trop de morts en France

trop de morts en France
trop de morts en France

Alors que les moyens financiers consacrés à la politique périnatale augmentent (9,3 millions d’euros en 2021, soit une hausse de 9 % par rapport à 2016) et que la natalité diminue (avec une baisse de 5,3 % sur la même période), les résultats observés en termes de la santé pose la question de l’efficacité des ressources allouées [à la politique de périnatalité]»indique la Cour des comptes dans un rapport publié début mai.

Mortalité infantile trop élevée selon la Cour des comptes

En effet, l’instance souligne «une performance très médiocre de la France par rapport aux autres pays européens» concernant les trois principaux indicateurs de santé périnatale : mortinatalité, mortalité néonatale et mortalité maternelle.

mortinatalité fait référence aux enfants morts-nés après 6 mois de grossesse. En France, le taux de mortinatalité, de 3,8 % entre 2015 et 2020, est parmi les plus élevés d’Europe depuis vingt ans, sans aucune amélioration.

mortalité néonatale concerne les décès d’enfants âgés de moins de 28 jours, soit au cours du premier mois de la vie. La France est actuellement 22e sur 34 pays européens, avec un taux de 2,7%.

Si le taux de mortalité néonatale français avait été identique à celui des meilleurs pays européens, près de 40 % des décès enregistrés en France entre 2015 et 2017 auraient pu être évités, ce qui représente 2 079 enfants.», peut-on lire dans le résumé du rapport.

En matière de mortalité maternelle, la France se situe dans la moyenne des pays européens, avec environ 90 décès par an survenant pendant la grossesse et jusqu’à 42 décès par an.e jour après la naissance. Le taux est ainsi de 8,5 décès pour 100 000 naissances.

60% des décès maternels sont pourtant considérés comme potentiellement évitables, expliquent les auteurs. Dans deux tiers des cas, ils sont intervenus après une prise en charge non optimale, du fait notamment de dysfonctionnements du système de soins et des parcours de soins périnatals.

Santé périnatale : différents facteurs expliquent ces « mauvais » résultats

La Cour des comptes explique ces mauvais résultats par différents facteurs : surpoids, obésité, prise de poids excessive – ou insuffisante – pendant la grossesse, consommation à risque (tabac, alcool…) et âge tardif. grossesses. Celles après 35 ans représentent désormais près d’un quart des naissances en France et sont «associée à des risques accrus pour les mères et les enfants, ainsi qu’à des complications obstétricales plus importantes.« Les inégalités sociales et territoriales jouent également un rôle très important.

Le rapport met également en avant l’offre de soins et notamment «une vingtaine de maternités [qui] s’écarte toujours du seuil minimum de 300 accouchements annuels, fixé en 1998 au regard des exigences de qualité et de sécurité des soins.»

La Cour des comptes réclame des mesures de prévention accrues et un meilleur accompagnement des parents en renforçant le programme d’accompagnement au retour à domicile.

 
For Latest Updates Follow us on Google News
 

PREV Grégory Lorenzi fixe le prix de Lilian Brassier
NEXT «Je n’ai pas franchi ce col depuis l’accident de Gino» – .