France – Monde – Indépendantiste ou loyaliste, Kanak, Caldoche, CCAT… que signifient ces termes ? – .

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France – Monde – Indépendantiste ou loyaliste, Kanak, Caldoche, CCAT… que signifient ces termes ? – .

Kanak

Sur l’archipel, français depuis le XIXème siècle, les Kanak, population indigène mélanésienne de l’île, forment la principale communauté : sur les 271 400 habitants du territoire, ils représentaient au dernier recensement de l’Insee en 2019 plus de 41 % de la population. Ils vivent principalement dans les zones les plus pauvres de l’archipel. Le terme, dérivé du « Kanaque » utilisé par les colons, a été réapproprié par la population indigène dans les années 1980, au moment du dernier grand soulèvement indépendantiste.

Caldoches

Les Caldoches représentent l’autre grande communauté calédonienne : 24% de la population. Le terme est d’abord utilisé par la communauté kanak pour désigner les descendants de colons libres ou de bagnards français. Les Calédoniens d’origine européenne se présentent plutôt comme… des « Calédoniens ».

FLNKS et séparatistes

En Nouvelle-Calédonie, la principale fracture politique se situe entre indépendantistes et non-indépendantistes. Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie est actuellement présidé par un indépendantiste, Louis Mapou. Pourtant, les trois référendums issus de l’accord de Nouméa (1998) sur le statut de la Nouvelle-Calédonie, organisés en 2018, 2020 et 2021, se sont soldés par une victoire du « non ». Mais la dernière a été boycottée par les indépendantistes, qui n’en reconnaissent pas le résultat.

Le FLNKS est le principal mouvement indépendantiste. Ce Front de libération nationale kanak et socialiste a été créé en 1984, après la dissolution du Front de l’indépendance. Il s’agit d’un rassemblement de partis politiques et de groupes militants luttant pour l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, inscrit dans l’histoire de la lutte contre la colonisation. Ces groupes sont classés à gauche.

Loyalistes

Dans l’autre camp, les loyalistes, également appelés non-indépendantistes, œuvrent pour que l’archipel reste sous domination française. La principale coalition s’appelle Les Loyalistes et est composée de partis classés au centre et à droite. Cette coalition est née en 2020 autour d’une campagne pour le « non » au dernier référendum. Sa principale figure est la présidente de la province Sud et ancienne secrétaire d’État Sonia Backès.

CCAT

L’Unité de coordination de l’action sur le terrain, ou CCAT, est dans la ligne de mire du gouvernement depuis le début des émeutes : les autorités accusent ses dirigeants d’être à l’origine des violences. Le parquet de Nouméa a ouvert une enquête notamment pour association de malfaiteurs ayant pour objet «sponsors« des émeutes présumées, notamment »certains membres du CCAT« .

Le collectif indépendantiste a été décrit comme «organisation mafieuse» par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Les indépendantistes parlent d’un «campagne de désinformation» orchestrée par l’État. Il s’agit d’une organisation récente, créée en novembre 2023, directement opposée à la réforme électorale qui a conduit aux émeutes.

Émeutiers contre milices

La quasi-totalité des émeutiers ayant participé aux violences qui secouent l’île depuis lundi sont des indépendantistes kanak. De nombreux groupes d’autodéfense se sont également organisés, notamment dans l’agglomération de Nouméa, en érigeant des barricades pour protéger certains quartiers. Ces groupes sont essentiellement composés de « Caldoches » et de métropolitains.

« Caillou », Kanaky

« Caillou » est l’un des noms officieux de l’archipel. Ce surnom, qui concernait principalement l’île principale de Grande-Terre, est désormais utilisé par extension pour l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Le terme fait référence au nickel, ce minerai brut dont l’archipel détient 20 à 30 % des ressources mondiales et dont l’exploitation est au cœur de l’économie locale. Les indépendantistes appellent le territoire « Kanaky » ou, bien que plus rarement, « Kanaky-Nouvelle-Calédonie ».

 
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