suivez le débat entre les huit principales têtes de liste françaises

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Le débat aborde un nouveau thème : la guerre en Ukraine et la défense européenne. Regrettant de ne pouvoir parler d’immigration plus tôt, Marion Maréchal rappelle qu’elle « a évidemment condamné la violation du droit international et l’invasion de l’Ukraine par la Russie » mais, selon le candidat de Reconquête !, « La France ne doit pas participer à l’escalade guerrière et belligérante ». Pour elle, « Soutenir l’Ukraine ne doit pas signifier mener une guerre à sa place ».

Concernant une potentielle armée européenne, Mmoi Maréchal estime qu’il est difficile de parler de sécurité européenne quand « nous ne sommes même pas capables de faire respecter l’autorité et la sécurité de l’État sur le sol français ». Elle cite pêle-mêle la situation en Nouvelle-Calédonie, le trafic de drogue à Marseille et la survenance, cette semaine, de « viols et agressions de migrants sous OQTF [obligation de quitter le territoire français] ».

Invité à son tour à s’exprimer sur le soutien de l’Europe à l’Ukraine, Raphaël Glucksmann estime que si la Russie avance sur le front, c’est « parce que nous n’avons pas fait notre travail en Europe ; parce qu’après deux ans et demi de conflit, nos industries ne sont pas capables, parce qu’elles n’ont pas reçu les commandes nécessaires, les commandes nécessaires, de livrer sur le front ukrainien.». Pour le candidat socialiste, « nous devons faire beaucoup plus »proposant de “saisir les 206 milliards [d’euros] avoirs publics russes gelés, [de] combler les lacunes de nos sanctions contre le régime russe, notamment sur le gaz naturel liquéfié [et de] réarmer le continent européen.

“Ceux qui pensent qu’il s’agit d’une guerre entre la Russie et l’Ukraine, que l’objet de cette guerre est le Donbass ou la Crimée, font l’autruche, car nous sommes les cibles et c’est pourquoi nous ne demandons pas de solidarité avec les Ukrainiens. , ce que nous demandons, c’est la prise de conscience de nos intérêts vitaux »affirme encore M. Glucksmann.

La candidate du camp présidentiel, Valérie Hayer, affirme à son tour que “cette guerre n’est pas seulement celle des Ukrainiens”. Refusant de répondre clairement à la question de l’usage de missiles sur le sol russe ou à celle de l’envoi de troupes en Ukraine, M.moi Hayer balaie : « Je ne suis pas un expert. » « Nous devons jouer sur le rapport de force avec Vladimir Poutine ; évidemment, personne n’a d’intérêt direct ni ne souhaite entrer en confrontation directe avec la Russie, mais nous devons jouer sur l’équilibre des forces.»déclare-t-elle simplement.

 
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