concours pour les serrures

concours pour les serrures
concours pour les serrures

Alors que l’autorisation environnementale pour les secteurs 2 à 6 est attendue pour l’été, suite à l’avis favorable de la commission d’enquête, la Société du canal Seine-Nord prépare les marchés pour les futures écluses. Dans la vallée de l’Oise, qui correspond au secteur 1, des travaux sont déjà en cours.

Les infos. La Société du Canal Seine-Nord Europe (SCSNE) a indiqué le 21 pourrait avoir lancé la consultation d’appel d’offres pour choisir le constructeur de l’écluse d’Oisy-le-Verger. Les candidats ont jusqu’au 14 Juin pour se manifester.

De quoi parle-t-on ? Cette écluse, dont la mise en marché est prévue pour le second semestre 2025, est l’une des plus importantes du canal Seine-Nord, avec une hauteur de chute de 25 M.

C’est aussi celle située le plus au nord sur le tracé du futur grand canal : elle sera en effet située près d’Aubencheul-au-Bac, dans le Pas-de-Calais, et c’est elle qui fera la liaison entre le tronçon le plus septentrional de la Seine-Nord et du canal de la Sensée (grande liaison Dunkerque-Escaut).

Cinq ans de travail. Les travaux sur cette écluse auront lieu à partir de fin 2025 en deux phases : d’une part, cinq ans pour les travaux, dont neuf mois de travaux préparatoires consistant à dégager les emprises et à aménager les accès ; d’autre part, deux années d’assistance opérationnelle, phase qui débutera avant même la fin des travaux.

En détails. La construction de cette écluse d’Oisy-le-Verger comprendra le terrassement excavé et les fondations, la structure en béton armé du sas, les têtes d’écluse et les bassins d’épargne, le terrassement des remblais autour de l’écluse, et enfin le montage des portes et vannes. .

Transfert modal. L’avis de concours publié par le SCSNE prévoit que « Chaque candidat doit s’engager à faire en sorte que le chantier bénéficie du report modal : il est ainsi demandé de limiter les transports routiers pour l’approvisionnement du chantier en matériaux, en privilégiant le recours au ferroviaire ou à la voie navigable. pour favoriser le report modal pour la réalisation de ce projet, un taux de report modal minimum fixé sur le marché à 23 % a été fournie comme condition d’exécution.

Il est également précisé que les candidats qui s’engagent à dépasser ce taux minimum “sera évalué lors de la notation.”

Enquête publique terminée. A l’autre extrémité du canal, dans la vallée de l’Oise qui forme la partie sud de la première écluse, celle de Montmacq, attribuée en décembre dernier à un groupement dirigé par Bouygues, les travaux vont bientôt commencer. Celui-ci est situé dans le secteur 1 du canal, qui va de Compiègne à Passel, pour lequel une autorisation environnementale a été délivrée par décret en avril 2021.

Pour les secteurs 2, 3 et 4, soit de Passel à Aubencheul-au-Bac, ainsi que pour les secteurs 5 et 6, concernant les écluses et le pont-canal sur la Somme, un rapport d’enquête publique environnementale a été publié le 3 peut . C’est sur cette base que l’arrêté d’autorisation environnementale peut être délivré.

600 contributeurs. Le rapport est issu de l’enquête publique, qui a eu lieu du 4 au 2 mars avril 2024 en 76 communes de l’Oise, de la Somme, du Nord et du Pas-de-Calais. Cette enquête a abouti à 700 avis, à partir de 600 contributeurs : particuliers, collectivités, associations et acteurs économiques. La commission d’enquête émet un avis favorable, accompagné de cinq réserves et de huit recommandations.

Réservations & recommandations. Les réserves portent principalement sur la gestion de l’eau (pompage dans l’Oise, plan d’action en cas de pollution), sur l’avenir de l’actuel Canal du Nord et sur la poursuite de la concertation avec le public pendant les premières années d’exploitation du nouveau canal du Nord. canal.

Quant aux recommandations, elles sont plus nombreuses : réserve d’eau supplémentaire en cas de sécheresse, production d’énergie renouvelable pour le fonctionnement des ouvrages, aménagement paysager accru, optimisation du potentiel touristique du canal, atténuation du bruit, suivi des mesures compensatoires, communication sur l’évolution du coût du projet et sur le montant de l’emprunt de clôture, et enfin la mise en place des conditions de réussite économique du projet.

Mesures attendues. Sur ce dernier point, la commission d’enquête estime que le SCSNE doit s’impliquer pour améliorer l’usage du canal, avec des mesures visant à faciliter le report modal, l’organisation de la vie des bateliers et la coopération entre le fleuve et le ferroviaire.

Un avis bienvenu. Cet avis favorable de la commission d’enquête a été salué par Didier Léandri, vice-président et secrétaire général de l’Alliance Seine-Escaut, à l’ouverture de l’assemblée générale tenue le 14 Mai par cette association. « L’enquête a timidement mis au jour des oppositions que nous considérons comme caduques, compte tenu de l’état d’avancement du projet »a déclaré celui qui est également délégué général des Entreprises fluviales de France (E2F).

Une nouvelle étape. « L’enquête environnementale est une nouvelle étape franchie, après l’autorisation obtenue en 2021 pour la phase 1, la vallée de l’Oise, où les travaux battent déjà leur plein »a confirmé lors de la même réunion Jérôme Dézobry, directeur général du SCSNE, qui met en avant les 165 ha d’aménagements écologiques déjà réalisés.

« Nous avons commencé à mettre en place des mesures compensatoires en 2017, pour montrer que ça marche bien »il se souvient.

500 millions d’euros de contrats remportés. Sur le terrain, entre Compiègne et Passel, les premiers ponts-canaux sont déjà bien avancés. Ceux de l’Oise aussi, dont la rénovation a été suspendue aux travaux de Seine-Nord. Actuellement, 500 millions d’euros (M€) de contrats ont déjà été attribués par la SCSNE, qui vise la livraison du canal en 2030.

Recherches. La préparation des travaux du canal passe également par l’archéologie préventive, avec 800 ha de fouilles réalisées en 2023 et autant prévues pour 2024. Cela fait de SNE la plus grande opération archéologique actuellement en cours en France.

Un calendrier tenu. La prochaine étape sera l’arrêté d’autorisation environnementale, attendu en août, qui permettra de démarrer les travaux pour les secteurs 2. à 6. Des concertations concernant les écluses de ces secteurs ainsi que le pont-canal sont en cours, la SCSNE souhaitant être prête à informer les marchés dès l’obtention de l’autorisation environnementale.

« Le projet respecte le calendrier, ce qui est remarquable pour un projet de cette envergure.souligne Didier Léandri. Et ce n’est pas seulement le cas de la partie centrale, Seine-Nord Europe, mais également de l’ensemble de l’axe Seine-Escaut, y compris l’accès à Port 2000. qui devrait être obtenu dans le même délai.

 
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