il faut « oublier l’acceptabilité sociale », soutient Yvon Charest

il faut « oublier l’acceptabilité sociale », soutient Yvon Charest
il faut « oublier l’acceptabilité sociale », soutient Yvon Charest

Le président de l’organisme « J’ai ma passe », Yvon Charest, est catégorique : si le gouvernement attend d’avoir l’acceptabilité sociale pour réaliser le projet structurant de transport au Québec, cela n’arrivera jamais, surtout s’il faut prendre en considération tous les inconvénients que sa construction occasionnera sur les grandes artères du Québec, comme le boulevard Laurier.

Pour un réseau structurant, vous travaillez dans les entrailles, vous nuisez, vous modifiez la circulation. Il est difficile. Il faut simplement accepter d’oublier l’acceptabilité sociale pour le premier voleta-t-il plaidé lors d’un point de presse qu’il a tenu en compagnie de représentants d’associations étudiantes.

Selon lui, parfois un gouvernement doit prendre des décisions qui ne sont pas populaires.

À quoi sert un gouvernement si nous disons tous les jours que nous allons organiser un référendum pour savoir ce que veut le peuple ? À un moment donné, nous élisons des personnes pour assumer des responsabilités à long terme en faveur du bien-être collectif.

Une citation de Yvon Charest, président de j’ai mon pass

L’ancien président et chef de l’exploitation de l’Industrielle Alliance s’exprimait à titre de président de j’ai mon passun organisme dédié au soutien du réseau de transport en commun structurant.

Ses propos font écho à ceux des représentants étudiants, même s’ils ne vont pas aussi loin que lui. Il est de notre responsabilité d’encourager les décideurs politiques à adopter une vision à long terme. Les experts doivent continuer à analyser les besoins et proposer des solutions durables quelles que soient les échéances électoralessouligne Steeve Jeromet Mayoulou, président de l’Association des étudiants lavallois inscrits aux études supérieures (AELIÉS).

Impopulaire

Le projet de tramway a eu beaucoup de difficulté à rejoindre les résidents du Québec. Le gouvernement de CAQ avait posé comme condition pour sa réalisation la recherche d’un taux d’approbation plus élevé au sein de la population.

Donald Charette, co-responsable de « Le Québec mérite mieux » (photo d’archive).

Photo : Radio-Canada / Alexandre Vallée-Roy

Donald Charette, le porte-parole du mouvement citoyen anti-tramway, « Le Québec mérite mieux », s’insurge contre les propos d’Yvon Charest. C’est l’équivalent de dire que nous allons vous tuer, quoi que vous disiez, parce que nous pensons avoir raison.il illustre.

Pour lui, le projet reste trop invasif pour les gains qu’il apporte. 15 ou 20années? Pour moi c’est un pari extrêmement risqué », « texte » : « Comment peut-on dire qu’il faut ignorer la démocratie et qu’on aura raison dans 15 ou 20 ans ? Pour moi c’est un pari extrêmement risqué”}}”>Comment peut-on dire qu’il faut ignorer la démocratie et qu’on aura raison dans 15 ou 20 ans ? Pour moi c’est un pari extrêmement risquéil suppose.

Québec solidaire, de son côté, accuse le gouvernement d’avoir lui-même miné l’acceptabilité du projet, en demandant des modifications du projet et en retardant les décrets d’octroi, entraînant des délais supplémentaires et une explosion des coûts. Cela reste le meilleur projet pour le Québecaffirme par écrit le responsable solidaire des transports, Etienne Grandmont.

Y mettre un terme tout en voiture

Les représentants étudiants ont dénoncé les limites du réseau de transport en commun actuel qui entraîne la prolifération de l’automobile dans la région. Ils plaident pour un réseau structurant efficace et abordable qui permettrait de rejoindre tous les secteurs de la Ville.

Plusieurs étudiants préfèrent prendre la voiture pour se rendre au cégep dès qu’ils le peuvent. Ce moyen de transport est si populaire qu’il manque de places de stationnement à chaque séance.remarque Marie-Lou Latour, la coordonnatrice de l’Association étudiante du Cégep Garneau.

L’omniprésence de l’automobile met à mal le bilan d’émissions de gaz à effet de serre (GES) de son cégep. % de la GES de Garneau sont dus au transport de sa communauté”,”text”:”Selon une étude Enviro-accès, 62% des GES de Garneau sont dus au transport de sa communauté”}}”>Selon une étude Enviro-accès, 62 % des GES de Garneau sont dus au transport de sa communautérévèle Marie-Lou Latour.

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Marie-Lou Latour, coordonnatrice de l’Association étudiante du Cégep Garneau; Steeve Jeromet Mayoulou, le président de l’Association des étudiants lavallois inscrits aux études supérieures (AELIÉS), et Daphnée Sauvageau, la présidente de la Confédération des associations étudiantes de l’Université Laval (CADEUL)

Photo : Radio-Canada

Parallèlement, certaines initiatives portent leurs fruits. Grâce au laissez-passer universitaire, la communauté étudiante utilise massivement les transports en commun pour se rendre à l’Université Laval et dans la vie de tous les jours.observe Daphnée Sauvageau, présidente de la Confédération des associations étudiantes de l’Université Laval (CADEUL).

Selon elle, c’est un bon indicateur pour pousser plus loin le développement des transports publics. De nouveaux projets de transports publics pourraient réduire considérablement le nombre d’étudiants qui utilisent encore leur voiture pour se rendre au campus, réduisant ainsi la circulation sur nos routes.» déclare le président de la CADEUL.

Investir dans un réseau de transports en commun structurant est un choix visionnaire ; cela signifie construire une ville plus fluide, plus verte et plus prospère pour les générations futures., ajoute Steeve Jeromet Mayoulou, président de l’AELIÉS. Selon lui, cela devient un enjeu d’influence pour la ville de Québec.

Un projet à mettre sur les rails rapidement

Les représentants étudiants et le président de « J’ai ma passe » ont également dénoncé la lenteur du gouvernement en la matière. réseaux structurants dans la province, à ce jour, il n’y en a aucun en bonne voie », « texte » : « En 2018, le gouvernement avait promis 6 réseaux structurants dans la province, à ce jour, il n’y en a aucun en bonne voie »}} »>En 2018, le gouvernement avait promis 6 réseaux structurants dans la province, à ce jour, aucun n’est en bonne voiedénonce Yvon Charest.

C’est frustrant, on voit les bénéfices des transports en commun et les besoins. Alors quand on voit qu’on recommence à étudier même s’il y en a déjà beaucoup, on aimerait que les choses avancentremarque Marie-Lou Latour, un sentiment partagé par ses confrères.

Après des années d’analyse, il doute que l’exercice CDPQ Infra donnera un résultat très différent de ce qui avait déjà été étudié pour arriver au projet de tramway.

Le système choisi doit être basé sur le trafic. On sait que le bus est saturé et qu’on n’a pas assez de fréquentation pour un métro, donc c’est assez simple pour moi de dire que ça doit être un tramway. Quant au voyage, on sait que le cœur est entre Saint-Roch et ici [l’Université Laval]. Nous ne pouvons pas manquer le cœuril résume.

Il exige que le gouvernement commence à le réaliser dans les plus brefs délais, au lendemain de la présentation du rapport d’analyse de Caisse Ci-dessous.

Donald Charette n’est pas si convaincu. Il existe d’autres projets structurants qu’un tramway, c’est ceux-là qu’il faut regarder, il répète. Il encourage le gouvernement à prendre le temps d’analyser le rapport de la Caisse.

Que va-t-elle proposer ? Nous ne le savons pas, mais cela pourrait être un meilleur projet. Il faut garder la porte ouverte, attendre le rapport et se réajuster aprèssuppose le porte-parole de « Le Québec mérite mieux ».

Les cabinets du ministre des Transports et de la Mobilité durable et du maire de Québec ont refusé de commenter les déclarations sur l’acceptabilité sociale.

 
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