ce qu’il faut retenir du voyage express d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie

ce qu’il faut retenir du voyage express d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie
ce qu’il faut retenir du voyage express d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie

Avant de reprendre l’avion pour Paris après une visite de 17 heures en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron semblait tergiverser sur la question politique. Mais il s’est montré intraitable sur un nécessaire retour de l’ordre dans l’archipel.

“Je m’engage à faire en sorte que cette réforme (de dégel du corps électoral) ne soit pas adoptée aujourd’hui”, a-t-il déclaré. “Il faut se donner quelques semaines pour permettre l’apaisement, la reprise du dialogue en vue d’un accord global” sur l’avenir institutionnel de l’archipel, qui est plus large que la question de l’électorat, a-t-il déclaré. il ajouta.

Bilan d’avancement « d’ici un mois »

Le président de la République s’est engagé à faire le point « d’ici un mois », semblant ainsi retarder un vote final sur la réforme électorale, à condition toutefois que l’ordre soit rétabli.

Emmanuel Macron semble ainsi assouplir quelque peu sa position sur cette question qui a cristallisé une partie du débat ces derniers jours. Il avait d’abord prévenu que le Congrès serait convoqué « d’ici fin juin » pour adopter définitivement le texte sur le corps électoral si un accord global sur le statut institutionnel de l’archipel n’était pas trouvé. “Mon souhait est que cet accord puisse être soumis au vote des Calédoniens” par référendum, a-t-il ajouté.

La question d’un report voire d’une suspension de cette réforme constitutionnelle est centrale : ce texte, qui vise à « dégeler », c’est-à-dire à élargir le corps électoral, est rejeté par les Kanaks et a mis le feu aux poudres.

Émeutes en Nouvelle-Calédonie : les dernières informations

Le chef de l’Etat s’est montré une nouvelle fois intransigeant sur le retour à l’ordre dans l’archipel, exigeant une levée des blocages « dans les prochaines heures » pour mettre fin à l’état d’urgence. Pour rappel, les émeutes ont provoqué, depuis lundi 13 mai, la mort de six personnes, dont deux gendarmes mobiles, ainsi que la destruction et le pillage de nombreux immeubles et commerces.

« Aide d’urgence » pour réparer des dégâts « colossaux »

Ce “mouvement insurrectionnel est absolument inédit”, “personne ne l’a vu venir avec ce niveau d’organisation et de violence”, a jugé, dans la matinée, à Nouméa, le président de la République lors de la visite d’un commissariat du centre de Nouméa. . Il a promis une « aide d’urgence » pour réparer les dégâts « colossaux » causés par les émeutiers.

Ses déclarations interviennent après une série de rencontres avec les forces politiques locales.

A la tombée de la nuit, Emmanuel Macron a d’abord reçu les militants non indépendantistes, parmi lesquels Sonia Backès, chef de file de la branche radicale des loyalistes, et Philippe Dunoyer, figure de Calédonie Ensemble. Il s’est ensuite entretenu avec toutes les composantes des partis favorables à l’indépendance. Autour de la table se trouvaient plusieurs dirigeants de l’Union calédonienne (UC) et des cadres du parti Palika. Assigné à résidence, Christian Tein, membre de l’UC et leader du CCAT, le collectif indépendantiste qui organise la contestation, était également présent.

Les forces de sécurité « resteront aussi longtemps que nécessaire »

Sur le plan sécuritaire, le président de la République a assuré que les quelque 3.000 membres des forces de sécurité déployés « resteront aussi longtemps que nécessaire, même pendant les Jeux olympiques et paralympiques » de Paris, organisés de fin juillet à début juillet. Septembre.

Le chef de l’Etat était accompagné de trois hauts responsables dont la mission sera de renouer le dialogue avec les indépendantistes et les non-séparatistes.

 
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