trois frères palois mis en examen pour tentative de meurtre

trois frères palois mis en examen pour tentative de meurtre
trois frères palois mis en examen pour tentative de meurtre

Il est cinq heures du matin à Tarbes, ce mercredi 8 mai, lorsque deux militaires sortent de la discothèque RG Room, dans le quartier de l’Arsenal. Ils voient des jeunes hommes taper à la vitrine d’un commerce, accompagnés de quatre autres personnes, et décident de les faire arrêter. Une bagarre éclate, et l’un des deux militaires du 35ème Régiment d’Artillerie Parachutiste de Tarbes, âgé…

Il est cinq heures du matin à Tarbes, ce mercredi 8 mai, lorsque deux militaires sortent de la discothèque RG Room, dans le quartier de l’Arsenal. Ils voient des jeunes hommes taper à la vitrine d’un commerce, accompagnés de quatre autres personnes, et décident de les faire arrêter. Une bagarre éclate et l’un des deux militaires du 35e Régiment d’artillerie parachutiste de Tarbes, âgé de 29 ans, est victime de quatre coups de couteau.

Le suspect, un Palois de 23 ans, et ses deux frères, nés en 2003 et 2006, ont été arrêtés le 13 mai et mis en examen pour tentative de meurtre. L’aîné a comparu devant la chambre de l’instruction de Pau le 22 mai pour demander sa libération de détention provisoire. Ses cadets comparaîtront devant le même tribunal le 24 mai.

Transportée à l’hôpital de la ville, la victime s’est vu prescrire 15 jours d’incapacité totale de travail. Selon son avocat, “il voit ses rêves de carrière disparaître” à cause de cette atteinte, “puisque son poumon, parti vers la gauche, pourrait se détacher à tout moment”.

Panique et coups de couteau

Selon le soldat, les hommes ont menacé de le tuer et lui ont tranché la gorge. Toujours selon lui, c’est l’aîné de la fratrie qui l’a poignardé, même s’il « ne s’en est pas rendu compte sur le moment », et n’a « ressenti quelque chose de chaud » qu’après la fuite des individus à bord d’une Opel. Plusieurs témoins corroborent ses dires. L’autre soldat qui l’accompagnait a souffert d’un œil enflé, d’un nez cassé et d’une ITT d’une journée. Durant la soirée, ils auraient « bu du rhum et du coca, avec modération ».

Du côté des mis en examen, la version diffère, notamment en ce qui concerne l’auteur des coups de couteau. Dans le dossier, les trois frères assurent que les militaires ont proféré des « insultes racistes », qui auraient déclenché la rixe. Le plus jeune, voyant son frère touché, aurait tenté de « faire » bouger son agresseur, sans succès. Il explique avoir « paniqué en voyant [son] frère comme ça », et a mis « deux coups de couteau ». Il se sent « désolé pour la victime ».

Versions incohérentes

L’avocat général a requis le maintien en détention provisoire des prévenus, en raison du “risque de consultation frauduleuse et du risque de renouvellement”, critiquant un “déchaînement de violence injustifié”, et un “acharnement réel, à huit contre deux”.

L’avocat du jeune homme, de son côté, a souligné sa situation professionnelle stable, « qui sert parfaitement selon son employeur ». Il a également évoqué des « responsabilités initiales partagées », estimant qu’il était « trop facile de parler d’attentat », ajoutant qu’« il ne faut pas caricaturer notre personnalité ». Enfin, concernant les incohérences de la version des frères concernant l’auteur des coups de couteau, il déplore : « Il veut couvrir son petit frère, ce qui est pénalement répréhensible, mais l’est-ce humainement ? » La chambre de l’instruction de Pau rendra son jugement le 28 mai.

 
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