depuis l’effondrement d’un coteau à Véretz, ils ne peuvent plus vivre dans leur maison

C’est une conséquence des fortes pluies de cet hiver : un flanc de colline s’est effondré fin février, à Véretz, à une quinzaine de kilomètres de Tours, en Indre-et-Loire. Depuis, un tas de terre menace d’emporter la maison de Tony et Malorie Rioul. Le couple vit un véritable combat depuis près de trois mois.

Devant la porte arrière de leur maison : un mur de terre de cinq mètres de haut qui ne cesse de se rapprocher de chez nous. “Et là, il continue de pleuvoir. Le haut continue de se décrocher, donc il pousse le bas qui se rapproche. Sans l’avoir vu de tes propres yeux, c’est incroyable», raconte Tony devant ce qui était une cave, avant l’effondrement.

Ce tas de terre de 5 mètres de haut menace toujours d’emporter la maison du couple. © Radio-France
Alexandre Rubin

« Le sentiment d’avoir tout perdu »

On a l’impression d’avoir tout perdu. C’était l’achat d’une vie. Nos enfants sont nés dans cette maison, ils ont tout fait. On a tout perdu, on repart de zéro», déplore Malorie au milieu de sa maison désormais vide.

Depuis le 27 février au soir, le couple et leurs deux enfants, âgés d’un et deux ans, se battent les uns après les autres. Ils ont d’abord passé 30 jours dans un appart-hôtel, avant de trouver un logement alternatif, dans un appartement à Montlouis-sur-Loire. Ils y vivent toujours.

Le flanc de la colline s’est effondré à l’arrière de la maison le 27 février en pleine nuit. © Radio-France
Alexandre Rubin

La reconnaissance de catastrophe naturelle toujours en attente

Une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle a été déposée, mais aucune nouvelle. L’assurance du couple refuse de les indemniser. “Ils jouent sur les petites lignes, ils veulent rien prendre en charge», s’agace Malorie. Selon Tony, les assurances considèrent que le mur de soutènement qui retenait le flanc de la colline n’était pas inclus dans leur contrat. “Clairement, l’assureur nous dit : c’est grave, mais pas assez grave“, il ajoute.

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Cependant, le temps presse. Dans quatre mois, le couple devra débourser 1 500 euros de mensualités, à la fois pour le remboursement de leur prêt immobilier, mais aussi pour le loyer de leur logement actuel à Montlouis-sur-Loire. Malorie est inquiète : «il se peut même que mon salaire ne soit pas suffisant pour payer« . Et si les travaux sont possibles, ils dépasseront sûrement les 100 000 euros.

Une cagnotte en ligne

Face à cette montagne de dépenses à venir, le couple a décidé de lancer une cagnotte en ligne à contrecœur : «on pensait avoir des nouvelles, que les choses allaient changer. Mais là, on ne sait pas où on va aller dans quatre mois. Même un euro peut nous aider.»

 
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