comment les pompiers bretons anticipent

comment les pompiers bretons anticipent
comment les pompiers bretons anticipent

Il est pompier volontaire depuis 1977. À la direction du Sdis (service départemental d’incendie et de secours) des Côtes-d’Armor, à Saint-Brieuc, depuis 2021. Alain Boissonnet, lieutenant-colonel, est en charge du développement du volontariat. Il a fait de même au principal centre de secours d’Orléans, dans le Loiret (45), où il a dirigé une section de 75 pompiers volontaires (SPV) et a mis en place, en 2020, un groupe de citoyenneté, qui compte aujourd’hui douze personnes. Il est également spécialiste des incendies de forêt. Un des rares du département à être formé au niveau 4, celui des chefs de colonne

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Un risque devenu important en Bretagne

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Dans le civil, Alain Boissonnet a débuté comme géomètre dans un bureau d’études, avant de travailler une décennie pour une entreprise de fabrication de connecteurs, puis deux chez Sandvik, un groupe suédois où il a développé des outils pour l’aéronautique. .

Dans le civil, Alain Boissonnet a débuté comme géomètre dans un bureau d’études, avant de travailler une décennie pour une entreprise de fabrication de connecteurs, puis deux chez Sandvik, un groupe suédois où il a développé des outils pour l’aéronautique. . (Le Télégramme/Camille André)

La demande des flammes

Le nombre de formations de niveau 1 et 2 a doublé dans les Côtes-d’Armor depuis 2022. « Nous formons également davantage de niveaux 3 et 4 », poursuit Alain Boissonnet. Cela passe par l’apprentissage du maniement du matériel spécifique aux différentes techniques d’intervention. Parce que les feux de végétation sont dynamiques, « le vent suit sa trajectoire et sa vitesse diffère des feux urbains ». « Le staff doit être aguerri et en bonne condition physique car certaines journées sont compliquées. Il m’est arrivé de rester en contact pendant 48 heures, sans dormir et sans manger peu », raconte Alain Boissonnet.

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La forêt de Brocéliande, à Paimpont (35), touchée par un incendie en août 2022.

La forêt de Brocéliande, à Paimpont (35), touchée par un incendie en août 2022. (Lionel Le Saux/Le Télégramme)

Anticiper ensemble

Avoir une vision nationale du risque d’incendie de forêt permet d’envoyer du personnel, de manière préventive, dans les zones à risque. « Et parfois, il ne se passe rien, ça fait partie du rôle », raconte le sapeur. L’an dernier, le Finistère, qui avait connu 460 départs d’incendies en 2022, a anticipé en louant pour l’été un hélicoptère bombardier d’eau, mis également à disposition des autres départements bretons. « Mieux vaut ne pas attendre pour acquérir du matériel car cela prend du temps, surtout quand chacun doit mettre à jour son matériel en même temps », explique Alain Buissonnet.

La prévention passera également par l’organisation, par le Sdis des Côtes-d’Armor, d’un exercice régional. Elle aura lieu jeudi 30 mai, à Plélauff (22). La manœuvre rassemblera 140 pompiers, soit deux colonnes, à bord de seize camions pompiers forestiers (CCF). Le scénario ? Un incendie dans une zone forestière, évoluant, « avec une zone difficile d’accès ». Alain Buissonnet testera le porte-lance qu’il développe au Sdis 22, télécommandable depuis la cabine d’un camion. « Ce sera l’occasion pour notre commandement de travailler ensemble », poursuit-il. Pour retrouver nos réflexes avant la saison. »

 
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