Le Festival de Cannes à mi-parcours, Audiard en force, Trump arrive – 20/05/2024 à 05:11 – .

Le Festival de Cannes à mi-parcours, Audiard en force, Trump arrive – 20/05/2024 à 05:11 – .
Le Festival de Cannes à mi-parcours, Audiard en force, Trump arrive – 20/05/2024 à 05:11 – .

Le réalisateur français Jacques Audiard (à gauche) et l’actrice américaine Zoe Saldana arrivent à la projection du film “Emilia Perez” lors de la 77e édition du Festival de Cannes, dans le sud de la France, le 18 mai 2024 (AFP / LOIC VENANCE)

Le Festival de Cannes sera politique lundi avec un film très attendu sur Donald Trump, l’un des 22 longs métrages en lice pour la Palme d’Or, qui entre dans sa seconde moitié et est dominé pour l’instant par la comédie musicale “Emilia”. Pérez » de Jacques Audiard.

Le jury, présidé par Greta Gerwig, découvre lundi « The Apprentice », un biopic très attendu à six mois de l’élection présidentielle américaine.

Il dépeint les premières années de Donald Trump, alors entrepreneur immobilier, et sa relation avec son confident et mentor politique, l’avocat Roy Cohn, un homme étroitement associé au maccarthysme et à la mafia new-yorkaise.

Dans le rôle de l’ancien président des États-Unis et actuel candidat à la présidentielle, Sebastian Stan (« Captain America ») et dans celui de l’avocat Jeremy Strong (« Succession »). Le film est d’un Danois-Iranien, Ali Abbasi, qui fait ses premiers pas à Hollywood après des films remarqués sur la Croisette (« Border » puis « Les nuits de Mashhad »).

Egalement en compétition lundi, “Les Shrouds”, du vétéran David Cronenberg, 81 ans, réalisateur de “Crash” ou “eXistenZ”.

Fidèle à ses thématiques, il tourne cette fois avec Vincent Cassel et Diane Kruger l’histoire d’une machine permettant aux vivants de se connecter à leurs proches décédés. Frissons garantis.

L’actrice espagnole Karla Sofía Gascón pose pour les photographes lors de la 77e édition du Festival de Cannes, dans le sud de la France, le 19 mai 2024 (AFP / Sameer Al-Doumy)

Ces films vont-ils bousculer la concurrence ? Les jeux restent ouverts pour succéder à « Anatomie d’une chute », de Justine Triet, primé l’an dernier.

« Emilia Perez » tient la corde après avoir fait chavirer le cœur de nombreux festivaliers. Certains imaginent même qu’il pourrait valoir à son réalisateur Jacques Audiard une deuxième Palme d’or après « Deephan » (2015).

La comédie musicale est aussi un genre qui parle à Greta Gerwig, qui a conquis le box-office mondial avec « Barbie ».

« Une Palme, c’est déjà très bien », plaisante le réalisateur. Mais donner un prix à l’actrice transgenre Karla Sofía Gascón, “ce serait fort, ce serait intelligent !”, a-t-il ajouté lors d’une rencontre avec des journalistes.

L’actrice espagnole, qui a entamé sa transition de genre à 46 ans, est la révélation du film dans lequel elle joue le rôle principal, celui d’Emilia Perez et de celle qu’elle était avant, un trafiquant de drogue nommé Manitas.

– La déception Coppola –

Parmi les autres films salués par la critique, le très cinéphile « Caught by the Tides », du Chinois Jia Zhang-Ke, qui rassemble 25 ans d’images, ou « Kinds of Kindness », un film à sketches avec Emma Stone de Yorgos Lanthimos, Cinéaste grec devenu chouchou d’Hollywood (« Pauvres créatures »). Le film ne fait pas l’unanimité mais la performance de l’acteur Jesse Plemons impressionne.

Le réalisateur américain Francis Ford Coppola salue lors d’un photocall pour le film « Megalopolis » lors de la 77e édition du Festival de Cannes, dans le sud de la France, le 17 mai 2024 (AFP / Sameer Al-Doumy)

A l’inverse, “Mégalopolis”, le projet pharaonique et testamentaire de Francis Ford Coppola, a été profondément décevant, même si certains critiques américains souhaitent sauver le film.

L’idée d’une troisième Palme d’Or, inédite, paraît désormais hypothétique. A moins qu’en 1979, il obtienne sa deuxième Palme pour « Apocalypse Now », qui fut critiqué.

Surtout, il reste au jury 11 films à voir d’ici la remise des prix le 25 mai. Certains suscitent une grande curiosité, comme « L’amour ouf », de Gilles Lellouche, avec le couple Adèle Exarchopoulos/François Civil, le nouveau film sur Naples de Paolo Sorrentino ou celui de l’Iranien Mohammad Rasoulof.

Cette dernière est prévue lors de la dernière journée de compétition, vendredi. Le Festival et ses proches rêvent de voir le réalisateur, qui vient de fuir clandestinement l’Iran, gravir les marches.

Le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof pose à son arrivée le 27 mai 2017 pour la cérémonie de remise des prix “Un certain regard” lors de la 70e édition du Festival de Cannes, dans le sud de la France (AFP / LOIC VENANCE)

Grande voix du cinéma iranien, dans le viseur du régime des mollahs depuis des années, le réalisateur de 51 ans a récemment été condamné en appel à huit ans de prison, dont cinq applicables.

Au terme d’un voyage qu’il qualifie de « épuisant et très dangereux », il a pu trouver refuge en Allemagne. “Les chances qu’il puisse être présent à Cannes sont donc plus grandes”, a déclaré à l’AFP son attaché de presse.

Hors Compétition, le 77e Festival de Cannes récompensera lundi le Studio Ghibli, et le maître de l’animation Hayao Miyazaki, qui ne fait pas le déplacement et sera représenté par son fils Gorō.

 
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