Guerre à Gaza | Camp de réfugiés bombardé à Rafah par Israël : ce que l’on sait de la tragédie qui a fait 45 morts

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résumer La présidence palestinienne a accusé Israël d’avoir bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, une ville du sud de la bande de Gaza. Au moins 45 personnes ont été tuées et près de 250 blessées.

Par Le Nouvel Obs

Publié le 27 mai 2024 à 12h31Mis à jour 27 mai 2024 à 14h03

Temps de lecture : 3 minutes.

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Le bilan humain s’est alourdi dans la matinée après les frappes israéliennes sur un camp de Rafah. 45 personnes sont mortes et 249 ont été blessées, a annoncé lundi 27 mai le ministère de la Santé du Hamas, qui a revu à la hausse le nombre de victimes communiqué plus tôt par la Défense civile palestinienne.

Plusieurs représentants palestiniens ont dénoncé Israël, accusé d’attaquer les réfugiés, comme vous pouvez le constater dans notre vidéo en tête d’article. L’État hébreu nie une nouvelle fois avoir pris pour cible des civils et assure que sa cible était un complexe du Hamas. Ces justifications ne convainquent pas les pays arabes, dont beaucoup condamnent un ” crime de guerre “ et appelle à une réaction internationale.

• Des responsables palestiniens dénoncent un « massacre »

« Ce massacre atroce perpétré par les forces d’occupation israéliennes défie toutes les résolutions internationales. » La présidence palestinienne a accusé Israël de « délibérément visé » le camp de personnes déplacées de Barkasat, géré par l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), au nord-ouest de Rafah.

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De son côté, le Hamas a dénoncé une « horrible massacre » dans un communiqué où il appelle “les masses de [son] que les gens en Cisjordanie, à Jérusalem, dans les territoires occupés et à l’étranger se lèvent et marchent en colère ».

Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré que ses ambulances avaient été transportées « un gros chiffre » de personnes tuées ou blessées lors de l’attaque. Sur son compte X (anciennement Twitter), l’association a publié des vidéos de« Des ambulanciers transportent des victimes après que l’occupant israélien ait pris pour cible des tentes de personnes déplacées ». Sur les images filmées de nuit, on peut voir des débris en feu et des familles évacuées par des bénévoles.

Les informations faisant état de l’attentat à la bombe ont également été confirmées par l’UNRWA. “Informations de Rafah […] sont horribles »» a écrit l’agence onusienne sur X, dénonçant « nouvelles attaques contre des familles en quête d’un abri ». « Les rapports font état d’un grand nombre de victimes, notamment d’enfants et de femmes »précise l’organisme qui affirme ne pas disposer « ligne de communication établie » avec des bénévoles sur le terrain.

• Israël prétend se conformer au droit international

L’armée israélienne confirme dans un communiqué publié sur X qu’un de ses avions a été “a frappé un complexe du Hamas à Rafah où opéraient d’importants terroristes”, dont deux dirigeants du mouvement cisjordanien, Yacine Rabia et Khaled Nagar. Les deux hommes sont accusés de “organisé les activités terroristes du Hamas” dans le territoire palestinien et d’avoir « a mené de nombreuses attaques au cours desquelles des soldats ont été tués ».

« La frappe a été menée contre des cibles légitimes au regard du droit international, en utilisant des munitions précises et sur la base de renseignements précis », assure Tsahal. Le communiqué de presse reconnaît également que “plusieurs civils ont été blessés” en tappant. La chaîne israélienne i24News, proche du gouvernement israélien, exploite les informations de l’armée israélienne sur “Le feu s’est propagé” dans le camp de personnes déplacées.

L’armée israélienne a également annoncé avoir bombardé Rafah en représailles aux huit roquettes tirées depuis la ville et qui ont visé Tel-Aviv dimanche, une telle attaque n’ayant pas eu lieu depuis des mois. Aucun détail n’a été fourni sur le lien entre cette réponse israélienne et l’attaque contre le camp de personnes déplacées.

• «Indigné», Macron appelle à un cessez-le-feu

« Il n’y a plus de zones sûres à Rafah pour les civils palestiniens »a réagi Emmanuel Macron dans une publication sur « plein respect du droit international et un cessez-le-feu immédiat ». Le président français a déclaré « indigné par les frappes israéliennes qui ont fait de nombreuses victimes parmi les déplacés de Rafah ».

Une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE et de plusieurs pays arabes a été organisée lundi matin en présence de Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne. Ce dernier a déploré les frappes israéliennes sur ” malgré “ de la décision publiée vendredi par la CIJ demandant à Israël d’interrompre ” immédiatement “ son offensive à Rafah. « Tout le monde est d’accord sur le fait que [ces] les décisions […] sont obligatoires et doivent être mis en œuvre »a rappelé le diplomate lors de la rencontre avec ses homologues étrangers.

• Une « obstruction » aux pourparlers de trêve

Pays médiateur entre Israël et le Hamas, le Qatar a “fermement” condamné « Raids israéliens qui ont visé un camp de réfugiés à Rafah ». Dans un communiqué, le ministère qatari des Affaires étrangères appelle « la communauté internationale doit agir de toute urgence pour prévenir le génocide et protéger les civils ». « Les bombardements compliqueront les efforts de médiation en cours et entraveront les efforts visant à parvenir à un accord pour un cessez-le-feu immédiat et durable dans la bande de Gaza »inquiètent les autorités qataries.

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Réaction similaire de la part de l’Arabie Saoudite, leader des pays du Golfe et poids lourd du Moyen-Orient. Le ministère saoudien des Affaires étrangères appelle également la communauté internationale à « intervenir immédiatement » et exprime « son rejet catégorique des violations flagrantes et continues […] de toutes les résolutions, lois et règles internationales » par Israël. L’Egypte, également impliquée dans les négociations de trêve, a dénoncé une « bombardements délibérés des forces israéliennes sur les tentes des personnes déplacées » et appelle Tel Aviv à «mettre en œuvre les mesures édictées par le [CIJ] concernant une cessation immédiate des opérations militaires » dans la ville de Rafah.

L’attaque a également été condamnée par la Jordanie et la Turquie. « Nous ferons tout notre possible pour que ces meurtriers répondent de leurs actes » a promis le président turc Erdogan, qui décrit Israël comme« État terroriste » À «visage sanglant».

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