Le Centre des femmes immigrantes réclame l’interdiction des feux d’artifice à Sherbrooke

Le Centre des femmes immigrantes réclame l’interdiction des feux d’artifice à Sherbrooke
Le Centre des femmes immigrantes réclame l’interdiction des feux d’artifice à Sherbrooke

La directrice générale du Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke, Teresa Bassaletti, s’est adressée mardi aux élus sherbrookois pour exiger l’interdiction des feux d’artifice dans le secteur.

Mme Bassaletti était accompagnée d’une délégation qui la soutient dans sa demande. L’objectif est notamment d’éviter que les immigrés ayant vécu la guerre ne leur fasse revivre des souvenirs douloureux, étant donné que le bruit des incendies peut faire écho à celui de la guerre.

Une délégation du Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke s’est rendue à l’hôtel de ville pour réclamer l’interdiction des feux d’artifice.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Il nous est très difficile de revivre tous les cauchemars que nous avons vécus dans nos pays.

Une citation de Teresa Bassaletti, directrice générale du Centre pour femmes immigrantes de Sherbrooke

Ce sont des femmes qui ont vécu des situations très traumatisantes ; ils ont vu mourir des familles, des parents, des amis, et quand on va au Lac des Nations pour le feu d’artifice, ça nous donne un stress post-traumatiquedit Mme Bassaletti.

Une demande de longue date

Ces dernières années, la question des feux d’artifice suscite régulièrement une opposition au sein de la population.

La citoyenne Louise Galarneau avait notamment demandé des changements réglementaires dans le passé pour réduire la pollution générée par ces activités. Elle a accompagné Mme Bassaletti à la séance du conseil municipal de mardi.

La ville donne des centaines de milliers de dollars à des festivals d’été de deux semaines, souligne-t-elle. Ces festivals doivent être sécuritaires pour tous les citoyens.

Mme Bassaletti estime que les fonds publics pourraient être mieux investis : Je crois que l’argent devrait être investi dans des organismes communautaires ou pour aider les sans-abri.

Nous le considérerons

La mairesse de Sherbrooke, Évelyne Beaudin, a répondu aux citoyens que leur demande serait analysée. Nous en prenons note, nous y réfléchirons certainement et nous pourrons le voir selon le souhait des membres du conseil municipal si nous avançonsdit-elle.

Elle a rappelé que la Fête du Lac des Nations avait inclus un spectacle de drones dans sa programmation l’année dernière.

Le président du conseil municipal, Raïs Kibonge, a cependant mentionné que, selon lui, le bruit des feux d’artifice est difficile à confondre avec les bruits d’une fusée. Même si je n’aime pas le bruit des feux d’artifice, je peux les distinguer du bruit des obus» a soutenu celui qui a grandi dans un pays en guerre.

 
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