, pour cacher un paiement de 130 000 $ à l’actrice porno Stormy Daniels afin d’éviter une scandale sexuel à la toute fin de sa campagne présidentielle de 2016.

Donald Trump dans la salle d’audience du tribunal de Manhattan où il est jugé dans le cadre d’un procès pénal, le 21 mai 2024 à New York PHOTO AFP / PISCINE

Les procureurs insisteront sur le fait qu’à travers ce paiement, qu’ils assimilent à une dépense de campagne cachée, Donald Trump a “corrompu” cette élection en achetant le silence de l’actrice sur une relation sexuelle qu’elle affirme avoir eue avec lui en 2006, alors qu’il était déjà marié à sa femme Mélanie.

Donald Trump, qui a remporté de justesse le vote face à Hillary Clinton, nie cette relation et se présente comme victime de poursuites politiques. Il a refusé de témoigner au procès.

La défense, de son côté, cherchera une nouvelle fois à torpiller la crédibilité de l’accusateur numéro un, l’ancien confident de Donald Trump, Michael Cohen, pour semer le doute dans le jury, qui doit être unanime pour déclarer l’accusé coupable.

Le témoin numéro un de l’accusation dans le procès pénal de Donald Trump, Michael Cohen, quitte la salle d’audience de Manhattan le 16 mai 2024 après sa troisième journée de témoignage. PHOTO AFP / Michael M. Santiago

Michael Cohen avait versé l’argent, sur ordre de son patron, à Stormy Daniels “pour s’assurer que l’histoire ne sortirait pas, et n’affecterait pas les chances de Donald Trump de devenir président des Etats-Unis”, a-t-il assuré. Il a ensuite été remboursé à l’aide, selon l’accusation, de fausses factures et d’écritures déguisées en « frais juridiques » dans les comptes de la Trump Organization, d’où les poursuites pour falsification comptable.

Après les plaidoiries finales, le juge Juan Merchan confiera aux jurés, peut-être dès mercredi, la lourde tâche de décider s’ils déclarent l’ancien chef d’Etat américain coupable ou non coupable.

S’ils ne parviennent pas à un accord, le procès devra être répété.

S’il est reconnu coupable, le candidat républicain à la présidentielle de 77 ans pourra faire appel et, en tout cas, comparaître le 5 novembre. Mais avec le poids considérable d’une condamnation pénale, alors que son duel avec Joe Biden, 81 ans, promet d’être proche.

L’enjeu est d’autant plus important que ce procès sera probablement le seul à avoir lieu avant l’élection présidentielle, parmi les quatre affaires dans lesquelles Donald Trump est inculpé.

Au fil des débats, les jurés ont plongé dans les coulisses d’une campagne présidentielle où la crainte d’un scandale sexuel semblait omniprésente, notamment après la révélation d’une vidéo où l’on entendait Donald Trump se vanter vulgairement de « saisir les femmes par la chatte ».

L’actrice et réalisatrice pornographique Stormy Daniels quitte le palais de justice de Manhattan, à New York, où elle a témoigné au procès de Donald Trump PHOTO AFP / Charly TRIBALLEAU

Un ancien patron de tabloïd, ami du milliardaire, a déclaré à la barre qu’il était ses “yeux et (ses) oreilles” pour chasser toute révélation embarrassante, quitte à payer 150 000 dollars à un mannequin Playboy pour la faire taire. une liaison avec Donald Trump. Le jury a également entendu l’enregistrement audio d’une conversation privée entre le candidat et Michael Cohen au sujet de ce paiement.

Quant à Stormy Daniels, elle a livré des détails sur la relation sexuelle qu’elle disait avoir eu avec le milliardaire, un acte selon elle consensuel mais où le « rapport de force » était « déséquilibré ».

Mais s’il a beaucoup été question de sexe et d’argent, les jurés n’auront finalement qu’à répondre à une seule question : Donald Trump a-t-il ordonné la falsification des documents comptables pour cacher le paiement ?

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV une maison de répit unique en Estrie devrait voir le jour à l’hiver 2025
NEXT Un Indien accusé d’avoir ordonné un meurtre aux États-Unis et extradé plaide non coupable