Début de l’enquête du coroner sur la mort en prison de Jason Barnaby-Gloade

Début de l’enquête du coroner sur la mort en prison de Jason Barnaby-Gloade
Début de l’enquête du coroner sur la mort en prison de Jason Barnaby-Gloade

L’enquête du coroner sur le décès de Jason Barnaby-Gloade pendant son séjour au Centre correctionnel régional de Dalhousie a débuté lundi au palais de justice de Campbellton.

M. Barnaby-Gloade a été retrouvé inconscient dans sa cellule du Centre correctionnel régional de Dalhousie peu après 15 heures le 28 mai 2022. Il a été déclaré mort à l’Hôpital régional de Campbellton le même jour.

Agé de 39 ans, il était en détention provisoire dans cet établissement en attendant sa comparution pour répondre d’accusations liées à un trafic de drogue et à un manquement aux conditions de sa probation.

En vertu de la Loi sur les coroners, la tenue d’une telle enquête est obligatoire. Celle-ci vise, dans un premier temps, à élucider les circonstances du décès du détenu. À la suite des témoignages qui seront entendus, le jury pourra faire des recommandations visant à prévenir d’autres décès dans des circonstances similaires.

D’entrée de jeu, la coroner qui présidait l’enquête, Emily Caissy, a rappelé aux membres du jury cette distinction par rapport à un procès, à savoir que dans ce dossier, l’objectif n’est pas de déclarer coupable.

Lundi, ce dernier a lancé l’enquête en procédant à la sélection du jury, étape qui a été réalisée en début d’après-midi. Il est composé de cinq membres, trois femmes et deux hommes.

Pour cette première journée d’activité, un total de cinq témoins se sont présentés à la barre, dont trois des agents correctionnels appelés à intervenir lors de cet incident. Parmi eux, Brady Murphy a déclaré avoir découvert le corps alors qu’il faisait sa tournée des cellules. À travers la vitre de la porte de la cellule, il observe le détenu au sol.

Il avait probablement utilisé un drap pour se suicider. Une partie du drap était nouée autour de son cou et l’autre était attachée à une étagère. Le gardien a immédiatement appelé les secours.

L’agent Jake Ward a été le premier à arriver sur les lieux. Il a témoigné qu’il est entré dans la cellule 509 et qu’il a coupé le drap. À ce moment-là, la victime n’avait plus de pouls. Ses collègues et infirmiers arrivent alors sur les lieux et entament les manœuvres de réanimation jusqu’à l’arrivée des ambulanciers qui prennent le relais pour son transfert à l’hôpital. C’est également là que le décès a été constaté à 20h15, soit cinq heures après sa découverte.

Les trois agents ont souligné avoir interagi avec le détenu dans les heures et/ou les jours précédant son décès et ont été unanimes à indiquer que ce dernier était coopératif et semblait de bonne humeur. Bref, rien n’indiquait qu’il était aux prises avec des pensées sombres ou suicidaires.

C’est aussi le constat de l’infirmière qui a procédé à son évaluation dès son arrivée au centre correctionnel quelques jours avant le drame (25 mai). Selon Kevin Haché, Jason Barnaby-Gloade lui aurait dit qu’il souffrait de maux de dos et qu’il avait des problèmes d’alcool et de drogues, mais il ne semblait pas du tout déprimé. Il n’a pas recommandé de le mettre à l’isolement ni de l’installer dans la seule cellule de l’unité équipée d’une caméra.

Il faut aussi souligner qu’à l’époque, la pandémie de COVID-19 faisait rage. Le protocole d’isolement était donc en vigueur. Ainsi, toutes les nouvelles admissions au centre devaient passer par un isolement d’une durée d’au moins cinq jours avant de pouvoir rejoindre la population générale des autres unités.

L’enquête se poursuivra mardi matin alors que six témoins doivent encore être entendus. Les débats sont prévus jusqu’à vendredi. Cependant, la partie témoignage devrait se terminer ce deuxième jour. Il se pourrait donc que le jury rende ses recommandations dès demain.

 
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