pourquoi devriez-vous voir Greenhouse au cinéma ? – Actualités cinéma – .

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Passé par le Festival du Film Coréen à Paris en 2023, « Greenhouse » sort à Paris le 22 mai (puis le 29 dans le reste de la France). Un premier long métrage dans lequel le réalisateur laisse place à l’imagination du spectateur.

De quoi ça parle ?

Aide à domicile, Moon-Jung s’occupe avec gentillesse d’un vieil aveugle et de sa femme. Mais lorsqu’un brutal accident les sépare, tout est sur le dos de Moon-Jung. Elle se retrouve obligée de prendre une décision intenable.

Sol-hui Lee : d’abord !

Il y a vingt ans, Old Boy de Park Chan-wook faisait sensation au Festival de Cannes. Et est allé jusqu’à toucher du bout des doigts une Palme d’Or que Quentin Tarantino, à contrecœur nous dit-on, a finalement décernée au documentaire Fahrenheit 9/11. Mais sa notoriété a dépassé son Grand Prix, pour placer définitivement le thriller coréen sur la carte mondiale du 7e Art.

Deux décennies plus tard, la situation n’a pas changé. Ou mieux. Parce que Kim Jee-woon est un événement régulier, Park Chan-wook a remporté le Prix de la mise en scène à Cannes avec Decision to Leave tandis que Bong Joon-ho a remporté la Palme d’Or (avant l’Oscar du meilleur film) grâce à Parasite. Sans oublier Ryoo Seung-wan, auteur de l’impressionnant Battleship Island, ou ceux plus orientés vers le drame, comme July Jung (About Kim Sohee) ou Lee Chang-dong.

Après trois courts métrages réalisés entre 2017 et 2021, Sol-hui Lee signe son premier long métrage avec Greenhouse, et se place d’emblée entre le Bong Joon-ho de Parasite, pour l’aspect social et le sujet sur les relations entre classes, et Burning de Lee. Chang-dong, qui vient à l’esprit face à la serre recouverte de bâches noires dans laquelle vit l’héroïne, afin d’économiser de l’argent pour payer son futur appartement.

Tout bien considéré, évidemment. Sur le plan esthétique notamment, voire dans la narration, car Greenhouse prend son essor dans le deuxième volet, plus sombre et inattendu que le premier, plus classique mais qui pose les bases de ce thriller aux accents dramatiques dont le réalisateur a eu l’idée quand en pensant à l’histoire de sa mère, qui avait pris soin du sien, alors atteint de démence.

J’avais envie d’explorer ces réalités obscures qui existent, même si elles vont à l’encontre de l’idée que l’on se fait de la famille.

Le long métrage se concentre ainsi sur le thème de la prise en charge des personnes âgées, qui revient régulièrement dans le cinéma coréen. Tout en prenant soin de l’aborder de manière universelle, en suivant un personnage aux intentions troubles dont Sol-hui Lee refuse de raconter le passé, pour mieux laisser le spectateur l’imaginer.

“Les membres d’une famille ne peuvent pas être ensemble, se rejeter, se détester ou vouloir disparaître”a-t-elle déclaré dans le dossier de presse. « J’avais envie d’explorer ces sombres réalités qui existent, même si elles vont à l’encontre de l’idée que l’on se fait de la famille. » Une démarche qui se poursuit jusqu’au plan final, où le cinéaste nous refuse le contrechamp pour nous laisser décider nous-mêmes du résultat.

Parfois tragique, Greenhouse s’appuie sur les mécanismes du thriller pour développer un discours social autour du modèle coréen, et sa réalisatrice se rapproche ainsi des auteurs prestigieux de son pays. Dont elle devrait sans doute faire partie si elle confirme les promesses entrevues dans ce premier long-métrage.

 
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