mui zyu – rien ou quelque chose à mourir – .

mui zyu – rien ou quelque chose à mourir – .
mui zyu – rien ou quelque chose à mourir – .

mui zyu est le pseudonyme musical d’Eva Liu, une artiste multidisciplinaire britannique originaire de Hong Kong, qui après avoir été la chanteuse de Dama Scout, un trio alt-art-rock anglo-écossais salué par Pitchfork mais restée ultra-confidentielle, a sorti son premier solo album il y a un an, Petit pain pourri pour un siècle sans œufssur lequel elle a exploré son héritage culturel au son d’une électro-pop lo-fi et aventureuse où cohabitaient logiciels de production modernes et instruments traditionnels chinois.

Avec son deuxième album solo, rien ou quelque chose pour lequel mourir, Mui Zyu a l’audace de quitter son confortable cocon underground et arty pour se jeter dans le grand bain d’une pop plus accessible, presque mainstream mais certainement pas mainstream. Cette audace est récompensée puisque son nouveau disque surpasse de loin toutes ses précédentes productions. Avec ses sonorités bricolées, ses ruptures stylistiques et son érudition affichée, sa musique de niche s’inscrit parfaitement dans la norme de l’underground tout en rien ou quelque chose pour lequel mourir parvient à s’en échapper tout en restant hors des sentiers battus de la musique pop générale. Si ce nouvel album a bénéficié de moyens plus importants se traduisant par une réalisation plus élaborée et une réalisation plus aboutie, on notera surtout qu’il est aussi plus inventif, plus créatif et plus surprenant que son prédécesseur.

En attendant la sortie de rien ou quelque chose pour lequel mourirnous vous invitons à fouiller dans son catalogue passé comprenant les disques Dama Scout ainsi que Petit pain pourri pour un siècle sans œufs contiennent de jolies pépites. On retrouve des pépites à profusion sur ce deuxième album ainsi que quelques gemmes et diamants bruts. Êtes-vous prêt pour la chasse au trésor ? Nous l’espérons car c’est de l’or, mon seigneur, c’est de l’or de lancer la revue piste par piste ! Une revue que nous vous livrons sous forme de puces concises et efficaces, car entre le Festival de Cannes, le Grand Prix de Monaco, Roland-Garros et la Supersonic Block Party, on le sait, on n’a pas le temps de se tromper. autour.

1. mariage satanique : Courte introduction instrumentale mêlant cordes cinématographiques grandiloquentes et rythme hip-hop très sec annonçant le dress code de l’album. Robe de soirée et baskets Air Force One.

2. le moule : pépite électro-pop sur laquelle le chant doux et mélancolique de mui zuy contraste avec une musique ludique et en constante évolution comme si un gamin fou testait en même temps toutes les fonctionnalités de son orgue Bontempi. Une pop électrisante.

3.4.5 tout ce pour quoi mourir, Donna aime les parasites Et les règles de ce qu’un terrien peut être : Des ballades adolescentes un peu conventionnelles mais sauvées de la routine grâce à une chanson refusant toute surcharge émotionnelle et de délicieuses découvertes de production. Mots noirs, coeur rose bonbon.

6. s’il te plaît, va bien (feat. Miss Grit) : A l’écoute de ce morceau sur lequel le bpm s’accélère, on se dit qu’il y a Trish Keenan dans la voix de mui zyu, ce chant à la ligne claire qui se distingue par son sens du placement et la modulation parvenant à bouger avec un minimum d’effet. Actualités diffusées.

7. téléphone, je pars : intermède numéro 1/2.

8. parle, éponge : Ce titre à l’ambiance sombre (couches de synthétiseurs lugubres et violons austères) s’inscrit dans les traces deManger du liquide, l’album pop orchestral et expérimental de la sublime Anika. Anika Sombre.

9.12. quel est le mot de passe bébé oiseau ? Et sparky (feat. lei, e) : Dans le jeu Sept Familles, on pioche la carte Lætitia Sadier. Le chant de Mui Zyu dégage à certains moments cette charmante nonchalance typique du style Stereolab et qui fait des merveilles sur ces deux titres. Stéréo-laborantin.

dix.espoir, espoir : Une orchestration opulente et cinématographique agissant comme une douce caresse et un rythme lourd délivrant un fouet sec et ferme tous les quatre temps font de ce titre une comédie musicale parfaite pour les clubs BSDM. Cris et murmures.

11. téléphone congee ii : Intermède numéro 2/2.

13. dans le point (feat. Pickle Darling) : La mélodie de ce morceau dégage un doux parfum hollywoodien des années 50, tout droit sortie de Cendrillon ou du Magicien d’Oz, mais elle se met soudain à onduler au rythme d’une grosse caisse aux frappes feutrées et comme jouées au ralenti. Cette merveille à deux voix rappellera aux plus grands l’âge d’or du hip-hop abstrait des années 90 et les productions inventives et soignées de Dan The Automator ou Nigo. Juste dans la cible.

14. froid comme un concombre : Commençant comme une ballade classique avec une utilisation assez conventionnelle des cordes, on est d’abord surpris par le manque de surprise qui froid comme un concombre a à nous proposer avant les deux tiers du parcours, il mute et prend une direction plus électronique et étrange. Le magicien Oze.

15. 扮豬食老虎 : ce morceau instrumental, dont le titre en forme de cadavre exquis signifie « faire semblant d’être un cochon et manger un tigre » clôt l’album sur une note tendre et mélancolique.

Certains verront ce deuxième album mui zyu comme un véritable chef-d’œuvre d’électro-pop élégante tandis que d’autres le jugeront trop linéaire et sans grand relief. Faisons en sorte que ces deux camps n’en viennent pas aux mains, car rien ou quelque chose pour lequel mourir nous rappelle une fois de plus que la musique pop n’est pas une question de vie ou de mort, mais qu’elle est bien plus importante que cela !

 
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