Elle raconte son agression à Rennes sur les réseaux sociaux : ce que l’on sait

Elle raconte son agression à Rennes sur les réseaux sociaux : ce que l’on sait
Elle raconte son agression à Rennes sur les réseaux sociaux : ce que l’on sait

Son témoignage a été partagé plus de 6 000 fois en l’espace de quelques heures. Sur Facebook, Ilona, ​​une jeune femme de 22 ans originaire de Combourg, entre Rennes et Saint-Malo, a jeté une bouteille à la mer dans la nuit du 20 au 21 mai : « Je recherche des témoins, car je a été agressé par deux hommes d’une vingtaine d’années dans le stationnement du Burger King à Saint-Grégoire, dimanche 19 mai 2024, vers 22h30 […]. L’un des garçons portait une casquette de moto bleue. Les deux garçons étaient typiques. Pour une cigarette refusée. on m’a volé des trucs [personnelles] et l’a frappé au visage et dans le dos. Je recherche des personnes ayant pu voir l’attaque de loin afin de m’aider dans ma plainte »…

Commentaires haineux

Immédiatement, le réseau social s’est déchaîné. Des milliers de partages et des centaines de commentaires ont été postés sur les différents comptes qui ont relayé la publication. Les internautes critiquent tour à tour : « l’insécurité croissante », la « montée de la violence », « l’immigration incontrôlée », ou encore le « racisme » de la plaignante…

Face aux répercussions sociales, mardi 21 mai, Philippe Astruc, le procureur de Rennes, a ouvert une enquête. Il explique : « Le commissariat n’a pas été informé ce week-end de ces faits (pas d’appel, NDLR) et aucune plainte n’a été déposée. Sur la base de l’appel à témoins lancé par la victime, le parquet a ouvert une enquête sous la qualification de violences avec ITT – 8 J en réunion. »

Premier réflexe : porter plainte

Interrogée via la messagerie Facebook sur son défaut de dépôt de plainte, la jeune femme n’a pas souhaité répondre. Pourtant, elle a expliqué à Télégramme : « Quand je vois la haine que j’ai envers moi-même, je pense que le mieux pour moi, c’est que les choses s’arrangent. Je cherchais des témoins et j’ai reçu plus de haine que de réponses. »

Au commissariat, les policiers doivent désormais mener une enquête sans plaignant… « Pourquoi personne ne nous a appelé ce soir-là ? demande un policier. Pourquoi n’a-t-elle pas porté plainte ? C’est le premier réflexe à avoir. C’est une façon très curieuse de faire les choses. Nous allons saisir les images des caméras de surveillance des fast-foods pour tenter d’y voir plus clair. »

 
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