Dans la vallée de la Seine, un port de marchandises unique va être créé en Normandie

Dans la vallée de la Seine, un port de marchandises unique va être créé en Normandie
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Pierre Boissonnat

Publié le

23 mai 2024 à 6h00

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LE développement du transport fluvial n’est pas encore une réalité sur le secteur de Gaillon (Eure) mais elle commence à prendre forme.

Pose de la première pierre de la plateforme multimodale, vendredi 3 mai 2024que la société Carrières des Vignats construit sur l’ancienne friche Carel-Fouché à Aubevoye en est l’illustration.

Ce jour là, Geoffroy Colinprésident-directeur général de l’entreprise basée entre Calvados et Orne, avait invité Hervé Morinprésident de la Région Normandie (Les Centristes), Bernard Leroyprésident de l’Agglomération Seine-Eure, Simon Babrépréfet de l’Eure, Philippe Collasmaire du Val d’Hazey, et de nombreux élus de la commune pour une visite du chantier qui a débuté en septembre 2023.

Site stratégique

Accompagné par Anne Tourréprésident du groupe carrières Basaltespropriétaire des Carrières de Vignats, Geoffroy Colin a expliqué à cette délégation le caractère stratégique du site de 13 hectares.

« Il présente une combinaison rare avec le chemin de fer d’un côté, la Seine de l’autre et un accès proche à l’A13. »

Geoffroy Colin, président-directeur général des Carrières de Vignats
Geoffroy Colin, PDG des Carrières de Vignats. ©L’Impartial

Lors de la mise en service de la plateforme, mi-2025, « nous disposerons d’une liaison ferroviaire de 160 km entre nos carrières de Basse-Normandie et Le Val d’Hazey. Il nous permettra d’approvisionner dans un premier temps des commerces situés à 90 km. Nous pourrons alors approvisionner nos clients du BTP en région parisienne en granulats massifs via la Seine », explique-t-il.

Jusqu’à 8 000 camions en moins

Cette plateforme sera composée de deux quais de chargement (l’un pour le vrac, l’autre pour les conteneurs), déjà construits en bord de Seine le long du chemin de halage . Il sera complété par un Terminal ferroviaire de 150 mètres

pour assurer la livraison des matériaux depuis le rail.

« Notre objectif est de décarboner le transport de nos granulats. Nous espérons transporter 200 000 tonnes de matériaux par an par voie fluviale. Cela représente entre 50 et 80 barges par an. Le report modal rail-fluvial devrait permettre de réduire de 6 000 à 8 000 le nombre de camions en circulation », explique Geoffroy Colin.

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Un investissement de 18 millions d’euros Pour la construction de cette plateforme multimodale unique en Normandie, Carrières de Vignats a investi plus de18 millions d’euros

La plateforme en cours de développement.

Sur l’ancienne friche Carel-Fouché, à Aubevoye, la plateforme des Carrières de Vignats commence à prendre forme. ©L’Impartial

Report modal et Carrières de Vignats en chiffres
L’entreprise Carrières de Vignats produit et transporte des granulats massifs de roches et de sable, initialement implantée à Vignats (Orne). Elle dispose de huit implantations en Normandie dont quatre carrières de roche, deux
des sablières et deux autres plateformes multimodales, à Honfleur (Calvados) et Petit-Couronne (Seine-Maritime).
– 1,9 million de tonnes de granulats extraites par an en Normandie. Sur ce total, 1,7 million de tonnes sont consommées en Normandie.
– 55 salariés.
– 52 % de sa production est livrée dans l’Orne et le Calvados.
– Le reste de ses expéditions se répartit comme suit : 396 000 tonnes vers la Seine-Maritime, 362 000 tonnes vers l’Eure et 142 000 tonnes vers la région parisienne.

Le transport routier représente 92% des flux, 5% pour le transport fluvial et 3% pour le ferroviaire. Une barge peut transporter 2 000 tonnes de marchandises. Pour le même volume, 1,5 trains de marchandises et 70 camions sont nécessaires. La distance moyenne parcourue par la route est de 33 km, par le rail de 194 km et par la rivière de 106 km.

Un projet réalisé uniquement par des entreprises normandes et subventionné par l’État, la Région Normandie, les Voies Navigables de France, l’Agence de la transition écologique (Ademe), l’Agglomération Seine Eure et l’Agence de l’Eau Normandie Seine pour un montant total d’environ 5 millions d’euros. euros.

«Cette construction s’inscrit dans le cadre du programme de dépollution des friches industrielles et n’empiète pas sur les terres agricoles», assure le représentant des Carrières de Vignats. L’ouverture du pôle multimodal des Carrières de Vignats devrait permettre la création de cinq postes et de deux à trois emplois induits.

Un pôle d’activité en devenir

Cette plateforme prendra place sur l’axe entre Paris et Le Havre.

« Notre objectif est de proposer un service intermédiaire et complémentaire entre Gennevilliers et Haropa pour les barges ou les marchandises »

Geoffroy Colin, président-directeur général des Carrières de Vignats

Sur les 13 hectares du site, outre la plateforme et les espaces de stockage, Carrières de Vignats réhabilite des bâtiments industriels et des bureaux que l’entreprise souhaite ensuite louer à d’autres entreprises pour en faire un nouveau centre d’activité avec des entreprises qui pourraient également en bénéficier. de ce transfert modal.

« À plus long terme, nous envisageons de créer un troisième boom si le transport fluvial se développe », indique l’entrepreneur. S’il voit le jour, c’est parce que Carrières de Vignats aura réussi son pari de se concentrer sur le transport fluvial.

*Afin d’exploiter les berges de la Seine, l’entreprise a dû construire un chemin de dérivation du chemin de halage qui sera temporairement coupé lors du chargement ou du déchargement des barges sur ces deux barrages.

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