Liège doit « attaquer le mal à la racine »

Liège doit « attaquer le mal à la racine »
Liège doit « attaquer le mal à la racine »

“Il faut se rendre à l’évidence, ça ne marchera plus jamais.” Ces propos sont ceux tenus il y a à peine dix jours par Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, alors que plusieurs quartiers de la Cité ardente étaient à nouveau sous les eaux. Lors des fortes pluies du 17 mai, les communes de Wandre et Jupille ont souffert, ainsi que celles de Chênée et Angleur dans une moindre mesure. Point de crue du côté de la Vesdre et de l’Ourthe mais, dans ce cas, ruisseaux en crue et débits. Comme au cimetière de Wandre dévasté ou dans le bassin de la rue Speyemé, où Thérèse a subi sa 8e grande inondation en 45 ans. Entre coulées de boue, montée des eaux et coupures d’électricité, le moral n’est plus au rendez-vous…

C’est donc bien logique que le sujet ait été à nouveau discuté ce lundi soir au conseil municipal de Liège. Tour à tour, les édiles Grégory Benvegna (PS), Mehdi Salhi (PTB), Caroline Saal et Pierre Eyben (Vert Ardent), ont interrogé le bourgmestre Willy Demeyer et l’échevine à l’Urbanisme Christine Defraigne sur la situation des sinistrés mais aussi les solutions. envisagées pour ces quartiers problématiques.

Nouvelles inondations à Liège.

Jardins pluviaux

Comme nous l’indiquions récemment, le groupe Vert Ardent discute de solutions comme les jardins pluviaux. Pour Caroline Saal, c’est effectivement nécessaire »attaquer le mal à la racine et arrêter le bétonnage ».

« La situation le prouve en effet, il faut aujourd’hui s’adapter pour permettre une meilleure infiltration de l’eau et créer des mécanismes tampons », a insisté le chef du groupe Vert Ardent. Liège est une ville d’eau, notent encore les Verts, «comme son nom le rappelle, la forme de ses boulevards et des bords de Meuse. Mais des générations de décideurs l’ont trop oublié. Troisième ville la plus bétonnée de Wallonie, on continue de payer le prix d’une vision déconnectée de la nature qui a trop artificialisé les sols. De plus, notre ville est dans un bassin : l’eau dégringole des collines vers le centre”.

La solution ? Il faut créer des « mini-forêts » ou des « jardins pluviaux », argumente-t-on chez Vert Ardent. Pour absorber les masses d’eau qui continueront de tomber sur nos villes. Et ainsi corriger les erreurs du passé. Le cas de la rue Speyemé est également spécifiquement cité. “Pendant longtemps, la vision de canaliser l’eau a pris le pas mais les précipitations actuelles nous montrent les limites du modèle. […] le ruisseau qui permettait autrefois aux lavandières d’y laver leur linge a été transformé en égout sur lequel passe la route ».

Et d’insister sur l’essentiel”levier d’action » d’une commune : «éviter de continuer à bétonner ». “Au moment où nous vous parlons, la société Waucoumont met en vente un immense terrain de près de 10 hectares divisé en 32 parcelles pour construire des maisons sur les hauteurs dominant Jupille. Accepter ce projet, c’est la certitude d’aggraver la situation et de voir Jupille-bas être à nouveau inondé. ».

750 foyers concernés

En réponse aux questions, le bourgmestre de Liège Willy Demeyer a pu préciser que 750 foyers ont été touchés par les inondations de la mi-mai. Rappelant l’aide apportée par les services communaux, avec la fourniture de déshumidificateurs notamment, le bourgmestre a en outre indiqué que 11 ménages liégeois ont été relogés tandis que 2 familles sont encore, actuellement, à l’hôtel… Et se vouloir rassurant sur la politique d’urbanisation. à l’avenir, notamment en ce qui concerne le terrain convoité par la société Waucoumont ou encore en ce qui concerne le terrain de Cabayes, également à Jupille.

De son côté, l’échevine de l’Urbanisme a insisté sur le fait qu’aujourd’hui déjà, la gestion de l’eau est intégrée dans la politique de la ville, via notamment le Plan Communal d’Aménagement qui prévoit la préservation de 2.000 ha de terrain, dont 50% peuvent être urbanisé selon le plan de secteur. Sans oublier le plan de canopée de la Ville ainsi que l’inclusion dans les nouveaux permis du principe d’infiltration des eaux pluviales dans le sol.

La rue Speyemé a été inondée suite aux fortes pluies de la nuit. ©MICHEL TONNEAU

Inondations : les riverains sous le choc.

 
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