La contestation peut-elle reprendre de l’ampleur ? – .

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La contestation peut-elle reprendre de l’ampleur ? – .

l’essentiel
Des manifestations de joie ont accompagné l’annonce du décès du président Ebrahim Raïssi en Iran. La protestation contre le régime, durement réprimée, peut-elle gagner en force ?

En demandant hier que « la jeunesse insoumise [passe] à l’action » contre le régime des mollahs, Maryam Radjavi, présidente en exil du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), espérait sans doute redonner un nouveau souffle à un mouvement de contestation né au moment de la mort de Mahsa Amini, le mouvement de septembre 16, 2022.

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La mort en garde à vue de cette jeune femme arrêtée à Téhéran pour s’être opposée au port obligatoire du hijab a été le déclencheur d’un vaste mouvement de protestation « Femme, vie, liberté », qui s’est répandu dans tout le pays. pays avec des jeunes femmes qui se dévoilaient, parfois en dansant, soutenues par de nombreux hommes jeunes ou vieux.

Un mouvement qui a été durement réprimé par le régime avec des milliers d’arrestations arbitraires, de condamnations et d’exécutions sommaires. Des actes de torture, des viols, mais aussi le retour de la police des mœurs et le recours aux technologies de surveillance pour traquer les femmes qui ne portent pas le voile ont été documentés par Amnesty International.

Mobilisation en faveur du rappeur Toomaj, condamné à mort

Malgré cette avance, la contestation continue. Fortement à l’international avec par exemple une vaste campagne en faveur du rappeur Toomaj, condamné à la peine de mort pour « corruption sur Terre » pour son soutien au mouvement Femme, Vie, Liberté. Mais la contestation se poursuit aussi en Iran, parfois discrètement, de manière plus exposée avec des vidéos postées sur les réseaux sociaux.

Avant même l’annonce officielle de la mort du président Ebrahim Raïssi – surnommé « le boucher de Téhéran » pour son rôle dans des milliers d’exécutions dans les années 1980 – les Iraniens célébraient la nouvelle en klaxonnant, en chantant et même en tirant des feux. ‘artifice.

ویدیوهای رسیده به ایران‌اینترنشنال نشان می‌دهد گروهی از مردم در س قز برای سقوط بالگرد رئی سی مشغول جشن و آتش‌بازی هستند pic.twitter.com/C0PtxbLh6P

– ايران اينترنشنال (@IranIntl) https://twitter.com/IranIntl/status/1792284653966995912?ref_src=twsrc%5Etfw

Tandis que les médias d’État montraient des images de foules en pleurs, d’autres se réjouissaient de la mort d’un tyran. «Nous dansons et célébrons librement sur ta sale tombe» écrivent sur X (ex-Twitter) Sima Moradbeigi et Mersedeh Shahinkar, mutilées par la police, en légende d’une vidéo où on les voit danser. Scènes de joie similaires à Qazvin et Saqqez, la ville natale de Masha Amini, où des feux d’artifice ont été tirés dimanche soir.

« La flamme de Mahsa Amini brûle plus fort que jamais »

« La flamme de Mahsa Amini brûle plus fort que jamais ce soir ! Ainsi, la possible mort de Raisi est célébrée à Saghez, la ville natale de Mahsa Amini en Iran. Nous devons faire attention à ne pas interdire aux gens de ressentir ce qu’ils devraient ressentir », a écrit sur X Düzen Tekkal, un journaliste germano-yézidi.

Certains Iraniens saluent ainsi « la mort de plusieurs criminels », évoquent le « karma lié au massacre de prisonniers politiques dans les années 80 » ou estiment qu’ils ont payé le prix d’être à l’origine de « la malédiction de milliers de familles en deuil ». » Des feux d’artifice ont également illuminé plusieurs quartiers de Téhéran. Des vidéos ont été postées sur les réseaux sociaux. “J’espère que les autres mourront de la même manière”, dit une voix.

A l’étranger aussi, les opposants au régime n’ont pas caché leur joie comme Hamid Farrokhnejad, star du cinéma iranien qui a partagé sur son compte Instagram une caricature de Raïssi dessinée par Mana Neyestani et légendée « Oui, la mort vient aussi à VOUS. »

 
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